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Michelle Ntede: « Baba Diop m’a impressionnée »

Cette journaliste livre ses impressions sur la formation en critique de cinéma offerte par l’association les écrans noirs

présentatrice d’une émission sur le cinéma dans les ondes de Radio campus(Yaoundé), cette jeune journaliste nous livre ses impressions sur la formation en critique de cinéma offerte par l’association les écrans noirs aux journalistes et en présence de Baba Diop, le président de l’association africaine des critiques de cinéma.

Quelles sont vos impressions au terme de cette formation offerte par l’association les écrans noirs sur la critique cinématographique, en présence du président de l’association africaine des critiques de cinéma?
J’ai tout d’abord été émue lorsque j’ai reçu mon invitation à participer à la formation, parce que pour moi cela voulait dire qu’on m’écoutait et qu’on m’écoute. La formation en elle-même a été très enrichissante, de voir Baba Diop expliquer la manière de critiquer un film et d’en ressortir une analyse qui soit objective, c’était pour moi quelque chose de fascinant. Nous avons appris sur la base d’exemple pris dans d’autres festivals. Il est vrai que j’ai une petite formation en audiovisuel, mais là je suis mieux outillée je pense, pour présenter un film dans le cadre d’un article de presse

Qu’est ce qui vous a frappé chez baba Diop?
C’est vraiment un monsieur humble. Malgré sa très grande expérience, il nous écoutait et répondait presque à toutes les questions. Il faut dire qu’il y avait parfois des questions pas très intelligentes mais cela ne le gênait pas , il répondait et prenait le temps d’écouter après les remarques des uns et des autres; Et puis avec des exemples simples il a pris le temps de nous faire distinguer les éléments d’une critique, on a par exemple appris que la critique cinéma ce n’est pas que pour détruire le film, mais il existe aussi une critique constructive qui permet de mieux faire comprendre un film aux autres

Quelle est la valeur ajoutée que vous aura apporté cette formation?
Justement, j’ai beaucoup acquis rien qu’en trois jours et c’est absolument magnifique. Magnifique parce que je suis une passionnée de cinéma, je collabore avec le premier site camerounais spécialisé dans le cinéma, (www.cinemaducameroun.com ), je présente une émission de cinéma sur radio campus. Je pense que l’une des valeurs ajoutées est que désormais je pourrais apporter à mes auditeurs ou à nos cybers lecteurs, des informations mieux élaborées sur le cinéma en général. Je pourrais leur expliquer la raison d’un rapprochement de plan et toute autre technique. L’autre valeur ajoutée que cette formation m’a apporté c’est l’ouverture d’esprit qu’elle m’a permis d’acquérir sur les questions relatives au cinéma. J’ai pu réaliser qu’il existe plusieurs métiers de cinéma et que tous ont leur importance et ça c’est quelque chose que je ne savais pas. Je profite pour dire que cela a été une bonne initiative de l’association les écrans noirs de nous accorder cette formation.

Justement maintenant que vous avez reçu cette formation, quelle commentaire faites vous du Film d’ouverture « Manu Dibango » de Calixte Beyala
(Rires). Vous me posez une question bien délicate, je viens de terminer la formation et je ne pense pas que je peux déjà me permettre de critiquer le film de Calixte Beyala.

Essayez un peu…
D’emblée je voudrais dire que le public ne doit pas juger durement Calixte Beyala. C’est un premier documentaire et je pense que s’il y a des imperfections ce n’est que normal. Le thème choisi était bien, mais j’ai remarqué qu’il y avait un trop gros plan fait sur Manu Dibango, je pensais qu’on devait avoir un film où on parle de sa jeunesses et autre mais bon elle a fait un tout autre choix . Et puis j’ai été choquée par une déclaration de Manu Dibango, lorsqu’il dit qu’il s’en foutait de la souffrance des autres africains, tout ce qui l’intéressait c’était sa musique. J’ai trouvé cela très choquant. Mais dans l’ensemble, pour un premier documentaire, c’était bien.

Que pouvez vous conseiller aux jeunes journalistes qui veulent faire de la critique cinématographique?
Je conseille aux journalistes qui veulent faire dans le cinéma de venir, il y beaucoup de choses à couvrir. Si les jeunes acceptent de se former cela permettra que l’on puisse mieux parler du cinéma camerounais et par conséquent que l’on puisse mieux le vendre, c’est pourquoi j’invite tous les jeunes qui veulent bien à s’intéresser aux métiers et à la communication du cinéma.

Michelle Ntede, journaliste critique de cinéma
Journalducameroun.com)/n
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