Culture › Arts visuels

Masa 2018 : Agathe Djokam, une étoile sur scène

La danseuse Agathe Djokam en performance (c) Droits réservés

La danseuse camerounaise âgée de 28 ans se produit mercredi 14 mars 2018 sur les planches de l’Institut français d’Abidjan.

A quelques heures de sa prestation sur les planches de l’Institut français d’Abidjan en Côte d’Ivoire prévue ce mercredi 14 mars 2018 à 18 h (GMT), Agathe Djokam est plutôt sereine. « Je suis prête pour cette aventure qui représente un enjeu énorme pour ma carrière. Je suis calme et sûre de ce que je partagerai. Je vais partager des propos que je porterai par mon corps. Je vais tout donner», indique la danseuse et chorégraphe camerounaise qui se produit dans le cadre de la 10ème édition du Marché des Arts et du Spectacle d‘Abidjan(Masa).

Pour sa première grande sortie, la jeune fille âgée de 28 ans va présenter au public une création de 2015 baptisée « Energie ». Il s’agit en fait d’un projet solo dans lequel la danseuse décrit et exprime les difficultés et épreuves face aux choix de la vie. Devant toutes ces problématiques existentielles, l’artiste propose engagement et détermination.
Agathe Djokam entend donc y mettre de son énergie pour séduire les mécènes, acheteurs de spectacles et autres invités à ce grand festival. « Le Masa est une grande fenêtre de l’Art sur le monde. Je veux pouvoir toucher les cœurs ici, vendre mon spectacle pour étendre mon travail à travers tous les continents », souhaite la lauréate, « Visas pour la création 2017 » de l’Institut français.

Bien au-delà de retombées personnelles qui s’offrent à elle si des opportunités lui sont présentées au Masa, Agathe Djokam entend valoriser son pays à travers la danse. Elle a pour ambition d’améliorer la vision de cet art comme métier au Cameroun et susciter l’engouement chez les jeunes avec qui elle compte poursuivre le partage d’expériences.
Passionnée de danse
Née le 08 octobre 1990 à Mbalmayo, Agathe Djokam réside à Douala, la capitale économique du Cameroun. Après son baccalauréat série D obtenu au collège du Soleil à Douala, elle passe deux années en cycle DSEP en soins infirmiers. Elle se passionne très vite pour la danse. Elle s’inscrit dans des concours de danses urbaines et remporte en 2013 la compétition « Challenge Vacances » dans la rubrique Only Girl. Les expériences s’enchainent.
En 2014, Agathe Djokam est la Meilleure danseuse de l’année à l’évènement «Urban Zone Contest ». La même année, elle est vainqueur Hip Hop lors d’une compétition organisée par la Fédération camerounaise des danses sportives et assimilé (Fécadansa). Mais elle commence véritablement à retenir les attentions véritablement lors de l’évènement baptisé la « Nuit Blanche » tenu à l’Institut français de Douala en octobre 2014.

Sur le plan international, Agathe Djokam est la lauréate de la Bourse Trace Formation 2018 au Bénin. Elle est la championne au Battle Noel Hip Hop en Afro dance (All Style) à Bamako au Mali, entre autres reconnaissances.
Avec sa technique dénommée le Djibi-Badjeb, Agathe Djokam s’exprime à travers ses mouvements. Une expression corporelle qui appelle à la prise de conscience, au changement. En 2017, l’artiste crée « A qui le tour », un solo. Elle monte les pièces de groupe « F.ARMERS » (2017), « REPEAT », « On déménage », « Eviction forcée » en 2016. Grâce aux collaborations, elle appose sa touche dans « Angelas » et « Egalité » en 2015. Chaque pièce est un engagement.
La fondatrice de la compagnie Agathe Djokam et de l’association Corpo Symbiose est diplômée en danse traditionnelle et contemporaine d’Afrique à l’Ecole des Sables au Sénégal. Elle est en outre membre du Conseil international de la danse (Cid).

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