Politique › Institutionnel

Michel Thierry Atangana prend ses marques avec Titus Edzoa

10 jours après sa libération, le Francocamerounais reconnait avoir demandé une grâce présidentielle et refuse qu’on le considère comme l’ancien directeur de campagne de Titus Edzoa

Dans un entretien accordé à Radio France Internationale ce matin, Michel Thierry Atangana est revenu sur le contexte de sa libération. Le Francocamerounais a en effet bénéficié d’une grâce présidentielle signée le 18 février 2014 et a recouvré la liberté le 24 du même mois, après avoir passé 17 ans dans les geôles camerounaises.

A la question du journaliste qui lui a demandé s’il a demandé la grâce, Michel Thierry Atangana a répondu par l’affirmative : « Oui ! j’ai écrit au président de la République pour lui demander une grâce. Et je dois le remercier. » Un propos à l’opposé de celui de son ancien compagnon, Titus Edzoa, avec qui il avait été solidairement condamné à 17 ans de prison en 1997 et 20 ans en 2012.

Dans un entretien accordé à RFI le 26 février dernier, l’ex-Secrétaire général à la présidence de la République, Titus Edzoa, a indiqué n’avoir jamais demandé de grâce. Le 1er mars, au cours d’une conférence de presse à sa résidence, Titus Edzoa l’a expliqué en d’autres termes : « D’aucuns disent que j’ai dit merci aux acteurs de l’extérieur sans le dire au président de la République. Ce dernier n’a pas besoin de gratitude [.] s’il n’avait pas autorisé mon arrestation, je n’aurais jamais été embastillé » avait alors déclaré Titus Edzoa.

La position de Michel Thierry Atangana est toute autre. Il ne trouve aucune responsabilité au chef de l’Etat camerounais mais plutôt à ses collaborateurs : « Le président de la République n’est pas responsable de cette situation. Ce sont des individus de mauvaise foi dans son entourage », affirme Michel Thierry Atangana dans l’entretien accordée à RFI ce 5 mars 2014. Il réfute également avoir été le directeur de campagne de Titus Edzoa, qui avait déclaré sa candidature à l’élection présidentielle d’octobre 1997

« Ce n’est pas vrai du tout ! Je crois que ça arrangeait tout le monde de présenter Atangana comme l’ennemi public n°1 [.] J’étais proche de Titus Edzoa, si vous le voulez. Ai-je été le seul dans tout le Cameroun à être proche du professeur Titus Edzoa ? M’a-t-il nommé à quelque chose pour que je lui sois redevable, non ! » Se défend le Franco-camerounais.

Au cours de cet entretien, Michel Thierry Atangana a par ailleurs salué l’action de la France dans sa libération. Il a reconnu premièrement que c’est sous Nicolas Sarkozy que les visites consulaires ont été rétablies. Entre 2007 et 2008, Michel Thierry Atangana recevait ainsi des visites de l’ex-ambassadeur de France au Cameroun, Bruno Gain.

L’hommage le plus important, il l’a adressé cependant à François Hollande, de qui il recevait des lettres en prison et les déclarations publiques du président français sur le caractère non tolérable de sa détention. Se réclamant français à cor et à cri, Michel Thierry Atangana a sorti cette petite phrase : « « On peut désespérer des hommes mais il ne faut jamais désespérer de la France ».

France pour laquelle il voudrait maintenant qu’elle s’intéresse au sort de Lydienne Eyoum, avocate « francocamerounaise » incarcérée depuis quatre ans pour avoir retenu illégalement devers elle plus d’un milliard de Francs CFA pour une affaire où elle fut l’avocate de l’Etat du Cameroun.

Michel Thierry Atangana, à Paris, le 28 février 2014
rfi)/n


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