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Lybie: Plus de 100 morts dans de nouveaux conflits!

Une nouvelle rixe entre deux tribus rivales serait à l’origine de ces affrontements que le CNT libyen attribue à des man uvres pro-khadafistes

Les combats qui opposent depuis deux semaines des tribus du sud-est désertique de la Libye ont fait plus de cent morts et des milliers de déplacés, a indiqué lundi 27 février au soir, un communiqué des nations unies, ajoutant que la région était encore sous tension en dépit d’une trêve. Plus de cent personnes ont été tuées dans ces combats et la moitié de la population de Koufra s’est réfugiée ailleurs, ont affirmé des agences de l’ONU dans un communiqué commun publié après une mission d’évaluation sur le terrain. Vendredi 24 février dernier des unités de l’armée du CNT se préparaient à entrer à Koufra pour sécuriser cette ville du sud-est de la Libye. L’émissaire de l’Onu en Libye, Ian Martin, a indiqué de son côté que les agences humanitaires des Nations unies étaient: « en route vers Koufra pour voir ce qu’elles peuvent faire pour aider les victimes du conflit ». Des unités de l’armée nationale (en cours de formation) se trouvent à l’aéroport de Koufra et vont entrer pour sécuriser la ville, déclarait pour sa part le chef d’état-major, Youssef al-Mangouch, au cours d’une conférence de presse à Tripoli (capitale libyenne). Un premier bilan fait état de ce que plus de 136 personnes auraient été tuées et des dizaines blessées selon un décompte établi par l’Afp à partir de sources tribales. Sur place la situation semble hors de contrôle et des sources non officielles font déjà savoir que l’etat sanitaire et sécuritaire s’est fortement dégradé. Les affrontements sont menés ruelle par ruelle.

Un conflit qui a toujours existé
Ces combats ne sont pas une grande première. Des observateurs de la zone font savoir qu’en 2008, ces groupes s’affrontaient déjà violemment, pour la terre ou pour des besoins d’hégémonie. Une querelle entre familles des deux camps qui aurait déclenché les récentes hostilités: Au départ, il y a un Tchadien qui a été tué par un Libyen et la famille du disparu, les Toubous, pour se venger, a fait tuer deux Libyens… Les Tchadiens, les autres noirs qui sont là-bas, sont chassés comme des chiens, comme des animaux. C’est ça qui a soulevé la guerre… explique un responsable de la société civile libyenne sur les ondes de RFI.

Le second aspect de ce conflit tribal semble être économique. Proche des réserves de pétrole, d’eau, carrefour commercial entre la Libye, le Tchad, le Soudan, l’oasis de Koufra est l’objet de nombreuses convoitises. Les experts eux ont une vision plus globale. Selon le chercheur Patrick Haimzadeh intervenant toujours sur les ondes de RFI, la rivalité est entre Toubous et Zouwayas est exacerbée par la lutte actuelle pour le contrôle des différents trafics. Les Toubous avaient un rôle important dans le régime Kadhafi. Ce qui s’est passé, c’est que toutes les cartes sont rebattues et chacun essaie de se positionner pour le contrôle de ces trafics. C’est la problématique de ces minorités qui risquent de se retrouver des victimes dans la Libye post-Kadhafi. a-t-il fait savoir.

Au CNT (conseil national de transition), les raisons sont toutes autres. Le président du CNT, Mustafa Abdul-Jalil, a accusé des fidèles du régime Kadhafi d' »alimenter la sédition » à Koufra, mais n’a pas voulu dire quelle tribu serait appuyée par l’ancien régime. Les nouveaux dirigeants libyens attribuent souvent les problèmes de la Libye post-révolutionnaire à des partisans de Kadhafi, sans fournir de preuves.

Avec la fin du régime de Khadafi, la voie est ouverte à la guerre tribale en Lybie
pressafrik)/n


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