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L’Uemoa veut accroître la productivité et la compétitivité de son coton

Les acteurs de la filière coton de l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (Uemoa) ont planché, mercredi à Ouagadougou, sur les voies et moyens devant améliorer la productivité et la compétitivité du coton sous-régional, a constaté APA.Cette rencontre qui s’étale sur trois jours se veut un moment d’échanges et de partage d’expériences sur la durabilité de la production agricole dans les agrosystèmes cotonniers.

Elle a pour objectif de répondre à une préoccupation actuelle des producteurs agricoles, des services de vulgarisation et des décideurs politiques.

Selon le commissaire chargé du département de l’Agriculture, des ressources en eau et de l’environnement de l’UEMOA, Jonas Gbian, «si nous voulons faire de notre coton un véritable pôle de développement et mettre en valeur tout le potentiel que cette culture nous offre, il est urgent pour nous de corriger certaines situations ».

Pour lui, l’UEMOA s’est engagée à accompagner les acteurs du coton-textile de l’espace et au Tchad pour l’amélioration des performances de la filière.

Il a également signalé que le projet de compétitivité du coton de l’UEMOA (UCC) regroupe les pays membres à savoir le Bénin, le Burkina Faso, le Mali et le Tchad(C4) et est financé par l’Agence américaine pour le développement international(USAID).

Le commissaire chargé du département de l’agriculture, des ressources en eau et de l’environnement de l’UEMOA a souligné que la faible productivité, la variabilité des rendements entre les pays, est due à la fertilité des sols, à la présence des parasites et des ravageurs, à la qualité de l’encadrement des producteurs, aux contraintes socio-économiques et à l’adoption des techniques culturales liées aux changements climatiques.

Il a précisé que la campagne cotonnière 2017-2018 dans l’espace UEMOA a enregistré 2 millions 400 mille tonnes de coton-graine contre 2 millions 200 mille tonnes en 2016-2017 soit une hausse de 9% grâce à l’accroissement des superficies emblavées.

Selon Jonas Gbian, la filière coton constitue une ressource importante de revenus pour plus de 15 millions de personnes au sein de l’UEMOA.

«La filière coton fournit de nombreux emplois et participe à la mobilisation des ressources dans les différents pays, en développant d’autres filières agricoles comme celles du maïs et du riz pluvial », a-t-il dit.

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