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Maroc: Divers sujets au menu de la presse

Le Forum de l’Alliance des civilisations des Nations unies, tenu à Fès, le Registre national de la population, la prorogation de l’état d’urgence sanitaire et les effets de la sécheresse sont les principaux sujets traités par les hebdomadaires marocaibns parus ce samedi.+Finances news hebdo+, qui s’attarde sur le 9ème Forum de l’Alliance des civilisations des Nations unies (UNAOC), tenu les 22 et 23 novembre à Fès, écrit que cet évènement, qui vise à renforcer le dialogue et la coopération entre les communautés, cultures et civilisations, a presque failli passer inaperçu, éclipsé sans doute par le Mondial 2022 qui se joue au Qatar et qui polarise toutes les attentions.

La ville spirituelle a ainsi été le lieu de rendez-vous d’éminentes personnalités, dont notamment le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, qui se sont exprimées sur un thème qui a une résonance particulière en ce moment : « Vers une alliance de paix : Vivre-ensemble comme une seule humanité», constate l’éditorialiste.

Dans le monde actuel, parler du vivre-ensemble semble être pourtant un anachronisme, quand on sait notamment que, de plus en plus, l’Occident se barricade face à la migration, le monde est devenu intolérant, les différences sont brandies comme un épouvantail…, le tout enveloppé dans un discours populiste pour effrayer et manipuler les masses crédules, relève-t-il.

Dans son message adressé aux participants au Forum, le Roi Mohammed VI résume pertinemment la situation actuelle : « Jamais notre civilisation n’a été aussi exposée, jamais le vivre-ensemble n’a été aussi menacé au quotidien. Rarement l’Autre n’a été autant associé à la suspicion ou n’a été utilisé pour attiser la peur et fomenter la haine », rappelle-t-il.

+La Vie éco+ écrit qu’à l’occasion de l’ouverture des inscriptions dans le Registre national de la population, certains « roubelards » cherchent à trouver la faille pour contourner le système, afin de réaliser une double inscription, d’obtenir une double carte comme cela a été le cas à l’ère du Ramed.

Cette inscription est le préalable indispensable à l’établissement du Registre social unifié (RSU) qui regroupe justement la population éligible à bénéficier des programmes d’appui social, estime l’hebdomadaire, faisant savoir que personne ne peut figurer sur ce futur registre sans disposer d’un numéro unique dit «Identifiant Digital Civil et Social».

C’est bien cet instrument numérique qui sert de rempart contre toute forme de fraude : le croisement des données minimise le risque d’une double inscription d’un ménage via une vérification instantanée de l’authenticité des données et ce, grâce à l’interconnexion avec les différents systèmes d’information publics, ajoute-t-il.

Ce socle technique, qu’est le duo RNP-RSU, aura pour finalité de rationaliser et rentabiliser les dépenses sociales en termes d’impact sur les plus nécessiteux, et sa mise en place permettra la réingénierie d’une centaine de programmes d’appui social en cours, mais aussi le remodelage de dizaines de dépenses fiscales dites à caractère social, constate-t-il.

Maroc hebdo , qui revient sur la question de la prorogation de l’état d’urgence sanitaire, décidée jeudi en conseil de gouvernement pour lutter contre la propagation du virus de la Covid-19, se demande d’emblée « de quel virus on nous parle”, d’autant plus que le gouvernement a récemment organisé deux grands événements d’envergure internationale avec la présence de milliers de participants, à savoir le 9ème forum de l’Alliance des civilisations des Nations-Unies et la Conférence africaine sur les risques de santé.

“Au premier rang des convives et participants, nombreux sont nos ministres qui étaient assis à côté de leurs invités de marque, collés l’un à l’autre (…) sans masque et sans respect de la distanciation physique”, constate le journal.

Statistiquement, on ne déplore plus de morts, les chiffres des cas de contamination sont devenus insignifiants et les restrictions sanitaires et les gestes barrières ne sont pratiquement plus exigés, ajoute-t-il.

“Sincèrement, cela pousse à tourner en dérision les ordonnances du gouvernement qui échappent à tout contrôle du Parlement”, estime-t-il, notant que le gouvernement Akhannouch a fait d’une routine décrétée à titre exceptionnel en mars 2020, la règle.

+Maroc hebdo+, qui s’intéresse à la sécheresse qui sévit dans le pays, fait savoir que le Maroc connaît actuellement sa pire sécheresse depuis 40 ans. Une sécheresse exceptionnelle marquée par son intensité, son ampleur et sa durée.

Tous les barrages sont désormais presque à sec. Alors qu’ils pourraient stocker en temps pluvieux plus de 20 milliards de mètres cubes d’eau, leur retenue aujourd’hui, sous l’effet désastreux de la sécheresse, n’est évaluée qu’à 4 milliards de mètres cubes seulement.

A vrai dire, la sécheresse impacte considérablement la population marocaine de manière globale, du fait que 90% des populations rurales en subissent les effets directs en termes de moyens de subsistance tributaires de l’activité agricole.

Avec la chute des revenus, les populations rurales migrent vers les cités, à la recherche de meilleures conditions de vie. Or, avec l’intensité de cet exode et les difficultés de trouver des emplois, le crime risque de partir à la hausse, prévient la publication.


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