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Marcel Amoko: «Kalak Fm n’inventera pas le fil à couper le beurre, mais.»

Le Directeur général de cette nouvelle radio nous présente son projet ainsi que sa vision. Entretien.

Marcel Amoko d’où vous est venue l’idée de créer Kalak Fm?
La création de Kalak Fm s’inscrit dans la continuité d’un projet que je pilote depuis 2007, mais que je murissais depuis une dizaine d’années au moins. Un projet multimédia qui comprenait au départ une télévision en ligne, «ANN24». Un projet que j’ai monté a l’époque avec mon partenaire Fidelis Ngede. Lorsque j’ai décidé de quitter la BBC (avec qui nous avons d’ailleurs signé un partenariat de rediffusion), j’ai pensé naturellement que ma place était au Cameroun, où je pense pouvoir apporter une expérience professionnelle d’une vingtaine d’années, acquise à l’étranger. Vous savez que j’ai notamment travaillé pour des médias tels que RFI, Africa No1 et la BBC entre autres. Le journalisme étant, je crois, ce que je maîtrise le mieux, j’ai décidé de commencer par la radio, avec pour ambition d’étendre nos activités a la télévision et à tout ce qui a trait à l’internet.

Pourquoi Kalak, ce nom signifie quoi?
Kalak en langue Bassa, signifie «raconte, dis, parle». Je voulais un nom qui puise dans notre culture, dans notre patrimoine linguistique, dans nos valeurs, et qui porte un message. C’est aussi le sens de notre slogan: «Appel a l’éveil». Eveil des consciences et responsabilisation individuelle et collective.

Qui se cache derrière cette marque (les fondateurs, actionnaires, partenaires.)?
Personne ne se cache derrière cette marque. Mes partenaires dans ce projet sont connus. Il s’agit de ma s ur cadette, Bélénié Valérie qui dirige l’agence Cameroun contacts, Haman Mana, le directeur de publication du quotidien «Le Jour», Alain Youta qui est banquier et Directeur général de l’établissement de micro finance FODEC, et mon ami et frère, Gino Sitson artiste-musicien vivant a New-York.

On le sait, vous êtes ancien journaliste à la BBC, est-ce l’idée de Kalak qui vous a fait partir ou autre chose?
Comme je vous le disais plus haut, je nourris des projets dans l’audiovisuel depuis au moins une dizaine d’années. J’ai passé onze merveilleuses années à la BBC, mais il arrive un moment ou l’on à envie de passer à autre chose, de s’épanouir, je dirais même de s’accomplir. Je pense que ce moment était arrivé pour moi. La délocalisation d’une partie des effectifs de BBC AFRIQUE sur Dakar au Sénégal, m’a donné l’occasion de franchir le pas et de rentrer chez moi, dans mon pays, après plus d’une vingtaine d’années en occident (j’ai quitté le Cameroun en 1989), pour apporter ma modeste contribution a son développement, dans un domaine et un secteur, ou j’ai la prétention de croire que je dispose d’une certaine expertise.

Kalak émet depuis quelques mois sur la capitale du pays, pouvez-vous nous repréciser la ligne éditoriale de votre radio ?
Nous avons pris l’option, de nous inspirer, en tenant bien sur compte du contexte et de la réalité camerounaise, du style d’une radio qui est dans l’air du temps en France et qui connait un succès certain, c’est RMC. Notre option est donc l’information comme fil rouge, le sport, tous les sports, et le débat.

Qu’est ce Kalak Fm apporte de particulier dans le paysage radiophonique de la capitale, voire du Cameroun?
Nous n’avons pas la prétention d’inventer la roue ou le fil à couper le beurre, mais nous allons nous efforcer d’apporter un traitement journalistique à l’actualité que nous couvrons, en respectant scrupuleusement les fondamentaux de notre métier, que sont le respect des faits, l’impartialité, et l’équilibre dans le traitement de l’information. Une responsabilité à la fois individuelle et collective. Le Cameroun nous appartient à tous, et il sera ce que chacun d’entre nous aura décidé qu’il soit. Tout ceci ne se fera pas du jour en lendemain bien sûr, nous aurons besoin de patience et du soutien de tous, mais je demande qu’on nous laisse au moins le bénéfice du doute, et je pense que mon passé, mon parcours et mon expérience plaide pour cette indulgence.

Peut-on avoir une idée de l’équipe que vous employez à ce jour?
Kalak Fm a démarré avec une quinzaine de personnes: journalistes, animateurs, techniciens et personnel administratif. Nous avons pris l’option de nous appuyer fortement sur la jeunesse. Notre équipe rédactionnelle est composée essentiellement de jeunes diplômés de l’ESSTIC, l’Ecole Supérieure des Sciences et Techniques de l’Information et je dois dire que je ne suis point déçu jusqu’à présent.

Vous nourrissez certainement de grosses ambitions pour cette radio, quels sont vos projets à court et moyen terme?
Nous sommes officiellement opérationnels depuis le 30 mars 2011, laissez nous le temps de nous installer et vous serez informé en temps opportun de nos projets. Nous préférons agir d’abord et parler ensuite. Rassurez-vous, vous serez les premiers à être mis au courant de l’évolution des choses.

Pour terminer, où (dans quelle ville) et sur quelle(s) fréquence(s) écoute t-on Kalak Fm?
Kalak Fm émet en modulation de fréquence sur 94.5 et nous couvrons Yaoundé et ses environs. J’ai même entendu dire que nous étions écoutés à Bokito, mon arrondissement d’origine, sans doute un signe que les ancêtres veillent sur nous et nous suivent. (Rires)


Journalducameroun.com)/n


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