Société › Faits divers

Mobilisation dans l’Allier pour la cardiologue camerounaise Raïnatou M’Bacha

Plus de 200 personnes se sont réunis hier pour lui apporter leur soutien

Des élus, associations et syndicats se mobilisent dans l’Allier à l’initiative de la CGT pour une cardiologue camerounaise de l’hôpital public de Montluçon, menacée d’expulsion, alors que la préfecture fait valoir que son diplôme n’est pas reconnu en France. Plus de 200 personnes se sont réunies jeudi devant la sous-préfecture de l’Allier à Montluçon, dont des élus (Front de gauche, PS), des représentants de la Ligue des droits de l’Homme ainsi que des militants CGT. « Sur un plan humain, c’est difficile mais cette situation met aussi en péril le service de cardiologie et l’offre de soin dans le bassin », a-t-elle déclaré.

Raïmatou M’Bacha, une Camerounaise de 31 ans, titulaire d’un diplôme russe de cardiologie, est arrivée en 2006 à Clermont-Ferrand avec un titre de séjour étudiant pour se spécialiser en échographie à l’université de la capitale auvergnate. En 2008, l’hôpital de Montluçon la recrute en tant qu’interne puis « praticien attaché associé ». La jeune femme, qui a reçu le soutien de ses collègues, a échoué deux fois à la PAE (procédure d’autorisation d’exercice), un concours qui lui aurait permis d’obtenir une équivalence en France de son diplôme. Puis son titre de séjour est arrivé à expiration le 19 janvier, selon Mme Deligny. La préfecture de l’Allier, qui doit lui remettre vendredi une OQTF (Obligation de quitter le territoire français), refuse de lui donner un titre de séjour de travail : « ce serait reconnaître implicitement qu’elle peut travailler dans l’illégalité », a estimé le secrétaire général, Christian Michalac.

« Elle a la possibilité de s’inscrire en tant qu’étudiante à l’université de Clermont-Ferrand et de rester à Montluçon mais comme interne. Ou de rentrer au Cameroun pour passer une troisième fois une PAE », a-t-il dit. « Aller étudier quoi alors que j’exerce déjà ? On remet toujours en question mes compétences. J’ai eu une dérogation pour exercer et du jour au lendemain, je suis hors-la-loi », a déploré Mme M’Bacha, interrogée par l’AFP. « Sans elle, les deux autres cardiologues qui ont repris sa clientèle ne pourront pas continuer et le service est menacé de fermeture », estime Mme Deligny.

Raïmatou M’Bacha, cardiologue camerounaise
http://www.lamontagne.fr)/n

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