Politique › Institutionnel

L’UPC a tenu à Yaoundé les 7 et 8 Juin, son congrès « unitaire et inclusif »

Victor Onana élu président de l’UPC tandis que Basile Louka est désigné SG

L’Union des populations du Cameroun (UPC, opposition), le plus vieux parti politique du pays, vient de se doter d’une «direction régulière et inclusive» au terme d’un congrès unitaire tenu vendredi et samedi dans la capitale, Yaoundé, a appris APA de source officielle.

Ces assises, plusieurs fois reportées, ont ainsi vu la désignation de Victor Onana à la présidence de la formation, avec Basile Louka comme secrétaire général.

Créée en 1948, l’UPC fut dissoute le 13 juillet 1955 par l’administration française du fait de ses revendications véhémentes et parfois violentes pour une «véritable libération du Cameroun par le pouvoir colonial».

L’une de ses fractions, constituée d’un «Bureau national provisoire» en 1962, se rallia quatre ans plus tard à l’Union camerounaise (UC) du nouveau président Ahmadou Ahidjo, pour aboutir à la création de l’Union nationale camerounaise (UNC, parti unique).

L’autre faction, ayant choisi la lutte armée ou l’exil, fut confrontée à une dure répression qui verra des dizaines de localités du pays, particulièrement à l’Ouest, rasées parfois au napalm.

Ses principaux dirigeants connaîtront ainsi un sort cruel : Um Nyobé fut abattu en septembre 1958 dans sa cachette ; Félix Moumié a été empoisonné en novembre 1960 en Belgique par un espion se passant pour un journaliste ; Abel Kingué est mort au Caire en 1964 ; Osendé Afana fut assassiné et décapité au maquis en mars 1966 ; Ernest Ouandié, considéré comme le dernier chef historique du parti, a été fusillé sur la place publique à Bafoussam (Ouest) en janvier 1971.

Après sa re-légalisation, début 1991, l’UPC a gagné 18 sièges au Parlement avant d’entrer au gouvernement avec 4 ministres, au terme de l’élection présidentielle d’octobre 1992.

C’est aussi à cette période que réapparurent les premières tendances, revendiquant chacune la légitimité de la formation.

Le parti historique finira par éclater en 4 factions ouvertement opposées, dont 3 tiendront un «congrès unitaire» en 1996 à Yaoundé, la capitale du pays.

Toujours en rangs dispersés, et alors qu’aucun de ses représentants ne figure dans le gouvernement actuel, l’UPC a engrangé 3 sièges à l’Assemblée nationale et gagné une poignée de mairies à l’issue du scrutin couplé du 30 septembre 2013.

Après une récente percée à l’Assemblée nationale, le plus vieux parti du Cameroun tente d’adopter une direction unitaire


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