Culture › Musique

Meiway, le génie du zoblazo!

Dans quelques mois, il fêtera ses vingts ans de carrière. Interview exclusive!

Originaire du grand Bassam en Côte d’ivoire, il décline ce rythme depuis près de 20 ans. De 200 à 900 % zoblazo, le temps est passé, mais n’a rien enlevé à la fraîcheur de l’artiste qui confirme que la proximité avec le public reste sa marque de fabrique.

C’est quoi le zoblazo?
C’est une musique et une danse créées à partir des folklores du Sud de la Côte d’ivoire. Ça se danse avec des mouchoirs blancs. Ça fait 19 ans et tous les deux ans, je nomme un album avec des pourcentages. Mon neuvième album rime avec 900 % zoblazo et l’année prochaine, je fête mes 20 ans de carrières.

L’album Azibeyou sorti en 1989 marque le début de votre carrière, mais on sait qu’elle a commencé un peu plutôt avec le groupe défense ivoire. Vous nous parlez de ces débuts là ?
Il y’a eu des débuts avant ce début là. Mon apprentissage commence dans les années 79 à Abidjan avec le group pace. C’est le groupe qui m’a initié à la musique de scène. J’ai quitté ce groupe pour créer lynx groupe à la faveur d’une émission pour les jeunes, pendant les vacances. Caque commune montait un groupe pour la compétition. J’ai monté un autre groupe pour une émission qui s’appelait Podium, la plus grande émission pour chanteurs amateurs. Ce groupe s’appelait génitaux. C’est avec ce dernier groupe qu’en 1981 je deviens meilleur chanteur amateur. Mais avant ça, il y’a eu la chorale de l’église où je chantais. En 1985, je quitte la côte d’ivoire et c’est en France que je crée défense Ivoire avec des éléments d’origines diverses : antillais, algériens, ivoiriens. Et là, on faisait du funk du disco, du reggae, vraiment autre chose que de la musique ivoirienne. Ça m’a ouvert l’esprit. Quatre ans après mon arrivée en France, je décide de rentrer en studio parce que j’estimais être prêt professionnellement et matériellement pour rentrer en studio. Je me suis pris en charge grâce à un crédit bancaire parce qu’entre temps, je jobbais en France. Et là, je crée un style sui est la synthèse de tout ce que j’ai appris. C’est ça le zoblazo.

L’arrangement, l’accoutrement de votre chorégraphie, pour lesquels vous avez été primé plusieurs fois reflète t’il votre personnalité?
En arrivant à la musique, je voulais innover, faire connaître la musique de chez moi. J’ai toujours essayé de montrer dans mes vidéos et mes clips les images de la Côte d’ivoire, les pas de danse, la façon de s’habiller de chez nous, nos habitudes. Je connais des gens qui sont tombés amoureux de la Côte d’ivoire à travers mes clips.

L’année prochaine, vous avez 20 ans de carrière, quel regard portez vous sur ces années?
J’avais une ambition quand j’étais jeune, c’était d’être une star de la musique dans mon pays, et aujourd’hui, je peux dire que j’ai atteint mon but, je roule sur du bonus. Je ne me couche pas sur du bonus, je continue à travailler pour continuer à satisfaire mes fans. Faut toujours se renouveler car la musique est évolutive.


Quel est votre meilleur souvenir de scène?
Mon premier concert aux Antilles. On a rencontré un frère, un ivoirien, Serges Bilé, qui est installé là bas et qui a eu l’idée d’organiser des journées pour présenter la cote d’ivoire aux Antillais. J’arrivais sur une terre inconnue mais au premier concert, guichet fermé. Deuxième concert, guichet fermé. On m’a demandé un troisième concert, mais la salle n’était pas libre. C’était beau de voir des antillais agiter des mouchoirs blancs, notre frère qui savait comme ça se dansait avait pris les dispositions et tout le monde avait des mouchoirs blancs.

Et le pire?
La mort de mon père. Il n’a jamais vu ce que je fais. Il est mort quand je suis entré en studio. Mais ma maman est là.

Quel est le meilleur souvenir que vous gardez du Cameroun? Vous avez d’ailleurs un titre bamiléké
Je pense que les bamilekés doivent être fières. Comme je dis dans le morceau si tous les africains étaient comme les bamilekés, on aurait rien vendu aux blancs.

Vous les connaissiez avant ?
Je les ai connu à distance avant. Et ensuite en allant régulièrement au Cameroun pour faire mes concerts, j’ai découvert qui ils étaient déjà pour les camerounais et je me suis rendu compte que c’était des gros travailleurs. c’est de ces africains là que nous avons besoin aujourd’hui.

Miss lolo que vous avez chanté, vous êtes plutôt amateur?
Qui n’a pas tété dans sa vie ? Même vous. On a tous tété le sein de maman pour grandir. Les femmes prennent beaucoup de risques en donnant le sein. Parfois papa se casse et va chercher les seins qui sont aux aguets. Le but de ce titre était de rendre hommage aux seins de la femme, aux seins de nos mamans mais dans le clip il y’a eu déformation.


afromix.com)/n
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