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Mésentente au chantier naval et industriel du Cameroun

Camerounais et coréens ont laissé éclater leurs divergences sur l’option choisie pour l’exploitation du Yard pétrolier

Dès l’entame de la conférence de presse donnée lundi 23 avril par les dirigeants du Chantier naval et industriel du Cameroun (Cnic), il est facile de deviner la divergence entre la partie camerounaise et les partenaires coréens, ces derniers n’ont pas pris place autour de la table qui a principalement mis face-à-face le Directeur général adjoint du Cnic Antoine Bikoro Alo’o et le Président du conseil d’administration Louis Claude Nyassa d’une part, et les hommes de médias d’autre part. Les quelques coréens présents dans la salle de réunion du Cnic ont choisi de rester debout question certainement de marquer leur désapprobation tout en honorant l’invitation qui leur a été servie par les responsables du Cnic afin de prendre part à cette conférence de presse. D’entrée de jeu, les raisons de la mésentente sont données par les principaux orateurs, il s’agit de la forte divergence sur l’option choisie pour l’exploitation du Yard pétrolier. Le gouvernement de la république a décidé d’en faire un Yard de réparation de bateaux au détriment de l’avis de son partenaire coréen qui souhaite plutôt un Yard de construction de bateaux. Le Pca du Cnic en a profité pour dénoncer et démentir tous les qualificatifs négatifs énoncés à son encontre dans les journaux : j’ai ici tous les journaux qui nous ont traités de fossoyeurs, de détourneurs et de tous les noms d’oiseaux, alors même que nous exprimions notre choix sur l’exploitation du Yard, le débat est donc à présent tranché avec la décision du gouvernement.

Retard sur l’évolution des travaux de construction
L’ambition de construire un Yard pétrolier s’est matérialisée en 2001, l’essentiel des financements ont été recueillis en 2003, c’est à ce moment-là que la volonté de réparer les navires qui accostent dans le golfe de guinée s’est manifestée. Le projet a tenu également compte de la réparation des plates-formes pétrolières logées dans la sous-région. C’est finalement en 2005 que le projet va progressivement être mis en uvre à travers les travaux de dragage de 700m de long effectués au port de Douala. Depuis cette étape, rien n’a bougé. C’est pour éviter de revenir au point de départ que le gouvernement camerounais a opté pour la poursuite de ces travaux, mais là n’est pas le plus dur, il faudra désormais convaincre les bailleurs de fonds afin d’apporter des financements : il faut demander aux bailleurs de fonds que sont principalement la Banque africaine de développement (Bad) et le Fonds d’intervention pour le développement (Fid) de verser leur quote-part de l’avance de démarrage, il faut demander à la Bad la levée de la suspension de financement a indiqué Louis Claude Nyassa citant les mesures à prendre pour relancer les travaux. Sur les 80 milliards de francs Cfa à mobiliser pour voir ce projet définitivement fonctionnel, l’état du Cameroun n’est concerné qu’à hauteur d’1 milliard de Fcfa. En rappel le Yard camerounais va s’étendre sur deux sites, une partie des travaux se fera à Douala et l’autre à Limbé.

Mésentente entre camerounais et coréens autour de l’exploitation du Yard pétrolier
cameround.com/)/n


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