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Lutte contre Boko Haram: Les retombées du sommet de Yaoundé

Les chefs d’Etat et de gouvernement de la CEEAC ont convenu de la mobilisation d’une aide urgente de 50 milliards de F CFA pour soutenir le Cameroun et le Tchad. D’autres recommandations

La Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC) s’est retrouvée lundi, 16 février à Yaoundé, dans le cadre d’une session extraordinaire de la conférence des chefs d’Etat du Conseil de paix et de sécurité de l’Afrique centrale (Copax) consacrée à la lutte contre le groupe terroriste Boko Haram.

Au terme des travaux qui ont été clôturée la même journée, après des séances à huis clos des chefs d’Etat et de gouvernement, il a été décidé la mobilisation d’une «aide d’urgence en ressources financières d’un montant de 50 milliards de F CFA en troupes, en soutien de l’homme, en soutien génie, en soutien santé, en équipements militaires divers et en appui aérien», mentionne le communiqué final de ce sommet.

Ces ressources financières permettront de soutenir le Cameroun et le Tchad, dont les chefs affirment qu’ils ont engagé à cette heure «plus de 6000 hommes chacun» sur le terrain contre la secte d’essence nigériane Boko Haram. Cette solidarité financière des autres Etats membres non encore touchés par les conflits répond, selon le texte final, au «protocole relatif au Copax et au pacte d’assistance mutuelle entre les Etats membres de la CEEAC».

Les chefs d’Etat de la Guinée Equatoriale et du Congo ont par ailleurs été chargés par leurs pairs d’étudier, avec le président de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao), la possibilité d’organiser un sommet bipartite entre la CEEAC et la CEDEAO «pour adopter une stratégie commune de lutte contre Boko Haram».

Autre point important, et non le moindre, les présidents Théodoro Obiang Nguema (Guinée Equatoriale) et Denis Sassou Nguesso (Congo) ont été mandatés par la CEEAC pour mener des «actions politiques diplomatiques» en direction du président de la République fédérale du Nigéria, Goodluck Jonathan, afin d’ «accroitre la coopération» de son pays.

Le Sommet extraordinaire de Yaoundé a permis aux chefs d’Etat et de gouvernement de la CEEAC d’envisager des modalités concrètes de soutien aux pays touchés par les effets du terrorisme de Boko Haram en attendant la mise sur pied de la Force mixte multinationale de 8700 hommes qui a déjà reçu la bénédiction de l’union Africaine mais bute encore sur le financement et l’autorisation du Conseil de sécurité des Nations-Unies.

Pour plus de détails sur la session extraordinaire de la conférence des chefs d’Etat du Copax consacrée à la lutte contre Boko Haram :
Consulter le communiqué final des travaux
Lire la Déclaration de Yaoundé

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