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Mbanga Bakoko: 7 entrepreneurs retardent l’évolution du projet

Six mois après le démarrage des travaux, les chantiers sont abandonnés, le délai d’octobre 2011 pour la réception des 560 logements est incertain

Plusieurs chantiers en arrêt
Les sept entreprises sont Groupe Styl, Coba, Cac, Sapez, Sotcef, Arion et Semic. Il s’agit dans l’ensemble des Petites et Moyennes entreprises (PME) camerounaises sélectionnées par le gouvernement après des appels d’offres. Tout visiteur sur ce site est accueilli par une image qui ne laisse pas indifférent. Certains chantiers sont à l’arrêt, des barres de fer rouillé, entassées ça et là. Aucune man uvre n’est visible, pour un chantier censé être livré en octobre 2011. D’après le chef du projet Mbanga Bakoko, les entrepreneurs n’arrivent pas à avancer dans les constructions à cause de plusieurs problèmes rencontrés sur le terrain. Il s’agit, entre autres, des problèmes géotechniques, climatiques, de terrassement et d’une non-alimentation en électricité. Une seule entreprise a réussi à sortir du lot, l’entreprise générale bâtiments travaux publics (EGBTP), une PME appartenant au Grec Georges Kaiafas. C’est la seule des 8 PME sélectionnées par le gouvernement qui aura terminé dans les délais. En dehors de EGBTP qui a un groupe électrogène qui travaille 24h/24h, les autres ne peuvent travailler de nuit pour avancer rapidement, souligne Mose Moumbagna, le chef de projet Mbanga Bakoko.

Les raisons de la réussite d’EGBTP
Comme il n’y avait pas d’électricité, nous avons installés des groupes électrogènes. Nous travaillons jour et nuit pour livrer avant les délais nos travaux car nous sommes conscients que le gouvernement attache de l’importance à ce projet social d’envergure, confirme le directeur général d’EGBTP, en vantant au passage sa structure. On a été retenu par rapport à notre expertise dans un grand projet social initié par le gouvernement. Nous accompagnons la volonté forte du gouvernement et la politique du chef de l’Etat. Il y a la mobilisation et la discipline du personnel qui travaillent selon les règles de l’art, notamment avec l’usage du ciment Portland 42.5, qui porte notre label EGBTP Ciment Cameroun et qui est normé à l’union européenne, ajoute-t-il. Le directeur de la SIC a pu se rendre compte de cette triste situation au cours de la visite qu’il a effectuée dans cette localité ce 6 avril 2011. Boniface Ngoa Nkou était accompagné de son PCA, Adji Abdoulaye Haman. Les deux responsables de la SIC ont apprécié le niveau de l’inertie qui va indubitablement avoir une incidence remarquable sur les délais de livraison des différents lots. Il est clair que les retards et les travaux supplémentaires devraient avoir des répercussions sur les prix à l’unité sur le coût final des logements. Mais ce sera décidé en haut lieu, soutient le DG de la SIC. Boniface Ngoa Nkou a profité de cette descente pour passer un message essentiel au sujet de l’acquisition des dits logements.

Chantier Mbanga Bakoko…
Journalducameroun.com)/n

Travailler nuit et jour pour rattraper le retard
Le chef de l’Etat est conscient des problèmes de logement. Il ne sera pas possible à une personne d’acquérir 10 logements. Chaque personne a droit à un logement. Le paiement ne se fera pas en cash pour éviter que les riches ne viennent prendre chacun dix logements d’un coup. Il sera fait de manière échelonnée par des banques agrées. Il suffit que l’acquéreur présente des garanties de remboursement à son banquier. C’est le camerounais moyen qui est concerné par ces logements sociaux, rassure-t-il. Le chef de chantier va quasiment dans le même sens. Ces travaux font partie du projet de construction des 10 000 logements sociaux initiés par le chef de l’Etat pour alléger le crucial problème de logement. Depuis le début des travaux il y a six mois, certaines PME ont rencontré beaucoup de difficultés sut le terrain d’où les retards qui varient entre un et quatre mois, déroule Mose Moumbagna. D’après lui, ces retards se présentent de manière suivante. Groupe Styl (4 mois de retard), Coba (1 mois), Cac, Sapez (2mois et demi), Sotcef (deux semaines), Arion, Semic. Seule EGBTP a une avance d’un mois sur la période contractuelle. Pour rattraper ces retards, il faut travailler jour et nuit, suggère-t-il. Une équation à plusieurs inconnues au regard de l’indigence qui caractérise certaines de ces 8 PME.

… En retard!
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