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Mondial 2022 : l’équipe du Cameroun toujours en chantier

Les Lions indomptables tombent devant l'Ouzbékistan

A quelques semaines du début de la Coupe du monde « Qatar 2022 », les Lions indomptables sont toujours en construction. Seule solution : les binationaux.

Rigobert Song, le manager-sélectionneur des Lions indomptables cherche clairement la bonne formule dans tous les compartiments. Si à la suite des deux matchs de préparation perdus face à l’Ouzbékistan (0-2), et (0-1), devant la Corée du Sud, le patron technique s’est dit satisfait de son équipe, il n’en demeure pas moins vrai que le secteur défensif est encore en construction.

De retour en sélection après plus de cinq ans d’absence, Nicolas Nkoulou, longtemps blessé à Watford, a montré qu’il manque de rythme. Le défenseur central d’Aris Salonique, en Grèce, convoqué pour suppléer Ngadeu Ngadjui qui s’est montré très fébrile ces derniers temps, n’a pas aussi été très rassurant dans ses interventions.

Sur ces deux matchs, Nicolas Nkoulou qui est apparu en équipe fanion pour la première fois en 2008, face à l’Afrique du Sud, a montré qu’il a perdu en vivacité. Sa relance, qui fût longtemps un de ses points forts, est devenue approximative. L’essentiel des bonnes relances a été effectué par André Onana. Il peine à remporter ses duels, obligeant Castelletto à aller seul au charbon. On en vient à souhaiter que Nkoulou qui est remplaçant en club trouve du temps de jeu pour arriver prêt au Mondial qatari.

Sur les côtés, Fai Collins et Nouhou Tolo ne se sont guère montrés très rassurants. Utilisés comme des pistons, face aux Loups blancs, ils ont peu apporté sur le plan offensif. Ce qui démontre qu’ils n’avaient pas le profil idéal pour évoluer dans ce système en 3-4-3, à la mode en ce moment. Face à la Corée du Sud, dans un schéma de jeu en 4-4-2, plus conforme à leurs aptitudes, ils se sont mieux exprimés.

Mais en Coupe du monde, face à la vivacité des ailiers (Vinisus par exemple), la défense camerounaise devra se montrer très hermétique. Les renforts de la trempe de Sacha Boey, (Galatasaray), Evan Ndicka (Eintracht Francfort) et Brandon Soppy, (Atalanta Bergame) sont attendus. Samuel Eto’o doit se montrer très persuasif pour convaincre ces trois talentueux Franco-camerounais qui sont dans l’antichambre des Bleus.

Au milieu de terrain, les interrogations existent aussi. Seul Olivier Ntcham, grâce à son activité, est sorti grandi du rassemblement en Corée du Sud. A l’absence de Zambo Anguissa, étincèlent en club, le jeu des Lions a manqué de consistance et surtout de créativité. Titulaire face à l’Ouzbékistan, Georges Mandjeck, sorti des retards depuis 2019, était en retard sur presque tous les ballons. Joueur usé, le demi-défensif du modeste club chypriote de Nea Salamis Famagouste, ne peut plus apporter grand-chose aux Lions.

Les «bannis» de la dernière Can, Yvan Neyou et Lea Siliki, devraient avoir une seconde chance. Adrien Tameze, performant avec Hallas Verone, qui rêve aussi de Coupe du monde, doit s’en mordre les doigts. Courtisé par Samuel Eto’o à la veille de la Can 2019, l’ancien joueur de Nice avait maladroitement demandé un temps de réflexion…Mais Oum Gwet et Martin Hongla sont irréguliers en club.

Lors de ces deux matchs amicaux, les Lions ont montré également les lacunes dans l’animation offensive, seulement trois tirs cadrés. Moumi Ngamaleu, excentré sur le côté gauche, où évolue habituellement Toko Ekambi, absent sur blessure, s’est limité aux tâches défensives. Techniquement très limité, il n’a jamais pu déborder son vis-à-vis en deux matchs.

A ce poste, le staff technique gagnerait à essayer plus souvent Georges Kevin Nkoudou qui est plus percutant. Sur le front de l’attaque, où Bryan Mbeumo est l’une des rares satisfactions, la bande à Léandre Tawamba et Jean Pierre Nsamé, étant très lourd, il ne se fait pas tard de convaincre Hugo Ekitiké (PSG) et ou Youssoupha Moukoko (Dortmund).

Enfin, il y a un homme dont tout le monde parle et qui a été au cœur des débats durant cette fenêtre Fifa, c’est le manager-sélectionneur Rigobert Song, qui peine à imprimer un style de jeu conquérant aux Lions. Ceci bien qu’il y ait eu un léger mieux en termes de possession de balle face à la Corée du Sud.

Après un schéma de jeu en 3-4-3, expérimental, face à l’Ouzbékistan, le patron technique des Lions est revenu à des meilleurs sentiments en choisissant un système en 4-4-2, devant le Corée du Sud, mais le constat est resté le même : le jeu du Cameroun manque d’automatisme, de créativité, de solidité défensive (trois buts encaissés) et surtout d’efficacité offensive (seulement trois tirs cadrés). Vaste chantier à une quarantaine de jours du début du Mondial « Qatar 2022 » dont le président Samuel Eto’o rêve d’arriver en finale.


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