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Migrations africaines : le nécessaire changement de perception

Nasser Bourita, le ministre marocain des Affaires étrangères et de la Coopération. (c) Journalducameroun.com

Face aux panafricaines, hier jeudi 25 octobre, le ministre marocain des Affaires étrangères et de la Coopération internationale a invité les journalistes africaines à déconstruire les mythes sur les migrants du continent.

Le 10 décembre prochain, le Pacte mondial sur la migration va être adopté à Marrakech au Maroc. Ce document vise à exploiter les avantages des migrations tout en mutualisant les efforts pour mieux encadrer les déplacements des Hommes sur la planète.

Pour Nasser Bourita, le ministre marocain des Affaires étrangères et de la Coopération, ce sera un moment historique car, la question des migrations touche la plupart des Etats du monde. Environ 258 millions de personnes vivent hors de leurs pays d’origine. 20% de ces migrations sont illégales.

Seulement, les regards sont figés sur celles entreprises par les Africains pour l’Europe, alors que le vieux continent n’accueille que 12% de migrants africains et qu’inversement, le nombre d’Occidentaux installés en Afrique ne nourrit aucune polémique. Autre paradoxe, une fois installés en Europe, ceux-ci investissent dans leurs pays d’origine mais dépensent tout de même 88% de leurs revenus sur leurs terres d’accueil.

De nombreuses idées reçues ont ainsi germé dans les médias occidentaux, notamment et se sont installées dans les esprits, y compris d’Africains. Jeudi, face aux femmes journalistes du réseau « Les Panafricaines », le ministre marocain des Affaires étrangères et de la Coopération internationale a insisté sur le rôle des médias sur le changement de la perception que l’opinion a sur les migrations en général et sur celles des africains en particulier. « Un débat sur la migration doit être basé sur une perception objective. La perception est la moitié de la solution», a déclaré Nasser Bourita.

Le chef de la diplomatie marocaine considère que l’Afrique doit présenter sa propre image de la question. « L’Afrique doit maîtriser son image, son récit, son discours », autrement, elle sera « toujours perçue comme les autres voudraient qu’elle le soit », a ajouté Nasser Bourita.  Et c’est en cela, d’après lui, que « Les Panafricaines » joueront un rôle pertinent dans le changement de cette perception. Le réseau des femmes journalistes d’Afrique va constituer une « masse critique nécessaire pour que l’Afrique se développe », a dit Nasser Bourita.

Le réseau des femmes journalistes d’Afrique est réuni à Casablanca au Maroc dans le cadre du deuxième forum « Les Panafricaines », qui porte sur le thème « Migrations africaines : une chance pour le continent, une responsabilité pour les médias ». Les travaux en ateliers débutent ce vendredi 26 octobre. Mais avant, différents experts vont intervenir lors du grand débat sur la thématique : « D’une rive à l’autre, pour un regard juste sur les migrants ».


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