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Lutte concertée contre Boko Haram: Paul Biya et les Cameroonians disent « welcome! »

Par Daniel Nestor Kouekem, géopolitologue

Dans un communiqué signé le 15 octobre 2015, par le secrétaire général de la présidence de la République, le Président Paul Biya informait l’opinion nationale et internationale du déploiement d’un détachement américain au Cameroun, pour aider notre pays dans la lutte et la guerre asymétrique que nos forces de défense mènent activement contre la secte terroriste Boko Haram.

La présidence camerounaise qui se félicite de l’implication américaine, indique que les soldats américains vont s’investir dans les missions de renseignement, de reconnaissance et de surveillance, en appui aux forces camerounaises.

Selon Yaoundé, la présence de ce détachement résulte d’une entente entre les deux gouvernements ; celui des États-Unis et du Cameroun. Le président Paul Biya qui se félicite de ce soutien expressif et significatif des bonnes relations qui existent entre Washington DC et Yaoundé confirme ainsi les bonnes relations, historiques, qui existent entre les deux pays.

Fait inédit, s’il en est, 90 des 300 soldats annoncés le 14 octobre dans une lettre adressée au Congrès américain par le président Barack Obama sont déjà sur place à Garoua, la capitale régionale du Nord. Ils mèneront, confirme La Maison Blanche, «des opérations de collecte aérienne de renseignements, de surveillance et de reconnaissance». Cette double annonce a créée des réactions de satisfaction dans l’opinion nationale camerounaise, tant est que tout le monde en avait ras-le-bol des exactions meurtrières et inhumaines de la secte criminelle Boko Haram dans la région du Lac Tchad, en général, et au Cameroun, en particulier.

Malgré quelques voix discordantes qui voient d’un mauvais il l’implication d’un détachement des GI américains au Cameroun, la majorité de l’opinion salue cet investissement global et international contre le terrorisme, au Cameroun. Et c’est vrai que cet apport américain est salutaire, autant que le soutien apporté au Cameroun depuis quelques mois par la communauté internationale et l’Union africaine. Il va sans dire que le soutien logistique et humain que la Communauté international apporte au Cameroun dans la guerre contre la secte Boko Haram est le signe expressif de la crédibilité internationale du président de la République, Paul Biya. C’est aussi un signe évident que le Cameroun respecte de droits de l’Homme.

C’est connu, selon la loi « Leahy » qui date de 1997, «l’administration américaine n’est pas en mesure d’aider militairement un pays accusé de violations des droits de l’Homme.» C’est, enfin, un signe que le pays de Paul Biya ne figure pas sur le l’axe du mal. Le grand vainqueur de cette opération militaire d’envergure reste et demeure le président Paul Biya, chef d’Etat discret et respecté dont l’action efficace et perspicace se mène en sourdine sans tambours ni vacarme. «Ne déplace pas les GI américains qui veut, mais qui peut».

Bien plus, depuis le 17 mai 2014, date de la déclaration de guerre à Boko Haram, le président Paul Biya s’est montré déterminé à éradiquer définitivement la menace terroriste. Pour ce faire, il s’est appuyé sur les forces de défense camerounaises et sur son peuple, sensibilisé et solidaire dans cette guerre. Ensuite, Paul Biya s’est ouvert aux soutiens extérieurs et internationaux. C’est dans ce cadre que les soldats tchadiens se sont engagés sur le sol camerounais et ont pénétré au Nigeria où elles ont sérieusement mis la secte militarisée hors d’état de nuire. Incapables de continuer à affronter les stratégies des armées nigérianes, tchadiennes et camerounaises, il ne restait plus que l’alternative des bombes et des attentats kamikazes. Il s’agit donc de combattre ces poseurs de bombes et bombes humaine qui sèment la mort à tout va, parmi les innocents civils.

Soutien concret
L’apport militaire des États-Unis guerre dans une guerre asymétrique est d’autant plus important que les Marines américains ont l’expérience des batailles sournoises menées contre le terrorisme en Asie. Est-il besoin de rappeler que dans une guerre asymétrique, seul le renseignement s’avère utile et indispensable, car l’ennemi n’est pas connu, et peut être n’importe qui, planqué n’importe où. Les équipements de pointe dont dispose les GI américains ont l’art de détecter le danger de loin. Les combattants et les kamikazes membres de Boko Haram qui ont l’art de se fondre dans la population, seront démasqués grâce aux détecteurs de métaux, et de chaleurs. En clair, Il est question d’utiliser tous les moyens, dont l’interception des communications et l’utilisation des drones, des films et des appareils infrarouges pour la bonne information des forces de défense camerounaises. C’est tout dire ! L’arrivée des troupes américaines est un tournant dans la lutte contre les islamistes de Boko Haram. Il est important de rappeler que les 300 GI qui vont travailler auprès de l’armée camerounaise, et sous les ordres des du haut commandement national n’ont pas de mission de combat bien qu’ils soient armés pour assurer leur propre protection.

Parallèlement à la sollicitation du soutien de la communauté internationale, le Cameroun a actionné, avec l’Union africaine, la constitution de la force multinationale mixte de la Commission du bassin Lac Tchad qui se met progressivement en place. Avec l’appui américain, la guerre change contre le terrorisme définitivement de visage. Bon à savoir, le 16 octobre, le Président Paul Biya a reçu en audience le général David M. Rodriguez, commandant du Centre de commandement des Etats Unis pour l’Afrique (Africom), question d’en savoir plus sur la mission soldats américains au Cameroun. Le général américain a salué, à cet égard, le courage et le professionnalisme des forces de défense camerounaises. L’appui de Washington en matière de renforcement de capacités opérationnelles, de renseignement, de surveillance et de reconnaissance aérienne apporte du nouveau dans la riposte des forces camerounaises.


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