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Madeleine Tchuinte: «Nous avons une diaspora compétente et patriote»

La ministre de la Recherche scientifique et de l’Innovation a fait cette déclaration dans le cadre de la huitième conférence dédiée au «mois de la recherche. La diaspora conviée à un important projet

Le Cameroun peut se flatter de sa diaspora, y compris celle mettant ses compétences au service d’autres pays ou d’institutions internationales, a indiqué le Dr. Madeleine Tchuinte mardi dernier, 31 mars, à Yaoundé.

Si plusieurs Camerounais qui vont à l’extérieur ne rentrent pas, c’est surtout pour des questions d’emploi et de perspectives, a-t-elle estimé.

«Nous avons une diaspora compétente, patriote, qui aime son pays», a cependant affirmé la ministre de la Recherche scientifique et de l’innovation (Minresi), devant un parterre de chercheurs et enseignants d’universités. La ministre modérait à l’occasion la huitième édition des conférences du «mois de la recherche», un événement organisé depuis 2014 par son département ministériel.

Pour illustrer son propos, elle a pris en exemple le conférencier du jour, Jacques Bonjawo, ancien senior manager au siège de Microsoft à Redmond (Etats-Unis), ancien président du Conseil d’administration de l’Université virtuelle africaine (UVA) avec son siège à Nairobi au Kenya. Jacques Bonjawo est rentré au Cameroun pour y fonder la société Genesis Telecare, première institution à expérimenter des solutions de télémédecine dans diverses zones rurales et reculées du pays.

l’Inde comme le Cameroun
M. Bonjawo était invité à partager son expérience et ses idées sur l’apport des Technologies de l’Information et de la Communication aux perspectives de croissance des économies africaines en général et du Cameroun en particulier, à travers son dernier ouvrage: «Révolution numérique dans les pays en développement: l’exemple africain», travail intellectuel qui a reçu le prix Turgot de la Francophonie en avril 2011.

Et c’est précisément M. Bonjawo qui, en évoquant le modèle indien – qui pourrait être appliqué au Cameroun – et le rôle des diasporas de ce pays asiatique dans la constitution d’une «Silicon valley» (du nom d’une grande région industrielle des Etats-Unis, située en Californie), a conduit la discussion autour de l’intérêt de la diaspora camerounaise. «Les Camerounais, dans les institutions où ils se trouvent, sont généralement les meilleurs. Je le dis sans chauvinisme», a-t-il assuré.

Le Dr. Madeleine Tchuinte (au centre), lors de la huitième conférence du mois de la recherche, tenue le 31 mars à Yaoundé
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A la suite de ces propos, le Minresi a demandé à «toute personne» qui connait des Camerounais actifs de la diaspora de leur demander de s’apprêter à rentrer dans la cadre du lancement à venir d’un «important projet». Le gouvernement, sous la houlette du Minresi, conduit actuellement des études pour la mise sur pied de l’Institut pour la promotion des sciences, de la créativité, de l’innovation et des technologies (Ipscit), une structure qui va fédérer la recherche dans des domaines de pointe et stimuler le génie créatif camerounais. La ministre a juste indiqué, au cours de la conférence, que la communauté urbaine de Yaoundé a déjà alloué 2,5 hectares de terrain au projet.

Jacques Bonjawo, était l’invité de cette huitième édition du mois de la recherche au Minresi
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Appel à la diaspora
«Avec cette Silicon Valley, nous allons recruter au moins 1500 Phd», a annoncé la ministre de la Recherche scientifique et de l’Innovation, effectif dont le recrutement table sur une grande mobilisation de la diaspora.

Le Dr. Madeleine Tchuinte a par ailleurs invité les enseignants-chercheurs exerçant au Cameroun, intellectuels et autres créateurs de richesse à travailler avec le gouvernement sans considération de chapelles politiques pour l’ «émergence du Cameroun».

Et pour marquer son ouverture, le Minresi a indiqué que la prochaine conférence dédiée au mois de la recherche sera animée par un socio-politiste très critique à l’égard du gouvernement et du régime au pouvoir. Il s’agit en l’occurrence du Dr. Owona Nguini qui présentera un exposé sur une problématique actuelle à même de menacer les projections du Cameroun, l’organisation terroriste Boko Haram.

Une vue de l’assistance
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