Opinions › Tribune

Message du Cosce à l’occasion de la venue du président camerounais en France

« L’anarchie ne peut engendrer que du désordre et de la souffrance »

Chers compatriotes,

Sommes-nous tombés si bas ?
Manifester contre le Président de la République, déposer des cercueils devant les représentations diplomatique du Cameroun, jeter des ufs ou des tomates sur les officiels camerounais, n’est rien d’autre qu’un signe d’immaturité de notre diaspora.

Plusieurs conséquences peuvent découler d’un tel comportement :

– réduire la diaspora camerounaise à un niveau bestial
– jeter du discrédit sur tout un pays et tout un peuple,
– creuser le fossé entre la diaspora, les compatriotes du terroir et les autorités
– disqualifier la diaspora camerounaise
– distraire les gens, au risque de ne pas être prêt pour les grands rendez-vous.

Le Président Paul Biya est le garant des institutions camerounaises et le président de tous les Camerounais.
Sa visite officielle en France contribue, que l´on le veuille ou non, au rayonnement du Cameroun tout entier, des Camerounaises et des Camerounais dans leur ensemble.

Comment pouvons-nous attendre des Autorités Camerounaises qu’elles prennent faits et causes pour nous, à quelque titre que ce soit, face aux autorités des pays d’accueil si nous les méprisons, si nous les affaiblissons d´une manière ou d´une autre, ou tentons de le faire ?

Il est inadmissible que certains, pour justifier leur existence et assurer leur pitance, prennent en otage toute une diaspora et se permettent ainsi de détruire les efforts de celle-ci.
Un proverbe sénégalais dit « On ne jette les pierres qu’aux arbres fruités ». Est-il même nécessaire d´expliquer ce proverbe ?

A l’ère de la globalisation, avec son lot de challenges, le COSCE, comme d’autres organisations crédibles, travaillent nuit et jour sur les dossiers proposés par les Camerounais, comme : la double nationalité, le droit de vote, le problème des passeports, la création de la maison du Cameroun, le coût des frais de visa, le retour de certains compatriotes, l’échange du permis de conduire.

Ces dossiers sont d’une importance capitale pour les Camerounais de l’extérieur. Des actions sont engagées pour apporter des réponses à ce genre de questions. Il est inopportun et inadmissible, qu’une minorité vienne gêner ou empêcher l´aboutissement heureux de ces démarches.

Le COSCE appelle la majorité responsable de la diaspora camerounaise à condamner avec la plus grande fermeté les comportements mis en cause, à caractère antinational, susceptibles de porter préjudice à l’image des Camerounais de l´extérieur en général et à leur avenir.

Etre Camerounais, c´ est d’abord un devoir, avant d’être un droit. Nous ne pouvons pas fouler aux pieds nos institutions, notre pays, dans le seul but d’assouvir une vengeance personnelle ou garantir notre survie, pour ensuite attendre de ce même pays et de ses institutions qu’ils prennent en compte nos doléances.

Depuis des années, la diaspora camerounaise s’est illustrée par les manifestations et l’agitation, au risque de voir passer inaperçus la réussite et les efforts de la majorité silencieuse.
Avons-nous été entendus ? Nos problèmes ont-ils été réglés ?

La fuite en avant et le refus d’assumer nos responsabilités poussent certains compatriotes à prendre pour cible les institutions publiques du Cameroun, le Gouvernement et le Président de la République, garant desdites institutions, S.E. Monsieur Paul Biya.

Où sommes-nous et que faisons-nous, lorsque nos s urs et frères meurent seuls dans les quatre coins du monde ? Ou lorsque nos droits sont bafoués par les Autorités des pays d’accueil dans le monde ? Ou quand nos s urs sont abusées et violés par des proxénètes dans divers pays ?

Pourquoi n’entendons-nous pas parler ces organisations et ces personnes lorsque nos frères et s urs souffrent ici et là? Est-ce parce que la défense et la souffrance des Camerounais ne compte pas, ou parce que défendre les Camerounais ne garantit pas la survie et la raison de ces bons pensants sur le territoire ?

À qui profitent les manifestations contre les institutions camerounaises ? À qui profite ce divertissement ? Soyons prudents, et surtout conscients de notre responsabilité individuelle et collective sur l’avenir du Cameroun.

Chers frères et S urs,
Chers compatriotes,

Interrogeons-nous sérieusement pour savoir si nous serons prêts le jour venu, et comment allons-nous (société civile, partis politiques, intellectuels, institutions,.) gérer la relève, si demain le Président Paul Biya décidait de quitter, pour une raison ou une autre, les commandes du pays. C’est cette question qui doit hanter chaque Camerounais. Pas la question superficielle et insidieuse de « quand partira t-il? »

Nous devons être prêts, car nul, quel qu´il soit, ne peut parier sur le successeur d´un Président, tant est-il que nous ignorons tous l´histoire du futur. La meilleure arme contre tout impérialisme économique et politique, contre toute main-mise sur nos richesses, et contre la haine que nous avons les uns contre les autres, est certainement cristallisée dans une préparation judicieuse sur les plans intellectuel, institutionnel et organisationnel, l´union de tous les citoyens du Cameroun, et une grande capacité d´anticipation.

Le temps du dialogue responsable et de la réconciliation de tous les citoyens est plus que jamais venu, pour ainsi participer tous, chacun à la mesure de ses moyens, à la construction et à l´édification de notre beau pays.

Nous serons jugés par l’histoire, car les excuses d’aujourd’hui peuvent être les trahisons de demain

Nous profitons de cette occasion pour remercier Camer.be, pour nous avoir alertés sur le cas de la S ur OTENE, décédée en R.D.C. Grâce à cette information, nous avons collectivement contribué du mieux possible à l´assistance nécessaire liée à cette disparition. Le COSCE invite Camer.be, à uvrer d’avantage pour la paix, l’entraide entre compatriotes, et la concorde nationale.

Nous vous adressons notre très amicale et patriotique salutation.

Georges Clément Meka
Journalducameroun.com)/n
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