Société › Faits divers

Marché Mokolo: Nouveaux affrontements déclarés

Des vendeurs ont vivement protesté contre la répartition des espaces par la communauté urbaine et les altercations ont viré à l’affrontement

Le marché Mokolo, un des grands marchés de la ville de Yaoundé la capitale du Cameroun, a été lundi 29 octobre 2012 le théâtre de nouveaux affrontements entre les forces de l’ordre et certains commerçants. Les sources dans le marché indiquent que le problème est né de ce que certains commerçants, sont venus occuper des espaces normalement réservés pour les sauveteurs. Ce que de nombreux journaux indiquent par visite inopinée serait en réalité une descente ordonnée suite à la complainte de certains sauveteurs qui étaient mécontents de la situation. « Ce que les gens ne vous disent pas, c’est que les hangars ont été construits pour nous les sauveteurs. Mais il y a des personnes qui on ne sait par quel miracle, ont eu le droit de s’installer dans des espaces qui nous sont réservés et ne veulent pas partir », explique Abdou, un jeune vendeur de chaussures. Résultat, les espaces aménagés déjà insuffisants, de nombreux vendeurs à la sauvette se sont encore retrouvés dans la rue sur les abords du marché. A la communauté urbaine, on a une toute autre version. « Ce sont des commerçant appartenant à la partie qui avait perdu les élections lors de la désignation des responsables du marché qui créent le désordre », a expliqué un agent de cette administration confirmant les propos tenus par le délégué du gouvernement dans la presse gouvernementale ce matin. La communauté urbaine a envoyé des personnes déguerpir les indésirables, selon elle, ce qui a provoqué la rixe.

Le marché est resté fermé toute la journée de lundi, occasionnant de grosses pertes pour les commerçants réguliers. Au mois de juin dernier, une altercation avec les forces de l’ordre avait conduit à la mort d’une personne selon des sources officielles et de 3 personnes selon d’autres sources. Les forces de l’ordre étaient intervenues pour chasser du trottoir, les milliers de jeunes qui les recouvrent pour proposer des marchandises. Une initiative qui quoique malheureuse, n’avait pas déplu à tout le monde. Certains commerçants y avaient trouvé une action juste, parce que les marchands ambulants en occupant le trottoir illégalement, les empêchaient de recevoir des clients dans des boutiques qu’ils louaient chers. D’autres complaintes étaient venues des populations riveraines, qui disaient ne pas pouvoir vivre sereinement en raison de la proximité avec un marché trop bruyant et trop peu sûr. La communauté urbaine avait fermé le marché et mis en place un comité de réflexion pour régler le problème. Il en était sorti qu’il fallait construire des hangars qui contiendraient ceux qui occupent la route. Plusieurs problèmes ont été relevés lors de la mise en uvre de ces solutions. Les places dans les hangars au nombre de 350 ne suffisent pas à satisfaire une demande qui a explosé pour passer à plus de dix mille. L’autre problème soulevé est que les responsables de la communauté urbaine auraient attribué les places sur la base du népotisme. Une argumentation difficile à prouver mais qui est partagé par de nombreux commerçants du marché.

Marché mokolo à Yaoundé


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