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Mise au point: A propos de la « visite » manquée de la Cndhl à Lom Pangar

Par Dr. Théodore Nsangou, Directeur général de EDC

Mise au point A propos de la « visite » manquée de la Commission des Droits de l’Homme à Lom Pangar

Depuis quelques jours, la Commission Nationale des Droits de l’Homme et des Libertés (CNDHL) a mis en circulation un communiqué faisant état du refus, par Electricity Development Corporation (EDC), de laisser sa mission accéder au chantier de construction du barrage hydroélectrique de Lom Pangar où des ouvriers locaux se plaindraient de maltraitances de la part de CWE, l’entrepreneur chinois.

Il convient de préciser que les visites sur le site de Lom Pangar obéissent à une planification et exigences de sécurité rigoureuses. Et qu’aucune descente sur le terrain ne saurait se faire en violation de ces règles, compte tenu du contexte que nous connaissons, aussi bien à l’Est qu’ailleurs au Cameroun, et qui impose à tous un regain de vigilance. Or, il est constant que la Commission Nationale des Droits de l’Homme et des Libertés (CNDHL) a délibérément choisi de se rendre à Lom Pangar au mépris des règles de sécurité et du planning de travail proposé par EDC.

Rappelons les faits:
En date du 10 juillet 2014, EDC a été saisi par le Président de la Commission Nationale des Droits de l’Homme et des Libertés (CNDHL) aux fins d’une «descente d’observation et d’investigation sur le site du chantier Lom Pangar du 14 au 17 juillet 2014». Le Directeur Général de EDC a aussitôt marqué son accord en suggérant néanmoins à la CNDHL que «compte tenu de l’importance des rencontres et des activités que vous aurez à effectuer sur le site, bien vouloir reporter votre descente au 24 juillet 2014».

En dépit de cette proposition de décalage, la mission de la CNDHL a décidé unilatéralement de se rendre à Lom Pangar le 16 juillet 2014, sans y avoir été programmée. Il est clair que dans ces conditions, elle n’aurait jamais pu franchir les grilles de la barrière de Lom Pangar à Ouami, dont l’accès est conditionné par la présentation d’un badge magnétique délivré par le Maître d’ouvrage.

Contrairement à ce qu’affirme la CNDHL dans son communiqué, EDC n’a pas de choses à se «reprocher» à Lom Pangar, ni à cacher. A preuve, de nombreuses missions indépendantes d’inspection, de contrôle et d’audit se sont rendues à Lom Pangar au cours de ces dernières semaines et ont pu évaluer en toute liberté les conditions de déroulement du chantier dans son ensemble. La dernière visite du genre a eu lieu le 24 juillet 2014, autour des émissaires du Haut-Commissariat des Nations unies aux Droits de l’Homme.

En effet, le 24 juillet 2014, EDC a reçu sur le site de Lom Pangar une mission du Centre des Nations-Unies pour les Droits de l’Homme et la Démocratie en Afrique Centrale qui est venue s’enquérir de la situation des droits de l’homme sur le site, en compagnie d’une vingtaine de journalistes de la presse camerounaise. Ceux-ci sont repartis bien édifiés et plutôt émerveillés par les efforts déployés sur le site en vue de l’amélioration perpétuelle de la condition des travailleurs de Lom Pangar. Les vidéos, photos et interviews de ce voyage instructif sont en circulation libre dans les médias depuis quelques jours et témoignent d’une dynamique positive, loin de toute dérive scandaleuse.

Au demeurant, nous restons disposés à uvrer avec tous les acteurs de la société civile afin qu’ensemble, nous puissions mener à terme cet ambitieux projet qui va améliorer la vie de millions de Camerounais grâce à l’accès à l’énergie de source hydroélectrique. Nous regrettons simplement la mauvaise foi manifeste et la mise en scène grossière de la CNDHL qui ne reflètent nullement la réalité.
EDC rappelle enfin à l’opinion nationale et internationale que l’accès au site de construction du barrage de Lom Pangar est fortement réglementé et soumis à des conditions et exigences prescrites par le gouvernement camerounais et les partenaires financiers du projet. Aussi toute visite doit-elle répondre à ces exigences pour être en conformité avec les normes de sécurité en vigueur.

Fait à Yaoundé le 31 juillet 2014.

Théodore Nsangou, DG de EDC
edc-cameroon.org)/n


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