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M. le président de la République, je ne vous souhaite pas joyeux anniversaire: Tenez voici votre bilan en 31 ans

Par Ernest Pekeuho

Biya n’est qu’à quelques heures de ses 31 ans de magistère mais au BRIC nous avions fait ce week end un bilan en profondeur pour montrer au Camerounais qu’il est à 31 ans d’échec. Comment comprendre qu’après trois décennies au pouvoir, le parti refuse toujours de faire un bilan quantifiable de sa gestion du pays. Quel réel grand projet Biya peut-il réclamer la paternité ? Tous les Camerounais savent que le Cameroun a considérablement régressé. Cette reculade vérifiable est caractérisée surtout par la faillite des entreprises d’Etats et le détournement des actifs de ces entreprises. Dernièrement nous avions été informé que des milliers d’employés des ex sociétés d’Etat soit au total 48 sociétés ont été invité à venir prendre chacun des sommes allant de 25.000 à 75.000 FCFA pour le tord qui leur a été injustement appliqué après la fermeture sans préavis de leurs sociétés par Mr Biya
le président Biya traîne un passé qui nous a tant nuit et qui nous suivra toujours tant qu’il sera le candidat du RDPC. Car que ce soit la Caisse d’épargne postale, la Camair, la Cameroon Bank, la BICIC, l’ONCPB, le CENEMA, la CNR autant que le Comice agro pastoral, tous ont fait faillites ou disparus sous l’ère Biya.

On est en droit de penser que, les privatisations qui ont vu des bizarreries telles que le transfert de propriété sans appel d’offre des Minoterie et de la Cameroon tea a Baba Danpoulo Amadou, de la Sodecoton a la Smic, la reprise de la SOCAR – Société Camerounais d’Assurance- sans appel d’offre. par un agent général de son ancien réseau!, telles que la privatisation de la Sonel entre les mains de ENRON qui a fait faillite et n’existe plus aux USA, ce qui est présenté au Cameroun comme un partenaire technique étant en réalité une coquille vide qui recrute les cadres envoyés au Cameroun par les petites annonces et n’a aucune expertise a transmettre, son domaine ayant été d’être un  »broker » d’énergie et non un  »producer », la Camship et la Camair dont les flottes se sont évaporées du jour au lendemain, de la Regifercam offerte aux forceps a Bolloré qui n’avait aucune expérience dans le ferroviaire au détriment de COMAZAR, un professionnel Sud Africain, du CENEMA, Centre National d’Expérimentation du Matériel Agricole, organisme public désormais établi comme fournisseur de matériel agricole aux plantations de qui vous savez, sans oublier de la CNR, Caisse nationale de réassurance et l’ONCPB, Office National des Produits de Base qui ont du jour au lendemain disparu avec des actifs financiers chiffrées a des milliers de milliards, de l’attribution des concessions forestières, l’or vert du Cameroun.. à la nébuleuse contrôlée par le.  »Fils et Conseiller de l’ombre de son Père », sans oublier Essimi Menye le successeur de Polycarpe Abah Abah au Ministère ries Finances qui a alors entrepris de placer la Société Camerounaise de Tabac dans le registre des entreprises à brader.

Une décision pour le moins curieuse quand on sait que la Sct au moment de sa fermeture en 1997 ne connaissait aucune difficulté de trésorerie due à sa gestion. Juste que son principal client, la société industrielle camerounaise de tabac – Sitabac – connaissait d’énormes difficultés structurelles et conjoncturelles qui la contraignaient à réduire considérablement sa production de cigarette au point où la Sita-bac sera finalement déclarée en crise. Or en 1998, alors que la liquidation de la Sct, la société camerounaise de tabac n’est pas encore à l’ordre du jour, la fédération des producteurs de tabac et de cultures vivrières voit le jour des cendres de la Stc, bref des fruits des droits de ses ex-employés mutualisés. A son arrivée au Minfi et alors qu’une subvention de près d’un milliard en faveur de la Sct dort dans les comptes du trésor public, Essimi Menye ordonne au liquidateur la mise en vente de l’actif de la Sct dans une procédure de gré à gré en faveur de son petit frère un ancien cadre de la société fermée en 1997 pour un montant que le Minfi d’alors arrête unilatéralement au taux de … 50 millions de francs CFA.

