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Minawao : les mésaventures de 14 000 réfugiés nigérians rentrés spontanément chez eux

Photo d'illustration ©Droits réservés

Ces personnes étaient rentrées dans leurs régions d’origine à la mi-2017, dans l’espoir de trouver un peu de paix et de reconstruire leurs vies. Elles ont été contraintes de revenir au Cameroun après des violences de Boko Haram qui ont conduit à la mort d’une cinquantaine d’individus.

Les conditions de sécurité ne sont pas encore remplies pour un retour des populations ayant fui les exactions de Boko Haram au Nigeria. En témoigne la mésaventure vécue par 14 000 ressortissants de ce pays l’année dernière. Ils avaient quitté spontanément le camp de Minawao  (région de l’Extrême-Nord du Cameroun) entre mai et juin 2017 pour regagner le Nord du Nigeria. Pour les besoins liés au déplacement, ces personnes avaient investi leurs propres fonds.

Leur installation se serait faite sans encombre si les terroristes de Boko Haram ne poursuivaient pas leurs activités terroristes dans le Nord du Nigeria. En août dernier, la secte islamiste a pris d’assaut le camp des déplacés de Banki et tué de nombreuses personnes. Au Haut-commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (Hcr), on parle d’une cinquantaine d’individus morts parmi les populations retournées.

De nouveau, celles-ci ont repris le chemin du Cameroun pour sauver  leurs vies. La représentation Cameroun du Hcr a, depuis, entrepris de sensibiliser cette communauté sur les dangers qu’il y a à retourner chez elle dans l’immédiat. Des messages de sensibilisation sont déployés sur des panneaux dans le camp de Minawao, pendant que des survivants du périple d’août sont utilisés pour témoigner la réalité du danger.

 

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