Société › Société

Maintien de la paix: L’Eiforces fait son opération

L’Afrique centrale était au c ur d’un colloque international récemment organisé par cette école internationale de forces de sécurité installée à Yaoundé au Cameroun

Pendant que François Hollande accueillait à Paris les chefs d’Etats d’Afrique dans un sommet pour la sécurité et la paix sur notre continent, Yaoundé Accueillait un colloque organisé par Ecole internationale des forces de sécurité (Eiforces) sur le thème «L’efficacité des Opérations de Maintien de la Paix en Afrique Centrale: Rétrospective Critique et Prospective ». Les sous-thèmes était « Contextualisation et typologie des Opérations de Maintien de la Paix en Afrique Centrale », « Acteurs et dynamique opérationnelle des Opérations de Maintien de la Paix en Afrique centrale », « Bilan critique des Opérations de Maintien de la Paix en Afrique Centrale », « Prospectives pour un maintien de la paix efficace en Afrique Centrale ». Le colloque qui rentre dans une des missions de cette école de forces de sécurité dans la cadre de sa fonction scientifique et de la recherche fondamentale, a permit à cette institution de rester en phase avec l’actualité africaine. Cette actualité fait de rémanences et de récurrences des problèmes de sécurité est concrète avec en Afrique centrale avec le cas actuel de la Rca. Le colloque a vu la participation de plusieurs sommités intellectuelles camerounaise à l’instar du Pr Emmanuel Pondi qui dans sa leçon inaugurale, a définit 4 différents types d’opération de maintien de l’ordre dont 80 % des budgets viennent hors d’Afrique et révélé aussi que sur les 186 conflits recensé dans le monde depuis 1960, 48 étaient en Afrique avec plus de 474 millions de personnes affectées soit 61 % de la population. Le professeur Pondi a relevé que plusieurs conflits sur le continent sont nourris dans d’autres régions par des pays africains qui se sont  »spécialisés » dans la fourniture d’armes et des finances. Le Pr a préconisé une nouvelle vision des conflits qui ne doivent plus être perçus comme causes des conflits, mais comme des conséquences d’un disfonctionnement lié aux problèmes de gouvernance et de gestion économique. Pour lui il faut donner plus d’importance à la sécurité humaine, les Omp doivent avoir des retombées économiques pour les populations, les Etats doivent donner corps à la notion d’armée et développement comme c’est le cas avec le Génie Militaire, mettre en exergue la place de l’armée dans le développement (recherche et développement et recherche-sécurité).

Le rapport général des travaux de ce colloque ont relevé un bilan mitigé des opérations de maintien de la paix en Afrique centrale. Pour y remédier, le Pr Saibou Issa, directeur de l’Ens Maroua a préconisé une approche des Omp qui tiennent compte des conditions de terrain et d’associer les populations à la base aux dynamiques enclenchées. Le Pr Bipoum Woum déclare lui que la dynamique africaine souffre d’une carence de leadership d’où par exemple le cas de la Ceeac qui souffre d’un déficit de capacité politique capable d’enclencher des mouvements. Il ressort des résolutions qu’il faut prévenir les conflits en mettant l’accent sur la démocratie, insister sur les conditions qui garantissent la paix, avoir une bonne maitrise des mandats des omp, des troupes et des plans d’action et des finances avec des sources alternatives de financement comme par les billets d’avions. Ce colloque qui a permit selon le directeur général de l’Eiforces, le général de brigade Mohamadou Hamadicko, à lancer officiellement les activités du centre de recherche et de documentation de cette école. Par ce type d’action, cette école monte en puissance selon Edgard Alain Mebé Ngo’o, le ministre de la défense et président du conseil d’administration qui présidait l’ouverture du colloque, car elle apporte des réponses et des solutions africaines à la gestion des conflits de notre continent. C’est pourquoi le délégué général à sureté nationale, Mbarga Nguélé, co-tutelle technique en clôturant les travaux annoncé la pérennisation de ce type d’exercice car l’Eiforces apporte sa contribution pour une Afrique en paix et en sécurité, en étant l’expression de la coopération entre les Etats et la bataille pour la paix.


hemisphere-sud.net)/n
À LA UNE
Retour en haut