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Lutte contre l’argent sale: Le Soutien de la BEAC à la BDEAC

L’institution a récemment publié une annonce d’offre pour le recrutement d’un consultant pour la mise en place d’un système permettant de parvenir à cet objectif

La Banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC), a publié vendredi 23 septembre 2011, dans le quotidien d’Etat camerounais Cameroon-tribune, un appel à manifestation d’intérêt pour le recrutement des services d’un consultant, qui l’aiderait à mettre en place un système de conformité ainsi que des procédures et des outils de lutte contre le blanchiment des capitaux et le Financement du terrorisme (LAB/FT) auprès de la Banque de développement des Etats d’Afrique Centrale (BDEAC). La prestation du consultant devrait cadrer avec les activités de la dite Banque de développement. Les objectifs à atteindre sont; mise en place de procédures et proposition d’outils destinés à une meilleure détection des opérations de criminalité financière. Il sera aussi question de définir un cadre de coopération avec le Groupe d’action financière contre le blanchiment d’argent en Afrique centrale (GABAC), les agences d’investigations financières des pays membres.

Autre but recherché, la mise en place d’outils de détection et de prévention et aussi d’un système de déclaration de soupçons. La banque des Etats d’Afrique centrale pour parvenir à cet objectif devrait utiliser une partie des crédits qui lui sont alloués par l’Association pour le Développement International (IDA). La lutte contre le blanchiment d’argent occupe une place importante dans les politiques en Afrique centrale. En août 2008, des représentants des six pays de la Communauté économique et monétaire de cette sous-région (CEMAC), se sont donc réunis pour harmoniser les mesures de prévention et de lutte contre ces phénomènes transnationaux qui freinent le développement et la sécurisation de la sous-région. Les différentes délégations s’étaient retirées sans une mesure concrète, faute d’accord sur le financement. Le problème semble réglé cette fois, la BEAC s’étant impliquée dans le processus. Le GABAC dont il est question ici est l’un des outils permettant aux pays de la CEMAC de lutter contre le blanchiment d’argent. Il a été créé par un acte additionnel de la conférence des Chefs d’Etat d’Afrique centrale, tenue le 14 décembre 2000 à N’Djamena (Tchad). C’est une structure de promotion des normes, instruments et standards de lutte contre le blanchiment d’argent. Le GABAC dispose de démembrements dans les différents pays de la sous-région et dans cette logique de coordination des actions pour une surveillance accrue, les Etats de la sous-région avaient également mis en place les agences nationales d’investigations financières (ANIF). Ce n’est pas la première fois que la BEAC s’implique dans la lutte contre le blanchiment d’argent. En novembre 2000 déjà, elle avait organisé un premier séminaire sur le sujet. L’implication de la BEAC dans la lutte contre ce phénomène dans son objectif fondamental de préserver la stabilité monétaire de la sous région. En Afrique généralement, des experts n’admettent que le blanchiment d’argent a un visage encore plus insidieux. Il prend parfois la forme de détournement de fonds publics par des responsables qui les stockent ensuite dans des comptes offshores. En 2009, une affaire de détournement de 11 milliards de FCFA fonds à la BDEAC, avait justement explosé au grand jour, et mis en mal une grande partie de l’équipe dirigeante.

Le siège de la BEAC à Yaoundé
journalducameroun)/n

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