Société › Société

Marché Mokolo : Désormais 7 secteurs

L’information ressort d’un communiqué signé de la communauté urbaine de Yaoundé, alors que la réouverture est prévue pour le 28 juin prochain

Alors que le marché Mokolo, le plus grand de la ville de Yaoundé attend sa réouverture annoncée pour le 28 juin prochain, un communiqué de la communauté urbaine a été publié vendredi 22 juin dernier. Il ressort de ce communiqué que le marché est désormais subdivisé en 7 secteurs correspondant aux types d’activités qui s’y exercent. « Il s’agit: du secteur « Produits vivriers », du secteur « Habillement » rassemblant vêtements, layette, chaussures, tissus, parfumerie, cosmétique, friperie, du secteur « Electronique, électroménager et petite quincaillerie » où l’on retrouvera téléphonie, informatique, audiovisuel, ustensiles de cuisine, appareils électroménagers, appareil d’entretien domestique, matériels de construction et d’entretien, plomberie, électricité, serrurerie et autres. Le secteur « Petits métiers » pour savetiers, coiffeurs, tailleurs, soudeurs, sérigraphes, secrétaires, call boxeurs, prestataires de beauté, manutentionnaires, petite restauration et boisson. Un secteur « Sauveteurs », Un secteur « Bouquiniste et papeterie » avec les fournitures scolaires, fournitures de bureaux, fournitures informatiques et papiers et enfin le secteur « Boucherie poissonnerie et charcuterie » pour les viandes, poissons, fruits de mer, poulets et ufs » fait savoir le communiqué diffusé le 22 juin dernier. Toujours selon le communiqué, « chaque secteur est coiffé par un chef de secteur élu par les membres le composant. Un superviseur général nommé par le délégué du gouvernement coordonne les activités des différents superviseurs ». les élections sont annoncées pour la journée de mardi 26 juin et ce jour-là chaque personne vendant dans ce marché, s’inscrira dans sa catégorie.

De l’avis des personnes qui vendent dans ce marché, les problèmes sont beaucoup plus complexes. « Il se pose un problème d’espace, pas de répartition. A un moment où à un autre, les secteurs seront une fois encore débordés et on verra encore des personnes occuper la chaussée, cause de désagrément avec les autorités », explique Koumgock F, « sauveteur » dans ce marché. La communauté urbaine n’a pas donné des détails sur comment cette solution devait être mise en uvre, ni si cela affectera les personnes ayant déjà pris des boutiques avec le droit légal d’y vendre ce qu’ils veulent. Pour certains observateurs, la solution doit être intégrée, et prendre en compte les vendeurs et aussi les acheteurs. « On doit aussi pouvoir décourager les gens qui viennent faire des achats à le faire chez des personnes occupant la chaussée. Cela contribuera à mettre de l’ordre dans cet endroit », fait savoir Marceline M, qui possède une boutique dans le marché. Selon elle, le désordre généré par cet envahissement de l’espace a pour conséquence, de les empêcher eux qui paient leurs droits, de pouvoir exercer librement le commerce. Pendant de longues années, le marché Mokolo, comme beaucoup de marchés au Cameroun a été un exutoire pour de nombreux jeunes ayant achevé des études et sans emplois. Un exutoire encouragé par les autorités locales, qui n’hésitaient pas à percevoir des frais, créant dans la tête de ces sauveteurs la sensation de droits acquis. Ces sauveteurs dont on ignore le nombre, revendiquent pour beaucoup d’entre eux, un nouvel espace, qu’ils ne sont sûrs d’obtenir dans un bref délai. Samedi 16 juin, des affrontements sont survenus dans ce marché, causant la mort de trois personnes selon des sources indépendantes, et d’une seule, selon la police. Le préfet a décidé de sa fermeture, pour dix jour, et rien n’indique que la sortie de crise est durable.


Journal du Cameroun)/n


L’Info en continu
  • Cameroun
  • Afrique & Monde
Toute l’info en continu
À LA UNE


SondageSorry, there are no polls available at the moment.
Back top
error: Contenu protégé