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Mode: Les tailles basses en vogue à Yaoundé

Elles sont de plus en plus prisées par les jeunes filles

Pas un pas sans tailles basses peut- on dire au regard de l’ampleur que prend ce mode vestimentaire dans la capitale camerounaise. Jeunes des lycées, collèges et d’universités ont pratiquement adopté cette mode vestimentaire à savoir des pantalons, pantacourts ou jupes qui exposent une bonne partie du postérieur et du ventre de la femme. Même si la tendance est beaucoup plus visible dans les soirées mondaines, les boites de nuit ou dans tout autre lieu festif, la mode des tailles basses a gagné la rue. Sans pudeur, les jeunes femmes portent ces vêtements avec une fierté qui montre à suffisance le désir d’exhiber les rondeurs, le postérieur ou le ventre.

Doudou propriétaire d’un prêt- à- porter dans un quartier de Yaoundé nous signifie que ce sont les vêtements taille basse qui se vendent le plus dans son prêt-à-porter. Chaque week-end dit- il les jeunes filles viennent faire des commandes ou des réservations pour avoir droit au premier choix. La mode a pris une tournure générale au point où même certaines femmes âgées ne se privent pas de ces vêtements qui mettent leur corps en valeur. C’est d’ailleurs le point de vue de Diane rencontrée sur les lieux moi je pense que les filles qui mettent les tailles basses veulent qu’on voit leurs formes. C’est aussi une autre forme de séduction. , avance la jeune fille qui fait certainement partie des adeptes de cette mode au regard de son accoutrement.


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Certaines autres filles interrogées dans la rue estiment que ces habits attirent le regard même si parfois c’est moche. Pour la jeune Angèle venue faire du shopping, les tailles basses sont bien, mais moi j’ai honte de les porter comme ça voilà pourquoi je suis obligée de porter un haut long pour cacher mon derrière quand je marche en route. C’est en fait à ce spectacle qu’ont droit tout ceux qui regardent les filles habillées en tailles basses, des vêtements qui laissent apparaître une bonne partie des fesses de celles qui les portent. Si on ne prend pas des précautions comme Angèle, les sous -vêtements sont eux aussi exposés.

A Yaoundé ces tenues sont les plus visibles dans certains prêts-à porter. Chez madame Jang Apolline, une commerçante qui fait la ligne de Dubaï, certaines jeunes viennent essayer ces vêtements sur place avant d’en acheter. Selon elle, la plupart de ses jeunes clientes disent vouloir se mettre en valeur et ne pas passer inaperçues. Ces vêtements se vendent beaucoup plus en période de fête nous confie doudou. Les prix varient entre 3000francs CFA et 5000francs CFA.

Mais au-delà de l’effet de mode, on observe à travers ces tenues, la volonté manifeste pour la femme de vouloir s’affirmer à tout prix dans un environnement très souvent dominé par les hommes. Car outre les tailles basses, les vêtements moulants sont à la mode. Que ce soit ceux achetés dans les prêts-à-porter ou cousus, la tendance est de plus en plus dominée par les tenues qui dessinent le corps de la femme. Marthe, une couturière nous révèle que la plupart des femmes qui se font coudre des habits dans son atelier exigent des mesures plus étroites pour la confection de leurs habits.

Il faut dire que cette mode est aussi mise en vitrine par les médias étrangers qui influencent les choix des consommateurs camerounais. On a tendance à faire comme à la télé même si le contexte et les m urs ne sont pas toujours les mêmes.


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