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Mécanisation de l’agriculture: Passer de la parole aux actes

La Chambre d’agriculture, des pêches, de l’élevage et des forêts organise à cet effet en 2015 le premier Salon international du machinisme agricole au Cameroun

Le souhait du chef de l’Etat Paul Biya, formulé lors du Comice agropastoral d’Ebolowa en janvier 2011, de voir le Cameroun passer à une «agriculture de deuxième génération» est devenu le référent des discours politiques sur les perspectives de ce secteur au Cameroun. Une sorte de projection galvaudée qui semble se transformer au fil des années en un slogan.

Pour rappeler aux principaux acteurs l’intérêt et le processus vers une agriculture dite de deuxième génération, la Chambre d’agriculture, des pêches, de l’élevage et des forêts du Cameroun (CAPEF) organise en 2015 la première édition du «Salon international du machinisme agricole» (SIMAC). L’événement aura lieu sous le thème: «Révolution agricole: Les enjeux et défis d’une agriculture performante et durable».

Le Salon a été lancé officiellement jeudi, 23 octobre, à Yaoundé au cours d’une cérémonie publique. Comme l’a rappelé la coordonnatrice du SIMAC 2015, Mme Mbang Ekoutou Elissar, l’agriculture emploie 60% de la population active au Cameroun, sur 20% des terres arables. Ces dernières sont «insuffisamment mises en valeur». On observe en outre 35 à 75% des pertes agricoles chaque année à cause de l’amateurisme.

Le Simac, selon les explications de celle qui est par ailleurs vice-présidente de la CAPEF et présidente de sa section agriculture, se penchera sur les voies et moyens d’une réelle modernisation de l’appareil de production. «Force est de constater que la mécanisation est encore réservée aux grandes firmes», regrette la coordonnatrice du Simac 2015.

Le Salon, qui se veut biennal, «vise le regroupement en un seul lieu des professionnels des machines agro-sylvio-pastorales et les utilisateurs», a expliqué pour sa part le premier vice-président de la CAPEF, M. Moussa Kone. Il s’agira de récolter des propositions de la part des fabricants pour l’adaptation des machines à l’unité de production et non l’inverse, a-t-il ajouté. Parmi les résultats attendus : favoriser l’augmentation de la production du Cameroun; contribuer à la réduction de la pénibilité du travailleur ; créer une chaîne de valeurs autour des métiers de de l’agriculture.

Le premier Vice-président de la CAPEF expliquant le bien-fondé du Simac, le 23 octobre 2014 à Yaoundé
Journalducameroun.com)/n

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