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Lutte contre la corruption : le renforcement des capacités des institutions au centre d’un atelier à Douala

Les travaux démarrent ce mercredi, 18 novembre 2009.

Un atelier de renforcement des capacités des institutions sur les principaux outils de lutte contre la corruption, LCC, s’ouvre ce mercredi, 18 novembre 2009, dans un hôtel à Douala. Atelier qui regroupe les membres de la commission nationale anti-corruption, CONAC, les représentants des services du premier ministère, du ministère de la justice, du ministère de l’administration territoriale, du ministère du contrôle supérieur de l’Etat. De même, les membres des cellules de lutte contre la corruption de plusieurs ministères, seront présents à ces travaux. Il s’agit du ministère des finances, de l’enseignement supérieur, de l’enseignement secondaire, etc. Très souvent indexés comme étant des secteurs d’activité où prospère le phénomène de corruption à grande vitesse, les membres des cellules de lutte de la direction des douanes, des impôts, prennent également part à l’atelier. L’organisation non gouvernementale, Transparency International, sera bien évidemment présente aux travaux.

Objectifs
« Change Habits Oppose Corruption » en abrégé CHOC, c’est l’intitulé du projet qui est au centre de cet atelier de deux jours. Les objectifs de cette rencontre sont multiples. Il sera question de permettre aux participants de mieux cerner les différents outils de compréhension de la lutte contre la corruption, LCC, d’avoir la capacité de mener un self assesment de son organisation en matière de LCC, ainsi que la capacité d’utiliser un outil de prise de décision en groupe. De même, les participants seront amener à élaborer un diagnostic rapide de la capacité des institutions et parties prenantes de la LCC, à identifier les besoins de renforcement ou de consolidation en la matière, en passant par l’élaboration d’un plan de renforcement de capacité pour les prochaines années.

La corruption en hausse
Au vu des proportions alarmantes prise par la corruption, les rencontres, forums, se multiplient dans les différentes régions, afin d’appeler les uns et les autres, à changer de comportement. Un appel qui pour le moment, a du mal à être réellement compris de tous. D’ailleurs, une enquête menée par le groupement inter patronal du Cameroun, GICAM, auprès de 1052 entreprises en 2008, indique que 76% des patrons d’entreprises confirment que le fléau a entraîné des conséquences négatives sur leurs activités en 2007, contre 73% en 2006. Preuve que la corruption avance à grand pas, au lieu de reculer. D’où la nécessité pour les pouvoirs publics, de trouver le moyen réellement efficace pour barrer la route au phénomène de la corruption, véritable gangrène qui mine plusieurs secteurs d’activité au Cameroun.

Les travaux de Douala, s’achèvent ce jeudi, 19 novembre 2009.

Situation de corruption fréquente dans le pays
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