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Messapresse veut proposer au gouvernement de s’impliquer dans la distribution des journaux

C’est l’une des pistes qu’envisage la filiale camerounaise du groupe français Presstalis, pour améliorer la distribution de la presse sur l’étendue du territoire

Messapresse a tenu son assemblée générale dans la capitale économique du Cameroun le 05 juin dernier. C’étaient en présence de ses deux actionnaires, Presstalis et la Société de presse et d’éditions du Cameroun (Sopecam). Occasion pour la filiale camerounaise du groupe français Presstalis, anciennement appelé Nouvelles messageries de la presse parisienne (NMPP), de revenir sur l’épineux problème de distribution de la presse, qui coûte «extrêmement cher» selon elle. «On aura sans doute matière à nous rapprocher des pouvoirs publics pour voir avec eux comment assurer cette distribution dans les conditions économiques qui soient supportables pour une société comme la nôtre. Sachant que la presse n’est pas un produit comme les autres et qu’il y a évidemment une dimension citoyenne. Je peux prendre l’exemple d’autres pays, notamment la France, où les pouvoirs publics aident à la distribution de la presse quotidienne», illustre Christian Carisey, directeur de l’International et des Affaires institutionnelles de Prestalis, dans le quotidien gouvernemental, édition du 08 juin.

Messapresse, qui a le monopole de la distribution des journaux au Cameroun, ne remplit pas correctement son cahier de charges, s’était publiquement plainte en juillet 2014 la Fédération des éditeurs de presse (Fedipresse). Cette structure, qui regroupe des directeurs de publication au Cameroun, dénonçait, à la suite d’une enquête menée dans certaines régions du Cameroun, l’inactivité de 60% de points de ventes de journaux à Douala, la capitale économique et 44% à Yaoundé. De plus soulignait-elle dans cette étude, des villes situées à moins de trois heures de route de Yaoundé manquent de kiosques à journaux.

L’année dernière, des rumeurs ont couru sur le désengagement envisagé par Messapresse dans le segment de la distribution des journaux. «Il ne s’agit pas du tout de se désengager de cette activité. Simplement, en tant qu’actionnaires, par définition on est obligés de garantir les grands équilibres de la société et donc de faire en sorte que les conditions d’exploitation soient supportables», explique Christian Carisey par ailleurs président de Messapresse.

Selon ce responsable, au Cameroun, la presse importée et locale «a connu des baisses de vente en 2014. Avec comme difficulté notamment l’existence de réseaux parallèles de distribution et de vente des journaux qui viennent amputer l’activité de l’entreprise».

De quoi échauder Messapresse sur cette question, quand on sait que l’entreprise réalise plus de la moitié de son chiffre d’affaires dans l’activité «livres» et beaucoup moins dans la distribution de la presse.


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