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Loi de finances 2023-Cabral Libii : « Tout cela transpire la préméditation de la médiocrité du travail parlementaire »

Cabral Libii, Député PCRN

𝗜𝗡𝗧𝗘𝗥𝗩𝗘𝗡𝗧𝗜𝗢𝗡 𝗗𝗘 𝗛𝗼𝗻. 𝗖𝗔𝗕𝗥𝗔𝗟 𝗟𝗜𝗕𝗜𝗜 𝗟𝗢𝗥𝗦 𝗗𝗘 𝗟’𝗔𝗗𝗢𝗣𝗧𝗜𝗢𝗡 𝗗𝗘 𝗟𝗔 𝗟𝗢𝗜 𝗗𝗘 𝗙𝗜𝗡𝗔𝗡𝗖𝗘𝗦 𝗗𝗘 𝟮𝟬𝟮𝟯, 4 𝑑𝑒́𝑐𝑒𝑚𝑏𝑟𝑒 2022 .

D’entame, je partage avec vous ce proverbe camerounais qui dit : « il se dit que si les lits des cours d’eau sont si sinueux, c’est parce qu’il ne se trouvait personne pour leur montrer le droit chemin. Et pourtant, les grenouilles ne cessaient de coasser en leur disant : non ne vas pas là-bas ! »
Les 17 amendements à la Loi de finances de 2023 que nous avons déposés, résonnent comme le coassement de ces grenouilles qui disent au Gouvernement : non ne vas pas là-bas !
Avec cette Loi de finances le Gouvernement veut augmenter la captation des revenus des personnes physiques au-delà de l’IRPP ou ceux des revenus échappant à cet impôt.
– Mais, 𝗲𝗻 𝗮𝘂𝗴𝗺𝗲𝗻𝘁𝗮𝗻𝘁 𝗹𝗲 𝘁𝗶𝗺𝗯𝗿𝗲 𝗳𝗶𝘀𝗰𝗮𝗹 𝗱𝗲 50% 𝗲𝗻 𝗹𝗲 𝗳𝗮𝗶𝘀𝗮𝗻𝘁 𝗽𝗮𝘀𝘀𝗲𝗿 𝗱𝗲 𝟭𝟬𝟬𝟬 𝗳𝗿𝘀 𝗮̀ 𝟭𝟱𝟬𝟬 𝗳𝗿𝘀, 𝗰𝗲 𝗻’𝗲𝘀𝘁 𝗽𝗮𝘀 𝗹𝗮̀-𝗯𝗮𝘀 𝗾𝘂’𝗶𝗹 𝗳𝗮𝘂𝘁 𝗮𝗹𝗹𝗲𝗿. Le timbre d’une demande administrative est indispensable pour le bas revenu, si son coût augmente cela peut avoir un effet d’éviction du service public auquel tout citoyen camerounais a droit. Cette augmentation vient frapper inutilement les dossiers d’examens même si leurs tarifs sont plafonnés par la LF, les demandes administratives de toutes sortes et le service minimum dû aux usagers du Service Public, dont la qualité est régressive plutôt que progressive comme l’a indiqué le dernier rapport de la CONAC.
– 𝗘𝗻 𝗮𝘂𝗴𝗺𝗲𝗻𝘁𝗮𝗻𝘁 𝗹𝗲 𝘁𝗶𝗺𝗯𝗿𝗲 𝘀𝘂𝗿 𝗹𝗲 𝗰𝗼𝗻𝗻𝗮𝗶𝘀𝘀𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁 𝗱𝗲 𝟭𝟱 𝟬𝟬𝟬 𝗳𝗿𝘀 𝗮̀ 𝟮𝟱.𝟬𝟬𝟬 𝗳𝗿𝘀, 𝗰𝗲 𝗻’𝗲𝘀𝘁 𝗽𝗮𝘀 𝗹𝗮̀-𝗯𝗮𝘀 𝗾𝘂’𝗶𝗹 𝗳𝗮𝘂𝘁 𝗮𝗹𝗹𝗲𝗿. En le faisant, le Gouvernement augmente le coût douanier des biens importés et donc le coût des produits essentiels à la consommation des ménages et ce, de façon indiscriminée entre ménages pauvres et ménages riches. Cela est d’autant plus surprenant que dans le même temps, les mesures gouvernementales visant à réduire voire geler les coûts du fret maritime pour tenter de juguler l’inflation sont toujours en vigueur. Augmenter de 40% le tarif de timbre sur le connaissement est une contremesure d’apaisement des prix. L’augmentation en cause ne saurait même pas être justifiée par la politique d’import substitution dès lors que les importations de toute nature sont concernées.
