Culture › Arts visuels

Musée national : des artistes plasticiens exposent leur vision de la société d’ « aujourd’hui »

Exposition (c) Droits réservés

Bartelemy Toguo, Samuel Fosso, Jean David Nkot… De grands noms qui s’engagent pour une société contemporaine juste et jalouse de ses valeurs positives. Leurs fresques sont exposées au Musée national de Yaoundé.

Le Musée national de Yaoundé accueille, jusqu’en septembre, une exposition d’œuvres engagées sur le thème « aujourd’hui ». Une initiative de la Banque mondiale qui vise à réveiller les consciences tout en ennoblissant des artistes qui ont la côte à l’international mais qui reste méconnus au Cameroun.

Dans le genre, l’écrivain Simon Njami s’illustre. Ce commissaire d’exposition – métier qui couvre la conception et la réalisation d’une exposition – fait partie des artistes plasticiens africains qui comptent.  En 2004 déjà, il a été commissaire pour le compte de l’Africa Remix, une  exposition itinérante qui a duré trois ans et permis de donner de la visibilité à l’art contemporain africain.

Simon Njami est le directeur artistique de l’ « aujourd’hui ». Un  événement qui rassemble trente-un artistes camerounais réunis dans une panache de couleurs, de matières, de formes et d’ouvrages différents mis ensemble pour repenser la société d’aujourd’hui.

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Pas de place pour l’idéologie. Les artistes ne sont pas coupés de la réalité. Ils en demandent juste une amélioration. « Nation », l’installation de Bernard Ajarb ou encore « Dégâts des eaux. Performance collective, déambulation » les photographies de Gabriella Badjeck, font autorité. Le premier revient sur les dérives de la jeunesse camerounaise, un peu trop adonnée à l’alcool et autres plaisirs. Ses figurines sont dénuées de visage, probablement pour des besoins de sensibilisation. Peignez-y le visage que vous voulez. La deuxième emploie la puissance de la métaphore pour évoquer « l’échec des politiques qui nous gouvernent ». Quoi de plus représentatif que l’eau pour symboliser la délicatesse de la stabilité dans une République. L’image : «Une marmite neuve mais déjà pleine de trous qu’est notre chère République ». Gabriella Badjeck appelle les peuples à exercer leur droit de souveraineté.

-Vous avez parlé de politique ? –

Jean Emati est d’attaque pour le faire. L’artiste réveille  les consciences sur l’inertie des peuples face aux maux qu’ils subissent. Il use, pour le faire, d’une fresque des plus imagées représentant un homme à la tête de buffle qui tire d’une ficelle un mouton rebelle sous les aboiements rageurs, mais vains, d’un chien. Son œuvre « Le chien aboie, la caravane passe et le faible trépasse » s’attaque aux rapports de force qui persistent entre les gouvernements et les peuples, ainsi que les actions minimalistes des organisations (le chien).

Samuel Fosso, William Kayo, Bartélémy Toguo, Jean David Nkot, Grâce Dorothée Tong Guy Woueté, Boris Nzebo…. s’exposent au Musée national de Yaoundé jusqu’à la fin du mois de septembre.

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