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Mercato: Le transfert de M’Bia divise la KSA et le Stade Rennais

Le centre de formation basé à Douala exige un pourcentage sur les 12 millions d’euros perçu par Rennes.

Selon le journal France football dans sa livraison du 24 juillet 2009, Gilbert Kadji, le directeur général du centre de formation de la Kadji Sport Academy (KSA) a porté plainte contre le Stade Rennais, l’ancien club du milieu défensif camerounais. La pomme de discorde entre les deux structures serait consécutive à un non respect des engagements pris par le club français.

A en croire Gilbert Kadji, lors du transfert du milieu camerounais vers Rennes, la KSA et Rennes avaient convenu par contrat que le club breton serait dans l’obligation de renverser à son homologue africain un pourcentage substantiel du futur transfert du joueur… et là est le problème. Or depuis le transfert du joueur camerounais à l’Olympique de Marseille pour un montant de 12 millions d’euros, la Ksa dit n’avoir rie perçu. Dès l’officialisation du transfert du Lion indomptable vers Marseille, maître Marc Absire, avocat de Gilbert Kadji, a envoyé une lettre pour récupérer l’argent dû à la KSA. Pierre Dréossi leur aurait affirmé ne rien avoir à payer, en arguant qu’il avait des preuves démontrant que Mbia ne portait pas le maillot de la KSA au moment de son arrivée.

Pour Me Absire les propos du directeur sportif rennais sont « des allégations scandaleuses, il n’y a rien de vrai là-dedans. Stéphane Mbia était sous contrat avec KSA lorsqu’il est arrivé à Rennes. Nous pouvons fournir sa licence dans la catégorie des cadets de la saison 2003-2004 et la convention signée par ses parents qui le lie à KSA. » Selon toute vraisemblance, Gilbert Kadji aurait prévu de porter l’affaire devant la FIFA s’il n’obtient pas gain de cause.

« Qu’il y aille. Comme ça nous aurons une juridiction qui nous dira quelle est la vérité », a déclaré Pierre Dréossi, affirmant que « les éléments que nous avons en notre possession lorsque nous avons recruté le joueur ne sont pas complètement vérifiés. Entre le joueur, son père et Kadji, il y a différentes versions. Difficile de savoir qui dit la vérité…On essaie de faire la lumière ».
Voilà donc un autre feuilleton qui vient remettre sur la sellette la galère des centres de formations africains. Formateurs de talents, ils sont continuellement bernés par des clubs européens qui ne respectent pas très souvent les engagements pris.

Stephane M’bia

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