L’entreprise de l’Etat voit ainsi son patrimoine cédé à une famille au nom de délit d’initié, de la concussion et de la compromission d’Essimi Menye. Bien plus, suite au décès de son cadet il y a quelques mois, l’actuel Minader entreprend de restructurer la Sct qui selon notre source, bénéficiera d’une subvention de 650 millions de l’ex Minfi, puis d’une autre de 150 millions de l’actuel Minader (ex-Minfi) en 2010. De source proche du dossier, Essimi Menye qui aura tenté en vain de fermer la Fptc dans le but de récupérer son actif et le retourner à la Sct d’antan, va se heurter à la grogne des cultivateurs de tabac. Une ingérence notoire qui aboutira à la pose des scellés sur cette coopérative qui fait ombrage à la Sct, sa société héritée de son frère cadet. Malgré tout et face au refus des producteurs de réintégrer la sct, Essimi Menye y nomme quand même comme administrateur provisoire de la Fptc, un de ses affidés: Jean Marc Sambha’a ancien inspecteur de la production à la Sct. . Et la liste peut être allongée à l’infini. »

Voila sans doute pourquoi Biya ne peut pas faire de Bilan, car il aurait été plus censé, voir plus approprié pour la cellule des communications du RDPC, dirigée par M. Fame Ndongo, de commettre un livre dans lequel on pourrait aisément chiffrer et apprécier les réalisations du RDPC en 31 ans de pouvoir ou écrire sur « la problématique de l’alternance par les élections en Afrique : le cas du Cameroun. ». Les camerounais se seraient attendus à des conférences, à des séances de présentation des réalisations, loin de là, les adeptes du «Biya ou rien » tentent de rejeter le renouveau qui n’a cessé de se renouveler en 31 ans. FAME NDONGO après 5 tomes de soutient à Biya, qu’il nous offre juste 5 pages Bilan des 31 ans de Biya. On voit dans tous les pays du monde les intellectuelles s’assoir pour trouver les equations chimiques des médicaments introuvables, envoyer les fusées dans l’espace, résoudre les problèmes les plus délicats pour le bien de la société, Mais au Cameroun, les intellectuels sous la conduite de Fame Ndongo s’essayent pour écrire les tomes de motion de soutiens à un homme qui boucle avec succès 31 ans d’échec et de faillite économique


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Quelle image
A cette faillite économique s’ajoute une autre faillite bien plus pernicieuse, difficile à quantifier qui est la faillite morale. Même après son départ à la tête du Cameroun, ce pays risque de continuer à souffrir de ce déficit flagrant dont le point de l’iceberg visible est les détournements des fonds publics. Le président Biya n’aura jamais plus de temps. Car il n’a jamais rien fait du temps que Dieu lui a donné. Et quel futur pouvons-nous encore bâtir avec un président plus que souvent absent, et qui a mis 31 ans pour comprendre les camerounais. En tout cas ne soyons pas dupes. On peut croire que comme un monarque, le seul intérêt de Biya après 31 ans c’est le pouvoir à tout pris. Mais M. Biya semble oublier que lorsque le peuple français en a eu assez de se faire voler et exploiter par le monarque Louis XVI et sa cours, il a pris la Bastille et a fait la révolution. Notre gouvernement se comporterait aujourd’hui comme une famille royale, avec pour roi Paul Biya, croyant détenir un pouvoir divin. 2013 devra être l’occasion pour dire assez c’est assez à moins que notre président, à l’instar du dernier roi de France le 14 juillet 1789, n’inscrive aujourd’hui dans son journal personnel: «Rien»! ou «Je vous ai compris. Il est temps que je n’en aille»! Exactement comme le fît son prédécesseur El Adj. Ahmadou Ahidjo à 65 ans. Bien sûr tout le monde le sait et le dit aujourd’hui très haut au Cameroun. Et cela semblerait vrai que le jour qu’on aura un président qui travaillera 40% de son temps pour le Cameroun, notre pays va décoller. À titre d’exemple seulement les déplacements privés annuels et répétés du président construiraient des milliers d’écoles au Cameroun. L’avenir du Cameroun ne doit et ne peut plus faire seulement avec Paul Biya comme le propose le RDPC. Ce parti regorge d’hommes très compétents. Continuer avec M. Biya, ce serait comme se noyer et refuser la main tendue pour sortir de l’eau. Ne ratons pas le véritable changement qui se propose à nous.

