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Manifestations en série contre la sécession du Cameroun

Plusieurs manifestations contre la scission du Cameroun ont Ă©tĂ© organisĂ©es ce dimanche Ă  travers le pays par des partis politiques et des associations de la sociĂ©tĂ© civile, a appris APA de sources concordantes.Les manifestants ont profitĂ© de l’occasion pour dĂ©noncer ceux qui tentent de sĂ©parer du pays les rĂ©gions anglophones du Nord-ouest et du Sud-ouest, allant jusqu’Ă  chercher Ă  proclamer l’indĂ©pendance de ces localitĂ©s.

Les manifestations se dĂ©roulent dans un impressionnant service d’ordre prĂȘt Ă  empĂȘcher un quelconque trouble Ă  l’ordre public.

Dans toutes les rĂ©gions du pays, du Nord au Sud, de l’Est Ă  l’Ouest, des appels Ă  l’unitĂ© et Ă  l’intĂ©gration nationale ont dominĂ© les dĂ©clarations, indĂ©pendamment des appartenances politique, religieuse, linguistique, culturelle ou sociale.

C’est dans ce sens que le parti prĂ©sidentiel, le Rassemblement dĂ©mocratique du peuple camerounais (RDPC, au pouvoir) a  battu le rappel des troupes sous la conduite du secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral du ComitĂ© central, Jean NkuĂ©tĂ©.

« Nous voulons dĂ©montrer Ă  qui veut l’entendre que le Cameroun reste un et indivisible. Nos divergences doivent se discuter dans un climat de dialogue et apaisĂ© sans violence ni tentative de sĂ©cession », a notamment indiquĂ© le parti au pouvoir.

MĂȘme son de cloche pour le principal parti de l’opposition parlementaire, le Social democratic front (SDF), qui, bien qu’ayant sa base Ă©lectorale dans le Nord-ouest et le Sud-ouest, a ouvertement dit « non » Ă  la scission du pays. Le SDF milite pour un systĂšme Ă©tatique fĂ©dĂ©ral, en remlacement du centralisme actuel.

L’Union nationale pour la dĂ©mocratie et le progrĂšs (UNDP), l’Union des populations du Cameroun (UPC), l’Union dĂ©mocratique du Cameroun (UDC) et toutes les autres formations politiques siĂ©geant au parlement et dans les conseils municipaux ou non, ont Ă©galement appelĂ© Ă  l’unitĂ© de la nation.


La mĂȘme attitude est observĂ©e chez les associations, Ă  l’instar de l’Union des villes et communes du Cameroun (UVCC).

Les religieux,  catholiques, protestants et musulmans, proclament aussi le « caractÚre indivisible du Cameroun et des Camerounais ».

Ce dimanche 1er octobre 2017, des sĂ©cessionnistes du Southern Cameroon national council (SCNC) ont annoncĂ© qu’ils allaient proclamer l’indĂ©pendance de la partie anglophone du pays pour, disent-ils, mettre fin Ă  leur « colonisation » par leurs compatriotes francophones.

La date du 1er octobre 1961 commĂ©more la rĂ©unification du Cameroun de culture anglophone et francophone. Toutefois depuis le 2 juin 1972, cet Etat fĂ©dĂ©ral a disparu au profit de l’Etat unitaire.

 

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