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Loi de finance 2011: Le gouvernement demande 2 571 milliards de FCFA

Le projet de loi a été déposé au parlement et prévoit une augmentation surprenante d’un milliard de FCFA par rapport au précédent exercice

Une légère hausse par rapport au budget initial de 2010
Le gouvernement a déposé jeudi 11 novembre son projet de loi de finance pour l’année 2011. Un projet qui propose un budget légèrement à la hausse, par rapport au budget initial de l’année 2010. La demande du gouvernement se chiffre à 2 571 milliards de FCFA. Dans l’exposé des motifs, le gouvernement fait savoir que ce projet a été élaboré dans un contexte international marqué par la timidité de la reprise économique après le ralentissement de la croissance mondiale consécutive à la sévère crise financière observée en 2008. Le ministre des finances s’appuie sur des prévisions de dynamique de la demande intérieure, l’amélioration de l’offre énergétique, la poursuite de l’assainissement des finances publiques et l’accélération de l’exécution des projets sur ressources provenant de l’allègement de la dette extérieure pour maintenir l’économie nationale dans un cycle de croissance soutenue. Des prévisions qui reposent, elles mêmes, sur un cours moyen du baril de pétrole à 80 dollars US en 2011, un taux de croissance du produit intérieur brut (PIB) de 3,8% et un taux d’inflation de l’ordre de 3%. Dans sa globalité, le budget de l’Etat pour l’exercice 2011 consacre 59,12% aux dépenses de fonctionnement, 26,46% aux dépenses d’investissement et 14,42% au règlement de la dette en valeurs relatives.

Contradictions entre le réalisme voulu et les ambitions affichées
Des observateurs se sont dits satisfaits d’une augmentation certes faible de la part consacrée aux investissements, 0,46% et aussi de cet accent mis sur les projets énergétiques, infrastructurels et sanitaires. D’un autre coté, on observe une augmentation de la part réservée au règlement de la dette, sans véritablement savoir si cette augmentation sera profitable à la dette intérieure ou à la dette multilatérale et bilatérale. Le projet de loi de finance 2011, ne semble pas une fois encore, avoir tenu compte des recommandations du secteur privé, notamment du patronat camerounais, qui continue de demander une amélioration du cadre fiscal. La pression fiscale continue d’être importante. Il apparait évident que la forte demande intérieure du Cameroun peut être un avantage. Mais il faudrait pour cela, que le tissu de production locale soit soutenu et renforcé. Au cours de l’année 2010, le gouvernement a fait savoir que la balance commerciale camerounaise sur une période de près de 12 ans, était déficitaire. Le ministre des finances avait justifié cet état de choses, par la faiblesse de la production locale. De leurs côté, les investisseurs se sont dit peu ou pas du tout rassurés par le cadre général des affaires au Cameroun. Un conflit, dont aucune issue n’est envisagée à très court terme. Le gouvernement mise aussi sur une nouvelle hausse du baril de pétrole, pour accroitre les recettes issues de ce secteur. La prévision est juste. De nombreuses institutions de courtage admettent l’hypothèse de cette hausse, certains allant jusqu’à prétendre que le baril pourrait atteindre 100 dollars US en 2011. Mais pour cela, il faudrait que le dollars US qui est aujourd’hui à moins de 500 FCFA s’apprécie encore un peu plus. Et même dans cette hypothèse, il a été clairement prouvé ces dernières années que la montée des cours du baril à l’international, ne profitait pas toujours aux faibles économies comme celles du Cameroun. Ces hausses ont souvent eu le contre effet pervers, d’augmenter le prix de certains produits de première nécessité comme le lait, le sucre, la farine. Des produits dont le Cameroun n’a pas présenté un plan clair d’augmentation et d’amélioration de la production locale.


Journal du Cameroun)/n
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