– 𝗘𝗻 𝗮𝘂𝗴𝗺𝗲𝗻𝘁𝗮𝗻𝘁 𝗹𝗲 𝘁𝗶𝗺𝗯𝗿𝗲 𝘀𝘂𝗿 𝗹𝗲𝘀 𝗮𝘂𝘁𝗼𝗺𝗼𝗯𝗶𝗹𝗲𝘀 𝗱𝗲 𝟮𝟱 𝟬𝟬𝟬 𝗮̀ 𝟱𝟬 𝟬𝟬𝟬 𝗳𝗿𝘀, 𝗰𝗲 𝗻’𝗲𝘀𝘁 𝗽𝗮𝘀 𝗹𝗮̀-𝗯𝗮𝘀 𝗾𝘂’𝗶𝗹 𝗳𝗮𝘂𝘁 𝗮𝗹𝗹𝗲𝗿. Cette augmentation est inopportune à un moment où 𝑙𝑒𝑠 𝑟𝑒𝑣𝑒𝑛𝑢𝑠 𝑒𝑡 𝑙𝑎 𝑑𝑒́𝑝𝑒𝑛𝑠𝑒 𝑠𝑜𝑛𝑡 𝑓𝑜𝑟𝑡𝑒𝑚𝑒𝑛𝑡 𝑐𝑜𝑛𝑡𝑟𝑎𝑖𝑛𝑡𝑠 𝑝𝑎𝑟 𝑙’𝑖𝑛𝑓𝑙𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑒𝑡 𝑞𝑢𝑒 𝑙𝑒𝑠 𝑠𝑎𝑙𝑎𝑖𝑟𝑒𝑠 𝑒𝑛 𝑒𝑢𝑥-𝑚𝑒̂𝑚𝑒𝑠 𝑠𝑜𝑛𝑡 𝑞𝑢𝑎𝑠𝑖𝑚𝑒𝑛𝑡 𝑠𝑡𝑎𝑔𝑛𝑎𝑛𝑡𝑠 𝑑𝑒𝑝𝑢𝑖𝑠 30 𝑎𝑛𝑠. Une pause fiscale s’impose donc aussi pour les ménages camerounais comme cela est enclenché pour les grandes entreprises et les PME. 𝗦𝗶𝗻𝗼𝗻, 𝗲𝗻 𝟮𝟬𝟮𝟯 𝗰𝗲 𝘀𝗼𝗻𝘁 𝗹𝗲𝘀 𝗰𝗹𝗮𝘀𝘀𝗲𝘀 𝗺𝗼𝘆𝗲𝗻𝗻𝗲𝘀 (𝗳𝗼𝗻𝗰𝘁𝗶𝗼𝗻𝗻𝗮𝗶𝗿𝗲𝘀, 𝗰𝗮𝗱𝗿𝗲𝘀, 𝗮𝗴𝗲𝗻𝘁𝘀 𝗱𝗲 𝗺𝗮𝗶̂𝘁𝗿𝗶𝘀𝗲, 𝗮𝗿𝘁𝗶𝘀𝗮𝗻𝘀 𝗾𝘂𝗮𝗹𝗶𝗳𝗶𝗲́𝘀, 𝗽𝗲𝘁𝗶𝘁𝘀 𝗰𝗼𝗺𝗺𝗲𝗿𝗰̧𝗮𝗻𝘁𝘀, 𝗹𝗲𝘀 𝗿𝗲𝘁𝗿𝗮𝗶𝘁𝗲́𝘀 𝗲𝘁 𝗹𝗲𝘀 𝗷𝗲𝘂𝗻𝗲𝘀 𝗲𝗻𝘁𝗿𝗲𝗽𝗿𝗲𝗻𝗲𝘂𝗿𝘀 𝗲𝘁𝗰.) pour qui la voiture est plus un outil de travail qu’un objet de luxe, qui vont encore devoir passer à la caisse après avoir acquitté l’IRPP, la Taxe Communale (TDL) et la RAV sur leurs salaires, la TVA et les droits d’accises sur leurs achats quotidiens, etc. Et sur cette question de timbre automobile, le Gouvernement fait quelque chose d’incroyable. Il augmente les droits de timbre