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Meurtre du bébé de quatre mois: le gouvernement donne sa version des faits

René Emmanuel Sadi, le ministre de la Communication. (c) Droits réservés

Le ministre de la Communication, Réné Emmanuel Sadi, dans un communiqué réfute l’idée selon laquelle l’armée aurait perpétrée ce crime. D’après lui, l’acte odieux serait le fruit des milices armées en faction dans les régions anglophones.

Une mise en scène bien orchestrée. C’est le fruit des enquêtes menées par les «équipes spécialisées» mandatées pour faire la lumière sur les images qui défraient la chronique depuis le 20 mai. Celles «des images articulées en questions-réponses, [qui] mettent en présence, une voie masculine et une voie féminine en sanglots dont les échanges véhéments accusent l’armée camerounaise d’avoir commis ce crime odieux à Muyuka dans le département du Fako, région du Sud-Ouest sans le moindre indice sur les raisons qui auraient pu motiver un acte aussi irresponsable que barbare et inhumain de la part d’une armée régulière», renseigne le communiqué signé du ministre de la Communication, René Emmanuel Sadi qui poursuit: «Le gouvernement dément formellement ces allégations mensongères».

Le gouvernement, à travers «les services spécialisés» a pu recouper l’information afin de remonter aux vrais coupables «des individus issus des bandes armées criminelles prises de cours par la dynamique d’apaisement de reprise en main de la situation dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest». D’après le communiqué rendu public ce 22 mai, il s’agissait d’une expédition punitive dirigée contre un ancien rebelle sécessionniste aujourd’hui repenti. Ayant été informé de ces représailles, le monsieur aurait fui précipitamment son domicile avec son épouse et deux de leurs enfants. Ils auraient cependant laissés derrière eux leur fillette de quatre mois. Celle-là même qui a subi le sort des milices séparatistes, le 20 mai.

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Comme autres éléments brandit par le gouvernement, «l’analyse minutieuse de la vidéo sus-évoquée effectuée par des spécialistes» qui indique «clairement que la blessure sur la tête de la fillette a été infligée à l’aide d’une arme blanche et non pas d’une munition dont l’impact sur la tête d’un enfant de moins d’un an aurait été totalement différent».

La posture de la fillette couchée sur le côté avec des douilles ostensiblement rangées près du corps, les réponses «mécaniques et instrumentalisées» de la femme «en pleurs supposées être la mère de la fillette assassinée et celle de l’individu qui lui pose des questions qui n’apparaissant à aucun moment sur la vidéo», sont autant d’éléments qui confortent la position du Mincom dans «le jeu de rôles clairement établi».

Fort de tous ces arguments, le gouvernement appel l’opinion publique à plus de vigilance contre les individus «qui n’ont de cesse de diaboliser nos forces de défense et de sécurité».

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