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L’ONU accepte la création d’une mission de maintien de la paix en Centrafrique

La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en RCA (Minusca) comptera 12.000 casques bleus

Le Conseil de sécurité des Nations Unies a adopté jeudi une résolution créant une mission de maintien de la paix en République centrafricaine, la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en RCA (MINUSCA), qui comptera 12.000 casques bleus. Selon la résolution, « à compter du 15 septembre 2014, la MINUSCA comprendra initialement un effectif militaire de 10.000 hommes, dont 240 observateurs militaires et 200 officiers d’état-major, et un effectif de police de 1.800 hommes, dont 1.400 membres d’unités de police constituées, 400 policiers et 20 agents pénitentiaires. »

Plusieurs personnes que le Réseau des journalistes pour les droits de l’Homme en République centrafricaine (Rjdh-RCA) a contactées ont exprimé leur satisfaction, au sujet du vote. Ambroise Zawa, ancien député de Bozoum et conseiller national de transition s’est dit satisfait par cette nouvelle et pense que cet envoi constitue une réponse «à l’absence de neutralité qui a caractérisé certains contingents des pays voisins placés sous mandat de l’Union Africaine». Selon lui, certains contingents ont brillé par la partialité dans leurs opérations. Il espère que les troupes des Nations Unies «viendront corriger cette situation ce qui pourra rassurer tout le monde et apaiser la tension».

Gervais Lakosso, président du Groupe de travail de la Société Civile, note quant à lui, que «c’est un combat que la société civile a mené depuis le début de la crise. Car pour nous, les Casques bleus rassurent parce qu’ils auront plus de moyens et leur mandat sera plus ferme». La société civile émet toutefois des réserves sur le commandement de la future force. Pour garantir l’efficacité de la mission, Gervais Lakosso propose que cette fonction soit confiée à non Africain ou un non ressortissant de l’Afrique Centrale. Il estime en outre qu’ «il faudrait écarter de ces forces, les contingents des pays voisins de la Centrafrique, car ils ont des intérêts dans le pays».

Du côté de l’ex coalition Séléka, c’est le même sentiment de satisfaction, mêlé d’une certaine prudence. Le général Abdel Kader Kalil, leader militaire de la coalition, dit attendre le résultat du travail de la MINUSCA avant de la juger. «L’essentiel est que ces forces apportent un mieux dans la situation du pays. Nous les verrons à l’ uvre puis le jugement viendra. Pour le moment nous restons vigilants et prudents».

Idriss, un commerçant du KM5, déclare au RJDH à ce propos que «s’ils viennent pour corriger la partialité des soldats français vis-à-vis de nous, nous les soutiendrons». Narcisse, un réparateur de moto, dit aussi être rassuré par ce déploiement: «cela nous rassure parce que la MISCA est dépassée et n’arrive plus à contrôler tous les coins où se trouvent les extrémistes. Les Nations Unies viendront ramener la paix, je suis confiant».

La force des Nations Unies en Centrafrique sera constituée de 12 000 hommes et son déploiement devrait être effectif d’ici mi-septembre prochain. La MINUSCA prendra le relais de la MISCA, qui avait elle aussi succédé à la FOMAC (Force Multinationale de l’Afrique Centrale).

Des casques bleus de l’ONU en Ethiopie
AFP /Stuart Price)/n


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