automobile et modifie l’article C51 du Code Général des Impôts qui dispose que la totalité du produit de ces droits est affecté au FEICOM. Ladite modification plafonne à 7 milliards, la quotité désormais dévolue aux CTD. Donc 𝗻𝗼𝗻 𝘀𝗲𝘂𝗹𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁 𝗹𝗲 𝗚𝗼𝘂𝘃𝗲𝗿𝗻𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁 𝗯𝗮𝗳𝗼𝘂𝗲 𝗹𝗮 𝗹𝗼𝗶 𝗴𝗲́𝗻𝗲́𝗿𝗮𝗹𝗲 𝗱𝗲𝘀 𝗖𝗧𝗗 𝗳𝗿𝘂𝗶𝘁 𝗱𝘂 𝗚𝗿𝗮𝗻𝗱 𝗗𝗶𝗮𝗹𝗼𝗴𝘂𝗲 𝗡𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻𝗮𝗹, 𝗲𝗻 𝗻𝗲 𝗿𝗲𝘀𝗽𝗲𝗰𝘁𝗮𝗻𝘁 𝗽𝗮𝘀 𝗹𝗲𝘀 𝟭𝟱% 𝗱𝗲𝘀 𝗿𝗲𝗰𝗲𝘁𝘁𝗲𝘀 𝗱𝗲́𝘃𝗼𝗹𝘂𝘀 𝗮̀ 𝗹𝗮 𝗗𝗚𝗗, 𝗺𝗮𝗶𝘀 𝗶𝗹 𝗿𝗲́𝗱𝘂𝗶𝘁 𝗲𝗻 𝗽𝗹𝘂𝘀 𝗹𝗲𝘀 𝗿𝗲𝘀𝘀𝗼𝘂𝗿𝗰𝗲𝘀 𝗱𝘂 𝗙𝗘𝗜𝗖𝗢𝗠. C’est quoi le plan ?
– 𝗘𝗻 𝗮𝘂𝗴𝗺𝗲𝗻𝘁𝗮𝗻𝘁 𝗱𝗲 𝗳𝗮𝗰̧𝗼𝗻 𝘃𝗲𝗿𝘁𝗶𝗴𝗶𝗻𝗲𝘂𝘀𝗲 𝘁𝗼𝘂𝘀 𝗹𝗲𝘀 𝘁𝗮𝗿𝗶𝗳𝘀 𝗲𝗻 𝗺𝗮𝘁𝗶𝗲̀𝗿𝗲 𝗱’𝗶𝗺𝗺𝗮𝘁𝗿𝗶𝗰𝘂𝗹𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻 𝗳𝗼𝗻𝗰𝗶𝗲̀𝗿𝗲 𝗱𝗶𝗿𝗲𝗰𝘁𝗲 𝗼𝘂 𝗱’𝗲𝘅𝗮𝗺𝗲𝗻 𝗱𝗲𝘀 𝗼𝗽𝗽𝗼𝘀𝗶𝘁𝗶𝗼𝗻𝘀, 𝗰𝗲 𝗻’𝗲𝘀𝘁 𝗽𝗮𝘀 𝗹𝗮̀-𝗯𝗮𝘀 𝗺𝗼𝗻 𝗗𝗶𝗲𝘂 ! 𝗾𝘂’𝗶𝗹 𝗳𝗮𝘂𝘁 𝗮𝗹𝗹𝗲𝗿. La conséquence immédiate est que l’immatriculation qui était déjà engluée dans 𝘂𝗻𝗲 𝗰𝗼𝗿𝗿𝘂𝗽𝘁𝗶𝗼𝗻 𝗱𝗲́𝗺𝗲𝗻𝘁𝗶𝗲𝗹𝗹𝗲, 𝗲𝘀𝘁 𝗱𝗲́𝘀𝗼𝗿𝗺𝗮𝗶𝘀 𝗵𝗼𝗿𝘀 𝗱𝗲 𝗽𝗼𝗿𝘁𝗲́𝗲 𝗱𝗲 𝘁𝗼𝘂𝘀 𝗹𝗲𝘀 𝗽𝗮𝘂𝘃𝗿𝗲𝘀 𝗽𝗿𝗼𝗽𝗿𝗶𝗲́𝘁𝗮𝗶𝗿𝗲𝘀 𝗳𝗼𝗻𝗰𝗶𝗲𝗿𝘀 𝗰𝗼𝘂𝘁𝘂𝗺𝗶𝗲𝗿𝘀. Le Gouvernement consacrant