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Lutte contre le terrorisme: l’ONU veut apporter «le soutien nécessaire» au Cameroun

Le directeur exécutif du Comité contre le terrorisme des Nations-Unies, Jean-Paul Laborde, est au Cameroun depuis lundi, et ce jusqu’au 18 mars

Le directeur exécutif du Comité contre le terrorisme des Nations-Unies (DECT), Jean-Paul Laborde, qui a entamé une visite officielle au Cameroun depuis lundi, 16 mars, a promis le «soutien nécessaire» de la communauté internationale au Cameroun dans le cadre de la lutte contre les groupes terroristes. Hier, à son arrivée, le responsable onusien a eu l’occasion de s’entretenir avec le ministre délégué auprès du ministre des Relations extérieures, chargé de la coopération avec le Monde islamique, Adoum Gargoum.

Entre autres déclarations faites à la presse, Guy Laborde a rappelé que sa visite officielle a pour but d’évaluer la mise en uvre par le Cameroun des résolutions 1324 et 1624, respectivement adoptées par le Conseil de sécurité des Nations-Unies le 28 septembre 2001 et le 14 septembre 2005. Ces deux résolutions ont toutes trait à la lutte contre le terrorisme.

Le DECT s’est dit satisfait de l’effort fourni par le Cameroun pour lutter contre le terrorisme, notamment Boko Haram. «Je suis satisfait de l’engagement du Cameroun pour une stratégie nationale liée à une stratégie régionale», a-t-il déclaré.

Le Cameroun, qui a déclaré la guerre contre la secte islamiste depuis près d’un an, a été rejoint en début d’année 2015 par le Tchad qui a déployé un important contingent dans l’Extrême-Nord du pays. Le Niger a également ouvert un front sur la frontière qu’il partage avec le Nigéria.

«L’impact qu’on a aujourd’hui sur la réduction des activités de Boko Haram est due à la mutualisation des efforts du Tchad, du Niger, du Cameroun et maintenant du Nigéria», a reconnu Jean-Paul Laborde.

A la mi-février 2015, Yaoundé a abrité un sommet extraordinaire de la conférence des chefs d’Etat du Conseil de paix et de sécurité de l’Afrique centrale (Copax) consacrée à la lutte contre le groupe terroriste. De nombreuses résolutions ont été prises au cours de ce sommet, à l’instar de l’engagement pour les pays de la CEEAC, de constituer un fond d’urgence de 50 milliards de F CFA pour les troupes camerounaises et tchadiennes engagées sur le front. Les pays de la sous-région attendent par ailleurs la position des Nations-Unies sur le projet porté par l’Union Africaine de créer une Force mixte multinationale de 8700 hommes pour lutter contre Boko Haram.

«Je crois qu’il (le projet de la force mixte multinationale, ndlr) va être soumis au Conseil de sécurité bientôt», a indiqué le DECT. Entre autres actions qu’étudie les Nations Unies, la possibilité d’amener les puissances de la sous-région à mettre en uvre le droit de poursuite judiciaire pour lutter contre l’impunité; la formation-sensibilisation de la justice et des forces de police sur des questions liées à la dé-radicalisation des terroristes.

La visite officielle au Cameroun du directeur exécutif du Comité contre le terrorisme des Nations-Unies s’achève le 18 mars 2015.

Jean-Paul Laborde
newz.ma)/n
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