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Le Marché des arts du spectacle d’Abidjan 2018 est ouvert

Abidjan, le 10 mars 2018. La Camerounaise Agathe Djokam lors de la cérémonie officielle du Masa 2018. ©Journalducameroun.com

La cérémonie solennelle a eu lieu samedi au Palais de la culture de Treichville.

La 10ème édition du Marché des arts du spectacle d’Abidjan (Masa) est lancée. La cérémonie solennelle d’ouverture a eu lieu hier, samedi 10 mars, au Palais de la culture de Treichville à Abidjan.

Cette édition, placée sous le thème « Quels modèles économiques pour les arts de la scène ? », est l’occasion pour l’organisation de cet événement de se réjouir du chemin parcouru. En effet, cette année, le Masa célèbre ses 25 ans d’existence. Un véritable exploit, si l’on prend en compte les difficultés rencontrées par l’équipe de ce marché, considéré comme le plus grand de l’Afrique. En effet, le Masa n’a pas été épargné par la crise. Après l’édition de 2007, il a fallu attendre sept ans pour voir l’événement renaître de ses cendres.

Abidjan, le 10 mars 2018. Pr Yacouba Konaté, directeur général du Masa, prononce son discours lors de la cérémonie d’ouverture. ©Journalducameroun.com

En 2014, la 8ème édition de la biennale des arts en Afrique a fédéré, une fois encore, les artistes et acteurs culturels du monde entier. Depuis, le Masa n’a fait que grandir et s’ouvrir davantage au monde. Cette année, le Pr Yacouba Konaté, directeur général du Masa, évoque la participation des diasporas africaines et afro-américaines. Il insiste, par ailleurs, sur la présence de diffuseurs d’Amérique latine et sur l’Escale bantoo, une scène exclusivement dédiée aux artistes d’Afrique centrale et du Cameroun en particulier. En tout, des centaines d’acteurs culturels de 65 pays du monde entier se retrouvent à Abidjan.

Le masque Zaouli pour dire Akwaba

Il y avait donc de quoi se réjouir hier au Palais de la culture lors de la cérémonie d’ouverture du Masa 2018, présidée par Maurice Kouakou Badamn, le ministre ivoirien de la Culture et de la Francophonie, représentant le Premier ministre (Amadou Gon Coulibaly) pour la circonstance. Pour marquer cette joie, un groupe de percussionnistes est venu dans la salle François Lougah-qui a fait le plein d’œufs- dire « Akwaba » aux invités. L’occasion était trop belle pour ne pas sortir le Zaouli, un masque de réjouissance en pays Gourou, porté par un danseur qui exécute les pas du même nom. Ce masque, toujours porté par un homme, est surtout un hommage à la beauté féminine. L’on dit qu’il détient le pouvoir d’accroître la productivité du village dans lequel il est pratiqué. Référence culturelle en Côte d’ivoire, le masque Zaouli est inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco depuis 2017.

Toujours pour cette cérémonie d’ouverture, le Masa a permis un voyage vers la Chine avec le Pr Fang. L’artiste installé au Bénin depuis de nombreuses années, est monté sur la scène de la salle François Lougah avec son ehru (instrument millénaire chinois) pour faire goûter un bout de son pays aux mélomanes peu familiers de la musique chinoise. La découverte a été fort applaudie.

En somme, après 25 ans, le Masa est toujours là, bien décidé à rester, de nombreuses décennies encore, le plus grand moment de culture d’Afrique. Ainsi, pendant une semaine, diverses activités vont se dérouler sur les sites du marché, notamment le Palais de la culture, le Théâtre de la cité, l’institut français, l’institut Goethe, etc. Conteurs, danseurs, comédiens, humoristes, slameurs, comédiens et musiciens vont s’exprimer sur les scènes du Masa 2018.

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