désormais l’âge d’or de la spoliation des terres des plus pauvres par les plus riches. Le Gouvernement a fait une chose à saluer. Il a baissé l’Impôt sur les sociétés de 28% à 25%. Mais voulant compenser cette baisse, il aurait pu puiser dans les niches que nous avons indiquées dans nos 17 amendements, en évitant d’accabler davantage le peuple. Voici quelques exemples :
– 𝗘𝗻 𝗶𝗻𝘀𝘁𝗶𝘁𝘂𝗮𝗻𝘁 𝘂𝗻 𝗱𝗿𝗼𝗶𝘁 𝗱’𝗮𝗰𝗰𝗶𝘀𝗲 𝗱𝗲 𝟯𝟬% 𝘀𝘂𝗿 𝗹𝗲 𝗿𝗶𝘇 𝗽𝗮𝗿𝗳𝘂𝗺𝗲́ 𝗲𝘁 𝗲𝗻 𝗹𝗲 𝘀𝗼𝘂𝗺𝗲𝘁𝘁𝗮𝗻𝘁 𝗮̀ 𝗹𝗮 𝗧𝗩𝗔, le Gouvernement fait des recettes sur l’importation du riz parfumé, et protège en plus la production locale de riz ;
– 𝐸𝑛 𝑟𝑒𝑙𝑒𝑣𝑎𝑛𝑡 𝑙𝑒 𝑑𝑟𝑜𝑖𝑡 𝑑𝑒 𝑠𝑜𝑟𝑡𝑖𝑒 𝑑𝑒 100% 𝑑𝑒 𝑙𝑎 𝑣𝑎𝑙𝑒𝑢𝑟 𝐹𝑂𝐵 𝑑𝑒 𝑙’𝑒𝑠𝑠𝑒𝑛𝑐𝑒 𝑑𝑢 𝑏𝑜𝑖𝑠 𝑒𝑛 𝑔𝑟𝑢𝑚𝑒𝑠 𝑞𝑢𝑒 𝑙𝑒 𝐺𝑜𝑢𝑣𝑒𝑟𝑛𝑒𝑚𝑒𝑛𝑡 𝑑𝑒́𝑐𝑖𝑑𝑒 𝑑𝑒 𝑐𝑜𝑛𝑡𝑖𝑛𝑢𝑒𝑟 𝑎̀ 𝑒𝑥𝑝𝑜𝑟𝑡𝑒𝑟 𝑒𝑛 2023, 𝑖𝑙 𝑓𝑎𝑖𝑡 𝑑𝑒𝑠 𝑟𝑒𝑐𝑒𝑡𝑡𝑒𝑠 𝑒́𝑛𝑜𝑟𝑚𝑒𝑠. En imposant seulement un droit de sortie de 60% aux bois en grumes en 2023, contre 50% en 2022, 𝗹𝗲 𝗚𝗼𝘂𝘃𝗲𝗿𝗻𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁 𝗲𝗻𝗰𝗼𝘂𝗿𝗮𝗴𝗲 𝗽𝗮𝗿 𝗰𝗲𝘁𝘁𝗲 𝗺𝗶𝗻𝗰𝗲 𝗮𝘂𝗴𝗺𝗲𝗻𝘁𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻, 𝗹𝗲𝘀 𝗲𝘅𝗽𝗼𝗿𝘁𝗮𝘁𝗲𝘂𝗿𝘀 𝗱𝗲 𝗯𝗼𝗶𝘀 𝗮̀ 𝗻𝗲 𝗽𝗮𝘀 𝗼𝗽𝗲́𝗿𝗲𝗿 𝗹𝗮 𝘀𝗶𝗺𝗽𝗹𝗲 𝘁𝗿𝗮𝗻𝘀𝗳𝗼𝗿𝗺𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻 𝗱𝗲 𝗯𝗮𝘀𝗲 ;
