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Maroua-Salak attend les offres des compagnies aériennes internationales

Cet aéroport devrait permettre, une fois les travaux de rénovation achevés, d’accueillir d’autres compagnies en dehors de Camair-Co en crise

Les travaux se poursuivent à l’aéroport de Maroua Salak, dans l’Extrême-Nord du Cameroun, devenu aéroport international par un arrêté du ministre des Transports signé le 16 avril 2014. Il faut reconnaitre que cette transformation charrie de nombreux espoirs auprès de l’Autorité aéronautique du Cameroun qui espère qu’ainsi, Maroua-Salak va connaitre un trafic plus important. « Tous les actes que le gouvernement pose vont dans le sens de rentabiliser l’aéroport de Maroua Salak. Nous sommes conscients qu’avec une seule compagnie aérienne, c’est difficile de rentabiliser les investissements réalisés, pire encore dans le contexte qui est le nôtre aujourd’hui pour notre compagnie aérienne (Camair-Co, ndlr) qui est confrontée à des difficultés de décollage» affirme Pierre Tankam, le directeur général de l’Autorité aéronautique du Cameroun (CCAA).

« En réalité, qu’est-ce qui rapporte de l’argent à un aéroport ? Ce sont les avions, et ouvrir l’aéroport au trafic international, c’est faire venir en plus des avions de la compagnie nationale, d’autres avions », argumente le dg de la CCAA dans la presse publique du 03 juillet.

Pour que Maroua Salak atteigne son objectif de desserte qui est de 500.000 passagers par an, il faudra d’abord attendre toutefois l’achèvement des travaux de mise en conformité de l’aéroport aux standards internationaux. La CCAA indique que des équipements indispensables au fonctionnement d’un aéroport sont déjà en place à l’instar de la sécurité incendie, la centrale électrique pour l’énergie de secours, les aides à la navigation en route, les aides à l’atterrissage, entre autres. «Nous pensons qu’au 31 juillet 2014, tous ces équipements de sécurité de la navigation aérienne seront livrés et mis en service pour le bonheur des personnels navigants techniques qui pourront désormais atterrir sur l’aéroport international de Maroua-Salak les yeux fermés», avance la direction générale de la CCAA.

D’autres réglages doivent également être pris en compte : La piste d’atterrissage de 2100m qui doit être élargie à plus de 2600m; la construction d’un forage pour pallier aux problèmes d’approvisionnement en eau, la mise en service du restaurant, etc. Si tout l’agenda des travaux est exécuté normalement, Pierre Tankam assure que l’aéroport international de Maroua Salak, d’ici peu, «n’aura rien à envier à Yaoundé-Nsimalen et à Douala».

La piste d’atterissage de l’aéroport international de Maroua a déjà réceptionné son balisage lumineux
leseptentrion.net)/n


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