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Lutte contre le déboisement: Le charbon de bois en question

Le charbon de bois du grand Est sera bientôt commercialisé dans le grand Nord.

Dans le cadre de la solidarité nationale, une concertation s’est déroulée ce vendredi 12 octobre 2010 dans la salle des réunions des services du gouverneur de la région de l’Adamaoua, en vue de la commercialisation du charbon de l’Est dans le grand Nord Cameroun. Ce projet de commercialisation du surplus du charbon carbonisé à l’Est du pays dans la partie septentrionale est un projet du gouvernement camerounais qui vise à atténuer les déficits énergétiques souvent observés dans cette partie du pays. Comme nombreuses conséquences, l’envahissement des réserves et les coupes anarchiques dans les galeries forestières pour diverses raisons et sans oublier le bois de chauffe. Un déficit énergétique qui encourage très souvent une grande partie de la population à se ruer vers une destruction abusive des arbres qui constituent le seul élément qui puisse contribuer à atténuer l’avancée du désert. Ce projet qui vient à point nommé devrait donc permettre aux populations de se procurer un combustible à faible coût, mais également de permettre une plus grande valorisation des espèces ligneuses lorsqu’on sait que les déchets de bois sont très souvent voués à la destruction par le feu.

C’est dans cette optique qu’une équipe mixte de consultants du ministère des forêts et de la faune à travers le projet sectoriel forêt et environnement et la coopération allemande GTZ vient d’effectuer dans l’Adamaoua, une mission avec double objectif. Le premier objectif sera de faire un état des lieux de la situation actuelle de la filière de production et de commercialisation du charbon de bois dans les villes de Ngaoundéré, de Garoua et de Maroua et le deuxième objectif sera l’exploration des possibilités de l’organisation et de l’opérationnalisation d’un circuit de commercialisation du charbon de bois de la zone de production (à l’Est Cameroun) vers la zone de consommation (dans le Grand Nord). Selon le chef de cette mission Njoya Ibrahim Souaré, l’importance de ce projet n’est plus à démontrer. On s’est dit que puisque les gens demandent de l’énergie, voilà un surplus qui est produit à l’Est et on pourrait bien étudier la possibilité de transformer cette énergie vers les centres de consommation du septentrion comme on le fait avec le gaz domestique ou le pétrole lampant par exemple. Dans l’Est du Cameroun, il y a beaucoup d’exploitation forestière et on s’est rendu compte après des études assez pointues qu’il y a beaucoup de gaspillage de la ressource ligneuse, notamment du bois. Des expériences ont été menées sur la carbonisation et la fabrication du charbon de bois et on s’est rendu compte qu’il y a des techniques artisanales et des techniques modernes. Grâce à ces dernières techniques, on a pu doubler le rendement à la carbonisation. Ce qui a crée beaucoup de produits dont le surplus n’a pas pu être écoulé sur le marché de l’Est Cameroun. Dans le cadre de la solidarité nationale, on a pensé qu’on pouvait donc prospecter dans le grand Nord du Cameroun où les efforts du gouvernement semblent pratiquement être réduits à néant. Vivement que les populations s’approprient ce projet du gouvernement dont la pertinence n’est plus à démontrer.

Charbon de bois

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