– 𝗘𝗻 𝗮𝗽𝗽𝗹𝗶𝗾𝘂𝗮𝗻𝘁 𝘂𝗻𝗲 𝗺𝗲𝗶𝗹𝗹𝗲𝘂𝗿𝗲 𝗶𝗺𝗽𝗼𝘀𝗶𝘁𝗶𝗼𝗻 𝗱𝗲𝘀 𝗶𝗺𝗽𝗼𝗿𝘁𝗮𝘁𝗲𝘂𝗿𝘀-𝗱𝗶𝘀𝘁𝗿𝗶𝗯𝘂𝘁𝗲𝘂𝗿𝘀 𝗱𝗲 𝗹’𝗮𝗿𝘁𝗶𝗰𝗹𝗲 𝟮𝟭(𝟯) 𝗱𝘂 𝗖𝗚𝗜, 𝗲𝗻 𝗰𝗼𝗻𝗱𝗶𝘁𝗶𝗼𝗻𝗻𝗮𝗻𝘁 𝗻𝗼𝘁𝗮𝗺𝗺𝗲𝗻𝘁 𝗹’𝗲𝘅𝗼𝗻𝗲́𝗿𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻 𝗱𝗲𝘀 𝗽𝗿𝗲́𝗰𝗼𝗺𝗽𝘁𝗲𝘀 𝘀𝘂𝗿 𝗮𝗰𝗵𝗮𝘁𝘀, 𝗮̀ 𝗹’𝗶𝗻𝘃𝗲𝘀𝘁𝗶𝘀𝘀𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁 𝗱𝗮𝗻𝘀 𝗹𝗮 𝗰𝗼𝗻𝘀𝘁𝗿𝘂𝗰𝘁𝗶𝗼𝗻 𝗱𝗲 𝘀𝘂𝗿𝗳𝗮𝗰𝗲𝘀 𝗱𝗲 𝘃𝗲𝗻𝘁𝗲 𝗰𝗼𝗺𝗺𝗲 𝗹’𝗶𝗻𝗱𝗶𝗾𝘂𝗲 𝗹𝗮 𝗹𝗼𝗶 𝗱𝗲 𝟮𝟬𝟭𝟱 𝘀𝘂𝗿 𝗹’𝗮𝗰𝘁𝗶𝘃𝗶𝘁𝗲́ 𝗰𝗼𝗺𝗺𝗲𝗿𝗰𝗶𝗮𝗹𝗲, 𝗹𝗲 𝗚𝗼𝘂𝘃𝗲𝗿𝗻𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁 𝗽𝗿𝗼𝘃𝗼𝗾𝘂𝗲 𝗶𝗻𝗰𝗶𝗱𝗲𝗺𝗺𝗲𝗻𝘁 𝗹’𝗮𝗰𝗰𝗿𝗼𝗶𝘀𝘀𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁 𝗱𝗲𝘀 𝗿𝗲𝗰𝗲𝘁𝘁𝗲𝘀 ;
– 𝗘𝗻 𝗮𝘂𝗴𝗺𝗲𝗻𝘁𝗮𝗻𝘁 𝗹𝗲 𝘁𝗶𝗺𝗯𝗿𝗮𝗴𝗲 𝗱𝗲𝘀 𝗱𝗼𝗰𝘂𝗺𝗲𝗻𝘁𝘀 𝘀𝗽𝗲́𝗰𝗶𝗳𝗶𝗾𝘂𝗲𝘀 𝗮𝘂𝘅 𝗮𝗰𝘁𝗶𝘃𝗶𝘁𝗲́𝘀 𝗰𝗼𝗺𝗺𝗲𝗿𝗰𝗶𝗮𝗹𝗲𝘀 𝗹𝗶𝗲́𝗲𝘀 𝗮̀ 𝗹𝗮 𝗰𝗼𝗺𝗺𝗮𝗻𝗱𝗲 𝗽𝘂𝗯𝗹𝗶𝗾𝘂𝗲, 𝗼𝘂 𝗲𝗻𝗰𝗼𝗿𝗲 𝗲𝗻 𝗹𝗲𝘃𝗮𝗻𝘁 𝗹𝗲𝘀 𝗲𝘅𝗼𝗻𝗲́𝗿𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻𝘀 𝗽𝗼𝘂𝗿 𝘁𝗼𝘂𝘀 𝗹𝗲𝘀 𝗰𝗼𝗻𝗷𝗼𝗶𝗻𝘁𝘀 𝗱𝗲𝘀 𝗲́𝘁𝗿𝗮𝗻𝗴𝗲𝗿𝘀 𝗲𝘅𝗲𝗿𝗰̧𝗮𝗻𝘁 𝘂𝗻𝗲 𝗮𝗰𝘁𝗶𝘃𝗶𝘁𝗲́ 𝗰𝗼𝗺𝗺𝗲𝗿𝗰𝗶𝗮𝗹𝗲 𝗼𝘂 𝗹𝗶𝗯𝗲́𝗿𝗮𝗹𝗲 𝘀𝘂𝗿 𝗻𝗼𝘁𝗿𝗲 𝘁𝗲𝗿𝗿𝗶𝘁𝗼𝗶𝗿𝗲, 𝗹𝗲 𝗚𝗼𝘂𝘃𝗲𝗿𝗻𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁 𝗮𝘂𝗿𝗮𝗶𝘁 𝗽𝘂 𝗳𝗮𝗶𝗿𝗲 𝗱𝗲𝘀 𝗿𝗲𝗰𝗲𝘁𝘁𝗲𝘀.
