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Lutte contre la corruption : le Cameroun a économisé 375 milliards F CFA en 2017

L’information est contenue dans le rapport 2017 sur l’évolution de la lutte contre la corruption présenté vendredi par la Conac.

La Commission national anti-corruption (Conac) a présenté vendredi son 8ème rapport sur l’état de la lutte contre la corruption au Cameroun. Laquelle aura permis au gouvernement de faire des économies de l’ordre de 375,148 milliards Francs CFA, selon une présentation faite à Yaoundé par le président de la  Conac, Dieudonné Massi Gams.

Il en ressort que 3982 cas de dénonciation ont été enregistrés en 2017. L’Agence nationale d’investigation financière (Anif) à elle seule, a enregistré 164 déclarations de soupçon relatives aux trafics divers, à l’escroquerie, au financement du terrorisme, aux fraudes diverses. Pour toutes ces infractions, les flux financiers repérés s’élèvent à 255.201.843.510 F CFA.

27 ministères ont été impliqués dans les activités. Le ministère des Marchés publics est le département administratif le plus corrompu au Cameroun. Il détient l’indice de perception de la corruption le plus élevé, avec une note de 7,77 sur 10. Il est suivi des services centraux du ministère des Finances, du ministère de la Justice, du ministère de la Défense et le ministère des Transports. La liste est bouclée par les services du Premier ministre qui, par son indice de notation nul, devient le service où l’absence de corruption est avérée. Il est précédé de la Conac qui a une note de 0.5  sur  10.

Sur le plan national, le corps de métiers le plus corrompu est la Police, suivi de la Justice, de la Gendarmerie nationale, de la santé, des finances, de l’éducation, des impôts, de la douane, et des collectivités territoriales décentralisées.

S’agissant de la lutte contre la corruption, le taux moyen d’exécution des plans d’actions régionaux est passé de 31,95% en 2016 à 33,31% en 2017. Soit une amélioration de 6,01%.

Dieudonné Massi Gams a présenté vendredi les recommandations de la Conac pour la poursuite  des activités anti-corruption. Ce sont, entre autres : « La création au niveau régional, des services déconcentrés de la Conac, la création d’une structure chargée de la collecte et du suivi de gestion des fonds dus à l’Etat et la fonctionnalité effective des cellules ministérielles de lutte contre la corruption ».

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