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Les misères d’une camerounaise sans permis de travail en Belgique

Adèle Ngo Booh. ©Droits réservés

Adèle Ngo Booh a suivi avec succès une formation d’enseignante de morale et de citoyenneté à Bruxelles, mais sans permis de travail, elle ne parvient pas à trouver un emploi.

Par trois fois, la Camerounaise Adèle Ngo Booh a raté une opportunité d’emploi en Belgique, le pays qui l’accueille depuis au moins trois ans. La jeune femme ne détient pas un passeport belge et encore moins un permis de travail. Pourtant, celle-ci a suivi et achevé, en trois ans, une formation d’enseignante de morale et citoyenneté. Apparemment, son profil est assez  digne d’intérêt pour retenir l’attention des cellules pédagogiques des communes de Mollenbeek, de Saint-Gilles et de Jette.

Cependant, au moment des pourparlers à Mollenbeek, Adèle Ngo Booh est confrontée à un blocage administratif qui fait que son dossier n’avance pas. C’est bientôt jour de rentrée scolaire et la Commune ne peut point patienter. Adèle Ngo Booh perd le job.


Le scénario se répète avec Saint-Gilles et Jette. Finalement, l’infortunée reçoit l’offre de la commune d’Uccle qui lui propose de recourir à un enseignant de substitution en attendant que sa démarche aboutisse. Seulement, la demande de permis de travail d’Adèle Ngo Booh est rejetée. Elle a intenté une action en justice contre la Bruxelles Économie et Emploi, l’instance chargée de la délivrance desdits permis. En attendant l’issue de cette autre démarche, Adèle Ngo Booh a entamé une nouvelle formation.

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