Le Gouvernement escompte une augmentation des recettes fiscales à un peu plus de 520 milliards en 2023. 𝗟𝗲𝘀 𝗻𝗶𝗰𝗵𝗲𝘀 𝗾𝘂𝗲 𝗻𝗼𝘂𝘀 𝗶𝗻𝗱𝗶𝗾𝘂𝗼𝗻𝘀 𝗲𝘁 𝗱’𝗮𝘂𝘁𝗿𝗲𝘀 𝗾𝘂𝗶 𝗲𝘅𝗶𝘀𝘁𝗲𝗻𝘁 𝗲𝗻𝗰𝗼𝗿𝗲, 𝗹𝗲 𝘁𝗼𝘂𝘁 𝗰𝗼𝘂𝗽𝗹𝗲́ 𝗮̀ 𝘂𝗻𝗲 𝗺𝗲𝗶𝗹𝗹𝗲𝘂𝗿𝗲 𝗮𝗱𝗺𝗶𝗻𝗶𝘀𝘁𝗿𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻 𝗳𝗶𝘀𝗰𝗮𝗹𝗲, 𝗽𝗲𝘂𝘃𝗲𝗻𝘁 𝗮𝘁𝘁𝗲𝗶𝗻𝗱𝗿𝗲 𝗰𝗲𝘁 𝗼𝗯𝗷𝗲𝗰𝘁𝗶𝗳 𝘀𝗮𝗻𝘀 𝗮𝗰𝗰𝗮𝗯𝗹𝗲𝗿 𝗹𝗲 𝗽𝗲𝘂𝗽𝗹𝗲. Alors, pendant que le Gouvernement prend un chemin sinueux, « 𝑗𝑒 𝑑𝑒𝑚𝑒𝑢𝑟𝑒 𝑙𝑎 𝑔𝑟𝑒𝑛𝑜𝑢𝑖𝑙𝑙𝑒 𝑞𝑢𝑖 𝑐𝑜𝑎𝑠𝑠𝑒, 𝑖𝑚𝑝𝑢𝑖𝑠𝑠𝑎𝑛𝑡𝑒, 𝑚𝑎𝑖𝑠 𝑞𝑢𝑖 𝑑𝑖𝑡 : 𝑛𝑒 𝑣𝑎𝑠 𝑝𝑎𝑠 𝑙𝑎̀-𝑏𝑎𝑠 ! 𝑛𝑒 𝑣𝑎𝑠 𝑝𝑎𝑠 𝑙𝑎̀-𝑏𝑎𝑠 ! »
Une seule question pour finir : 𝗡𝗼𝘂𝘀 𝗻𝗼𝘁𝗼𝗻𝘀 𝗾𝘂𝗲 𝗹𝗲 𝗺𝗼𝗻𝘁𝗮𝗻𝘁 𝗱𝘂 𝗰𝗵𝗮𝗽𝗶𝘁𝗿𝗲 𝟲𝟱 𝗼𝗯𝗷𝗲𝘁 𝗱’𝘂𝗻 𝗮𝘂𝗱𝗶𝘁 𝗰𝗼𝗺𝗺𝗮𝗻𝗱𝗲́ 𝗽𝗮𝗿 𝗹𝗮 𝗣𝗿𝗲́𝘀𝗶𝗱𝗲𝗻𝗰𝗲 𝗱𝗲 𝗹𝗮 𝗥𝗲́𝗽𝘂𝗯𝗹𝗶𝗾𝘂𝗲 𝘀𝘂𝗿 𝗛𝗮𝘂𝘁𝗲𝘀 𝗶𝗻𝘀𝘁𝗿𝘂𝗰𝘁𝗶𝗼𝗻𝘀, 𝗲𝘀𝘁 𝗽𝗮𝘀𝘀𝗲́ 𝗱𝗲 𝟰𝟬𝟬 𝗺𝗶𝗹𝗹𝗶𝗮𝗿𝗱𝘀 𝗮̀ 𝟯𝟰𝟴 𝗺𝗶𝗹𝗹𝗶𝗮𝗿𝗱𝘀. 𝗘𝗻 𝟮𝟬𝟮𝟭 𝗹𝗲 𝗰𝗵𝗮𝗽𝗶𝘁𝗿𝗲 𝘀’𝗲́𝗹𝗲𝘃𝗮𝗶𝘁 𝗮̀ 𝟯𝟬𝟯 𝗺𝗶𝗹𝗹𝗶𝗮𝗿𝗱𝘀, 𝗲𝗻 𝟮𝟬𝟮𝟬 𝗮̀ 𝟮𝟵𝟱 𝗺𝗶𝗹𝗹𝗶𝗮𝗿𝗱𝘀, 𝗲𝗻 𝟮𝟬𝟭𝟵 𝗮̀ 𝟯𝟭𝟬 𝗺𝗶𝗹𝗹𝗶𝗮𝗿𝗱𝘀, 𝗲𝗻 𝟮𝟬𝟭𝟴 𝗮̀ 𝟮𝟲𝟵 𝗺𝗶𝗹𝗹𝗶𝗮𝗿𝗱𝘀, 𝗲𝗻 𝟮𝟬𝟭𝟳 𝗮̀ 𝟮𝟰𝟯 𝗺𝗶𝗹𝗹𝗶𝗮𝗿𝗱𝘀, 𝗲𝗻 𝟮𝟬𝟭𝟲 𝗮̀ 𝟮𝟮𝟴 𝗺𝗶𝗹𝗹𝗶𝗮𝗿𝗱𝘀, 𝗲𝗻 𝟮𝟬𝟭𝟱 𝗮̀ 𝟮𝟮𝟯 𝗺𝗶𝗹𝗹𝗶𝗮𝗿𝗱𝘀. 𝗔 𝗹’𝗮𝗹𝗹𝘂𝗿𝗲 𝗼𝘂̀ 𝗰̧𝗮 𝗮𝗹𝗹𝗮𝗶𝘁, 𝗹𝗲 𝗺𝗼𝗻𝘁𝗮𝗻𝘁 𝗱𝗲𝘃𝗮𝗶𝘁 𝗲̂𝘁𝗿𝗲 𝗺𝘂𝗹𝘁𝗶𝗽𝗹𝗶𝗲́ 𝗽𝗮𝗿 𝟮 𝗲𝗻 𝟭𝟬 𝗮𝗻𝘀. Alors qu’est-ce qui justifie l’arrêt brusque de l’augmentation ? Rationalité budgétaire ou bruits d’audit ?
Quant à la question de la recevabilité de nos amendements, nous sommes profondément heurtés par l’attitude de nos collègues de la commission de finances qui tout en tolérant au Gouvernement 30 jours de retard et de violation de la loi, se montrent aussi intransigeants à notre égard suite à un retard de 5 jours. Retard par ailleurs inévitable. Nous avons reçu la loi de finances le 24 novembre à 11h. La commission de finances examinait les articles le 26 novembre dès 10h alors même que les Députés n’avaient pas encore reçu la tonne de documents annexes aux 100 pages de la loi elle-même. Sauf à vouloir transformer l’Assemblée Nationale en terrain d’amusement, aucun travail sérieux n’aurait pu être fait dans ces délais
Tout cela transpire la préméditation de la médiocrité du travail parlementaire. Et ce chemin de « je m’en fous » que cette chambre emprunte aussi, la mènera à coup sûr et tout droit au village de l’insignifiance. Si ce n’est déjà hélas, le cas…


A SAVOIR

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