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Message du Secrétaire général des nations unies, Ban Ki Moon

A l’occasion de la journée internationale du souvenir des victimes de l’esclavage et de la traite transatlantique des esclaves

La prestation de serment d’un fils de l’Afrique en tant que président des Etats Unis a été, pour beaucoup cette année, une étape importante du voyage épique, entamé il y’a plus de 400 ans. Dans les Amériques comme dans les Caraïbes, les descendants de la plus grande immigration forcée de tous les temps, ont lutté longtemps et durement, et continuent d’ailleurs à le faire. Pour la justice, l’assimilation et le respect.

La journée internationale du souvenir des victimes de l’esclavage et de la traite transatlantique des esclaves est l’occasion de rendre hommage aux millions d’africains qui ont été violemment arrachés à leur terre et réduits en esclavage. Si les estimations varient sur le nombre de millions d’hommes et de femmes qui ont été enlevés, il n’ y a aucun doute sur l’héritage de cette traite abominable. L’Afrique doit encore se remettre des ravages du commerce des esclaves ou de l’ère coloniale qui a suivi. Pas delà l’Atlantique, en Europe et ailleurs, les populations d’origine africaine se battent toujours au quotidien contre des préjugés très ancrés dans les mentalités qui les maintiennent, de manière disproportionnée, dans la pauvreté.
Malgré l’abolition officielle de l’esclavage, le racisme continue de polluer notre monde tout comme les formes contemporaines d’esclavage que sont la servitude, l’exploitation sexuelle, l’utilisation des enfants dans les conflits armés et le trafic des stupéfiants. Il est essentiel que nous nous exprimions avec force et clarté contre de tels abus. La Déclaration universelle des droits de l’homme stipule que Tous les hommes naissent libres et égaux en dignité et en droits. Le non respect de ce principe fondamental conduit directement à l’humanité de l’esclavage et à l’horreur du génocide.

Dénoncer est le thème de la commémoration de cette année. Nous devons briser le silence, tambour battant. Depuis l’aube de l’humanité en Afrique, les tambours ont marqué le rythme de l’histoire et ils continuent à nous aider à célébrer notre humanité commune.

Aujourd’hui je lance un appel à chacun de vous, partout dans le monde, pour que vous battiez les tambours et proclamiez que noirs ou blancs, homme ou femme, nous sommes un seul et même peuple. Quand les musiciens jouent ensemble, ils s’écoutent les uns les autres tout en jouant leur propre partition. Nous devons faire comme eux. Nous n’atteindrons l’harmonie que lorsque nous nous respecterons les uns les autres, que nous nous réjouirons de notre diversité et travaillerons à nos objectifs communs.

Ban Ki Moon, Secrétaire général des nations unies
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