Culture › Musique

Musique: Jack Djéyim présente « Show me the way »

L’artiste était face à la presse samedi dernier à Yaoundé.

C’est au cabaret « Lisa et Christopher au quartier » Tsinga que le chanteur camerounais Jack Djéyim a rencontré les hommes des médias pour la présentation officielle de son 4ème album « Show me the way ».c’est un opus de 17 titres qui planent entre les différents rythmes de l’Ouest Cameroun avec une ouverture vers d’autres régions comme le Sud, le Centre, le Littoral et le Nord-Ouest. Jack Djéyim s’est prêté volontiers aux questions des journalistes parlant à la fois de l’artiste et de l’homme, se rappelant de ses premiers contacts avec l’occident où il a parfois été obligé de se lever à quatre heures du matin pour «livrer des fruits, conduire des camions pour survivre ». Mais la passion pour la musique n’a pas fait perdre des repères à ce fils Bamiléké, surtout pour un homme dont la crainte de Dieu est un préalable pour toute réussie.

Dans son quatrième album, l’artiste parle d’amour, de paix, des rapports entre l’homme et son semblable et surtout de Dieu. Cet album est un opus presque entièrement instrumental partagé en deux volets distincts et arrangé autour du jeu de sa guitare électrique, inspirée, généreuse. Grâce à une section acoustique et à une autre plus orchestrée avec instrumentalisation électrique et batterie. Jack Djéyim offre aux mélomanes deux univers au contenu émotionnel variable dans lesquels on rentre de plein pied, comme dans une étonnante odyssée, aux ouvertures inattendues. Par la combinaison audacieuse de la musique classique, jack Djéyim brouille et transcende les frontières de la musique et suggère à ses fans et aux mélomanes la proximité des sentiments mus par les mêmes désirs de paix et de bonheur que les humains partagent d’un bout à l’autre du monde.

Jack Djéyim
Journalducameroun.com)/n

Jack Djéyim entame sa carrière musicale en 1977, au club de la payotte à Bafoussam avec le groupe Sapho Brothers. Après quatre ans passés au Nigéria, pays où il va parfaire la maîtrise des ficèles de la guitare, il quitte l’Afrique en 1983 et s’installe en France. Celui qui est influencé par les styles de Jackson Brown, James Taylor, Elton John, Cat Stevens, Bob Marley, Sony Okusun, Fella Ramsone Kuti, Géraldo Pino, sort son tout premier album « chéri coco », en 1987, chez Espace Tropical. Cet album résume le parcours de l’artiste en Afrique. C’est avec le concours du célèbre guitariste Slim Pezin, que Jack Djéyim offre aux mélomanes son deuxième album. Le « marabout » se présente comme l’album de la mutation qui lui permettra de faire des tournées avec des artistes comme Tshala Muana, Abeti Massikini, Sam Fan Thomas entre autres.
En 1996, il participe au « dance machine », au Zénith, aux côtés de Jean Peen. En 1997, Jack Djéyim sort son troisième album « dance around the fire », avec le label Cross Over-Belgique. L’opus se présente comme l’album de la maturité, qui dévoile un artiste en pleine communion avec sa guitare dotée de la force nécessaire pour porter au public des textes profonds : ballades dans l’enfance, fêtes au village, portrait d’une Afrique qui affiche l’espoir, la tradition, la fierté mais aussi et surtout l’humanité.

« Show me the way » cadre avec cet esprit de continuité avec en prime une évolution acoustique remarquable. L’album qui se trouve dans les bacs depuis quelques jours, mérite sans doute une écoute attentive surtout pour les amateurs des musiques thématiques, à travers lesquelles, un élan de conscientisation fait des artistes comme Jack Djeyim, de véritables pédagogues

Jack Djéyim
Journalducameroun.com)/n
À LA UNE
Sondage

Un candidat de l'opposition a-t-il une chance de gagner la présidentielle 2018 au Cameroun?

View Results

Loading ... Loading ...
Retour en haut