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Mali: 20 000 personnes forcées à l’exil

Le haut commissariat aux réfugiés annonce avoir pris des mesures nécessaires pour les accueillir dans les pays voisins du Mali

Selon un communiqué officiel rendu public, le Haut commissariat des Nations unies pour les Réfugiés (HCR) a déployé des équipes d’urgence dans les pays limitrophes avec le Mali pour aider à satisfaire les besoins de plus de 20.000 personnes qui ont été forcées de fuir les combats au nord du Mali. La plupart des personnes déracinées se trouvent au Niger, au Burkina Faso et en Mauritanie. Les combats entre des groupes rebelles touaregs et les forces gouvernementales dans la région Azawad au nord du Mali ont commencé à la mi-janvier. Ces trois dernières semaines, au moins 10.000 personnes auraient traversé la frontière vers le Niger. Quelque 9.000 d’entre elles ont trouvé refuge en Mauritanie et 3.000 autres au Burkina Faso, a précisé un porte-parole du HCR, Adrian Edwards, lors d’une conférence de presse à Genève. Au Niger, la plupart des nouveaux arrivants sont originaires de Meneka au Mali. Certains ont trouvé refuge tout près de la frontière en proie à l’instabilité. Parmi les nouveaux arrivants, beaucoup dorment en plein air. Très peu ont un abri ou accès à l’eau potable, aux services de santé et aux vivres. La plupart des personnes qui ont récemment fui le Mali sont des Maliens. Parmi les récents arrivants au Niger, se trouvent également des ressortissants nigériens qui vivaient au Mali depuis des décennies. Beaucoup ont traversé la frontière entre les deux pays afin de trouver des pâturages pour leur troupeau, a souligné le porte-parole.

Les communautés locales situées le long de la frontière, elles-mêmes affectées par la crise alimentaire au Sahel, partagent leurs ressources avec les nouveaux arrivants. Les autorités ont également distribué des vivres. Un groupe de quatre employés supplémentaires du HCR sont déjà au Niger et encore davantage sont en route. Nous nous apprêtons à envoyer de l’aide pour 10.000 personnes depuis nos entrepôts de la région, a dit M. Edwards. Notre bureau à Ouagadougou, au Burkina Faso, a également fait état de l’arrivée de quelque 3.000 Touaregs maliens après des attaques la semaine dernière contre leur maison et leur commerce à Bamako, la capitale malienne, et dans la ville voisine de Kati. Beaucoup, parmi ces nouveaux arrivants, sont hébergés par des familles hôtes à Ouagadougou et Bobo Dioulasso, à 320 kilomètres au sud-ouest de la capitale. D’autres se trouveraient dans le nord-ouest du pays, notamment à Djibo, dans la province de Soum. Une mission inter-agence, incluant le HCR, se rendra sur place à la fin de la semaine pour évaluer les besoins de ces personnes, a-t-il ajouté.

Parallèlement, en Mauritanie, le HCR a envoyé plusieurs missions dans le village de Fassala, dans la région de Hodh et Chargi, à trois kilomètres de la frontière avec le Mali, où plus de 9.000 personnes sont arrivées depuis le 25 janvier. Les réfugiés, principalement des Touaregs maliens, sont originaires de la région de Léré de l’autre côté de la frontière. Ils ont expliqué au HCR qu’ils avaient fui les combats entre les forces gouvernementales et les rebelles touaregs, craignant les représailles des troupes armées. Les autorités mauritaniennes, avec l’appui du HCR, portent assistance aux nouveaux arrivants. Des soins de santé sont assurés par les dispensaires locaux et l’eau potable est acheminée par camions sur décision des autorités. Le HCR en Mauritanie distribue des rations alimentaires de 15 jours et des articles non alimentaires pour couvrir les besoins urgents de 5.000 réfugiés dans le site de réfugiés de Fassala. Les besoins clés qui ont été identifiés sont la nourriture, les abris et d’autres articles essentiels. Le HCR renforcera sa présence en Mauritanie en déployant une équipe d’urgence sur le terrain, a précisé le porte-parole de l’agence onusienne. Selon le HCR, les combats entre les rebelles touaregs du MNLA (Mouvement National de Libération de l’Azawad) et les forces gouvernementales ont repris le 17 janvier dernier au Mali, en violation d’un accord conclu en 2009 qui avait officiellement mis fin à la rébellion touareg.

Des militaires maliens poursuivent leurs attaques depuis plus de 6 ans
Afreeknews)/n


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