Politique › Institutionnel

Lydienne Eyoum doit payer ce qu’elle doit à L’Etat camerounais (officiel)

Le ministre de la Communication a indiqué, au cours d’un point de presse accordé mardi, que la grâce présidentielle «ne concerne que la privation de liberté»

Lydienne Yen Eyoum, bénéficiaire d’une grâce présidentielle le 04 juillet 2016, devra toutefois payer le préjudice causé à l’Etat camerounais dans l’affaire l’ayant amenée à être initialement condamnée à 25 ans de prison en septembre 2014. Elle avait été reconnue coupable du détournement de 1,077 milliard de FCFA. C’est du moins ce qu’a indiqué le ministre camerounais de la Communication hier, au cours d’un échange avec la presse à Yaoundé.

«Mme Yen Eyoum a introduit une demande de grâce amnistiante, c’est-à-dire que cette grâce s’accompagne de l’amnistie. L’amnistie relève d’une loi. Le chef de l’Etat peut gracier mais il ne peut pas amnistier puisque ça relève donc de la loi. Tout ce qu’elle doit à l’Etat camerounais, elle doit payer, c’est-à-dire le milliard 77 millions plus les dépens. La grâce ne concerne que la privation de liberté», a déclaré Issa Tchiroma Bakary.

Le porte-parole du gouvernement a aussi démenti la pression qu’aurait joué le président français, François Hollande, dans la libération de l’avocate. Ce qui apparait pourtant comme une évidence. L’un des avocats de Lydienne Eyoum, Me Christian Charrière-Bournazel, a déclaré hier sur RFI que «le président Hollande avait de manière très ferme demandé à plusieurs reprises à M. Paul Biya de libérer Mme Yen Eyoum».

«La nationalité n’a jamais été et ne sera jamais un passe-droit. Je ne sais pas si vous avez écouté l’avocat de M. Eyoum. Nous avons été choqués, nous avons été outrés par la démesure de ce qu’il n’a pas fait preuve de triomphe modeste quand il dit que le président français a imposé ou a exigé. Je dis que son discours a gêné même la diplomatie française», a réagi Issa Tchiroma.

La libération de l’avocate est intervenue un an jour pour jour après la visite de François Hollande au Cameroun. A cette occasion, au cours d’une conférence de presse, le chef d’Etat camerounais avait reconnu que le cas Lydienne Eyoum avait été posé dans les discussions avec le président français. «Si la Constitution me donne les moyens de faire quelque chose, c’est de bon c ur que je le ferai, le moment venu», avait informé Paul Biya.

«Le président de la France est venu au Cameroun à la rencontre de son homologue dans le cadre d’une séance de travail. Au terme de leur entretien, le président français, amicalement, a introduit une requête sans s’immiscer dans les affaires intérieures du Cameroun», a expliqué le porte-parole du gouvernement mardi.

Lydienne Yen Eyoum
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