Biya un président du passé
Le RDPC et Paul Biya se ventent d’avoir développé le Cameroun. Quand on parle de développement économique, il ne s’agit pas de créer des emplois par le biais des motos taxis , PMUC et PARIFOOT. Il s’agit de la capacité qu’à un état d’attirer des investisseurs, de grandes entreprises, des multinationales, des entreprises capables de créer de véritables emplois durables dans les domaines de l’innovation, scientifiques, de la recherche et du développement. Les seules entreprises que le Cameroun réussit à attirer exercent dans le domaine de l’exploitation minière, c’est ce qui explique que le Cameroun soit obligé de verser des dizaines de milliards pour permettre au FMI de participer au financement de l’exploitation du cobalt, Nickel de Nkamouna, Or on sait que bon nombre de ces entreprises excelleraient dans la corruption. Véritable source d’appauvrissement des pays sous développés. Les véritables emplois que M. Biya a réussi à créer sont «le Ben skyn le Call Box et le PMUC et les bars». Pendant que les motos taxis deviennent donc le secteur qui créé le plus d’emploi au Cameroun en ce moment, la Côte d’Ivoire, pays comparable au Camerounais, bien que sortant d’une longue guerre, a su à travers sa Société Ivoirienne de Bus, Sotra, créer une véritable entreprise qui aujourd’hui est une fierté pour les ivoiriens et qui renvois les bus usés à la SOCATU pour aider les populations de Douala. Elle est côté à la bourse d’Abidjan, participe à la campagne de levée de fonds par le biais d’offres de bons du trésor ivoirien.

Cette société fabrique des Bus sur place à Abidjan et les exporte désormais au delà des frontières Ivoiriennes. Le Gabon a déjà reçu dix de ses autocars pour son transport urbain plus des ingénieurs et conseillers ivoiriens pour la maintenance et la formation des Gabonais, sans oublié que les bus mercedes de 71 places utilisés pour le transport inter urbain au Cameroun sont montés en côte d’Ivoire. Le Nigeria et d’autre pays africains auraient passé des commandes dans le cadre d’une coopération sud-sud. C’est cela le développement, pas des motos taxis. Nous avons besoins d’une entreprise qui ferra de nous un leader africain dans un domaine bien précis. Le renouveau de Paul Biya a échoué lamentablement sur ce plan là. Soyons sérieux, il a eu 31 ans pour façonner l’avenir. Et cet avenir des jeunes se réalise aujourd’hui dans le ben skin. L’avenir donc parle Paul Biya sera occupée par la gestion de la mafia autour de lui. En 31 ans, il y a eu plus de 31 remaniements ministériels, plusieurs ministres et directeurs sont en prison pour détournement de deniers publics. L’opération épervier que dis je , l’opération margoullard nous montre aujourd’hui que Biya était entouré d’une mafia plus enclins a pillé toutes les richesses de notre pays qu’à le gérer pour le bien être de tous les camerounais.

En effet, en cette période pré électoral que le RDPC prépare activement ? Tout le monde sait que la seule unanimité qui, aujourd’hui, récolterait 99% et des poussières auprès des Camerounais serait bien celle du constat d’un bateau à la dérive à Yaoundé, assiégé par des pirates, et dont le commandant serait un homme absent. Le véritable problème réside incontestablement dans le fait que M. Biya tout puissant, concentrant et contrôlant tous les pouvoirs, jusqu’à la nomination des responsables de son parti à la tête d’ELECAM, pour se maintenir au pouvoir. L’opinion National et international a été éc urée par le discours du Président de l Assemblée nationale qui n’a qu’eu un seul mot à l’endroit de Biya, je cite « je n’ai Jamais trahis le président et je ne le trahirais Jamais » une phrase répétée à cinq reprises. Après avoir neutralisé la nébuleuse G11, Biya est en train de mettre fin à l axe CAA composé de Cavaye Djibri, Ahmidou Marafat et Ahmadou Ali. le 1er s’est senti affaiblit ses derniers jours, le second a vu sa trajectoire se réduire au 5 kilomètres qui séparent le SED de la PJ en passant par le palais de justice et le 3eme garde un poste honorifique de ministre en charge des Assemblée alors qu’on sait que c’est le Secrétaire général du Comité central qui gère les députés du RDPC. En tout cas, Paul Biya prépare sa succession à la tête du Cameroun: « Certains se disent même qu’un mécanisme au profil plus qu’inquiétant est déjà mis en place. M. Biya, n’oubliez pas les leçons de l’histoire!, le 6 avril ah oui ce fameux 6 avril 2004,on vous a remis un pays en paix , je veux le récupérer en paix et dans la paix. Fait à Douala le 5 Novembre 2013

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