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Motos Taxis à yaoundé: ça roule dans tous les sens

bon nombre de conducteurs n’observent pas toujours les règles élémentaires du code de la route

Pas un pas sans accident pourrait-on dire aujourd’hui au regard des multiples accidents causés par des conducteurs de motos taxis. Ce sont des jeunes, anciens élèves ou étudiants pour la plupart qui exercent ce métier, même si on y retrouve aussi une certaine catégorie de conducteurs d’un âge avancé. En principe, les motos taxis ont été autorisées dans le domaine du transport pour résorber l’épineuse question de l’absence des moyens de transport dans les grandes métropoles du pays comme Yaoundé et Douala. La communauté urbaine de Yaoundé avait ainsi délimité leurs zones de compétence, notamment, les axes périphériques. En clair, les motos taxis devraient transporter leurs passagers, des carrefours pour les sous-quartiers. Leur circulation était donc interdite dans les centres urbains. Malheureusement, cette mesure n’est pas toujours appliquée par les « bend-skineurs » qui se retrouvent parfois à rouler au c ur de la capitale.


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Le texte du Premier Ministre, chef du gouvernement intervient ainsi dans ce contexte, marqué aussi par le non respect du code de la route par tous ces jeunes conducteurs. Il suffit juste d’avoir une moto, quelques jours d’exercice dans un stade de foot et vous voilà sur la route ! La plupart de ces motos n’ont pas de clignotants. Généralement, c’est par un signe de main que l’on fait savoir qu’on voudrait virer à gauche ou à droite. En plus, la non maîtrise des ficelles du code de la route amène les conducteurs à opérer des dépassements incontrôlés et maladroits, non conformes à la réglementation. Autre constat, l’excès de vitesse : la plupart des jeunes conducteurs de « bend-skin » ne maîtrisent aucune notion de vitesse requise, chacun voulant prouver qu’il est le meilleur conducteur de cet engin à deux roues. Il est même facile de voir un jeune conducteur assis sur la moto, parfois debout, les mains hors du guidon, comme pour imiter les cascadeurs. D’autres n’hésitent pas d’incorporer des baffles sur leurs motos, et, c’est à un véritable vacarme qu’ont droit les piétons au passage de la moto taxi. Dans le cas contraire, ce sont des écouteurs qui distillent une musique tonitruante qui encombre les oreilles. Si tout ceci paraît anormal à un esprit conscient et consciencieux, il faut dire que, pour les « bend-skineurs », il s’agit tout simplement d’un « look » ou d’une mode. Et, « écouter sa bonne musique n’est pas un pêché » avance un « bend-skineur ». Ces motos taxis ne sont pas toujours soumises à des visites techniques. Les casques de protection pour le conducteur sont inconnus par eux-mêmes et les propriétaires de leurs motos. Les badges d’identification non plus. Ainsi, la nuit, les clients, exposés aux agressions diverses, ne peuvent pas identifier leurs bourreaux.

La récurrence des accidents observés dans les axes, notamment les collisions avec les taxis, les camions et les « personnels », est liée à tous ces manquements. Un autre phénomène observé dans le travail des conducteurs de motos taxis, c’est la surcharge. Sur une même moto, le conducteur transporte parfois deux à trois personnes. Des femmes sortant des marchés ou en déplacement d’un coin à un autre d’une zone, surchargent parfois ces motos jusqu’au niveau du guidon par des marchandises. Pire encore, sur ces motos, on peut transporter trois écoliers qui peuvent perdre l’équilibre à tout moment. Voilà les griefs que l’on peut faire dans ce secteur où les principaux acteurs semblent être motivés par une inconscience notoire. L’absence des campagnes de sensibilisation et d’éducation, ne peut qu’amplifier les risques d’accidents. Et la célèbre chanson de l’artiste Black Rogers, « la route ne tue pas, c’est l’homme qui tue » trouve ici tout son fondement. Vivement donc que le civisme l’emporte sur l’amateurisme, l’inconscience et l’anarchie, des maux qui minent encore les activités des motos taxis à Yaoundé.

Inoni Ephraim, Premier Ministre
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