Culture › Musique

Musique : la CMC refait surface

Après une décision de la cour suprême du cameroun

L’information alimente les conversations dans les milieux du showbiz en particulier et de la culture en général depuis le 19 février 2009. En effet on se rappelle que la ministre de la culture madame Ama Tutu Muna avait retiré l’agrément à la Cameroon Music Corporation CMC dont le président du conseil d’administration le chanteur SAM Mbendé avait été accusé de malversations financières et de mauvaise gestion des ressources de l’entreprise .SAM Mbendé était aussi accusé d’avoir à lui seul un salaire de 1000000de franc CFA tandis que les salaires de ses vice- présidents naviguaient dans les 700000francs CFA. De nombreux artistes, qui avaient pourtant décidé en assemblée, se sont retrouvés à critiquer les règles par eux établies

L’arrivée d’un directeur général français, Jean Claude Laurent, n’était pas aussi du goût de certains artistes qui estimaient que le Cameroun avait des compétences en matière de gestion du droit d’auteur. A cela s’était ajouté l’épineux problème de répartition des droits d’auteurs aux créateurs de uvres de l’esprit. Favoritisme, clanisme faisaient partie de maux décriés ici et là par certains artistes frustrés ou lésés.

Mais SAM Mbendé le PCA de la cameroon music corporation, et le responsable de la communication de l’entreprise, Guy Zogo, ont toujours su balayé ces critiques du revers de la main au cour d’un conférence de presse tenue à la veille de l’assemblée générale élective l’année dernière l’auteur de [ b« Rosita »] avait tenu à donner aux hommes des médias tous les éclairages relatifs à sa gestion de la cmc et des grandes négociations entamées avec des structures s urs en Europe pour la formation et le recyclage de certains responsables de la cameroon music corporation. Mais au ministère de la culture qui venait d’être confié à Ama Tutu Muna remplacement de Léopold Ferdinand Oyono, il fallait revoir le mode de gestion de cette entreprise musicale qui pourtant génère de fonds énormes. C’est dans ce contexte que le PCA convoquera une assemblée générale le 10 mai 2008 au palais de congrès de yaoundé. Rencontre qui permettra à SAM Mbendé de bénéficier à nouveau de la confiance de se pairs. Malheureusement pour lui, après le retrait de l’agrément à la CMC, madame la ministre de la culture,met sur pied un comité ad hoc le 15 mai 2008.ilet chargé de l’organisation de l’assemblée générale qui verra la création, le 07 juin 2008, de la Société Civile Camerounais de l’Art Musical (SOCAM), dont les rênes seront confiées à la chanteuse du gospel Odile Ngaska.

Mais SAM Mbendé qui ne prendra pas d’ailleurs part à cette assemblée va monter au créneau pour dénoncer cette gestion et cette implication du ministère de la culture. Les partisan de la thèse de SAM Mbendé estiment que le retrait d’agrément à la cmc par la ministre de la culture Ama tutu Muna, est en violation des dispositions législatives et règlementaire du décret d’application n° 2001/956/pm du 1er novembre 2001, fixant les modalités de la loi n°2000/011 du 19 décembre 2000 relatives aux droits d’auteurs et aux droits voisins. Les responsables de la cmc, dont le siège de Tsinga à Yaoundé a été scellé, avaient donc saisi les instances juridiques compétentes pour trancher ce litige qui a pratiquement divisé la grande famille artistique.


Pendant que la SOCAM s’installait dans ses locaux au quartier bastos, la bataille juridique, elle, se poursuivait au tribunal la chambre administrative de la cour suprême du Cameroun, par le canal vient donc de rétablir la cmc dans ses droits à travers la suspension des décisions du ministre de la culture Ama Tutu Muna, ayant aboutit à la création de la société civile camerounaise de l’art musical. Le conseiller chargé des actions en référée et des sursis en exécution vient de rendre public la décision au sujet des recours n°76 et 77/2008 des 27 mai et 4 juin 2008 relatif à l’affaire cmc contre ministère de la culture état du cameroun. .En clair, la le conseiller à la chambre administrative de la cour suprême, chargé de statuer les actions en référée et les demandes de sursis à exécution affirme dans les colonnes du journal le Messager.

[c Emmanuel Sandeu] Est ordonné la suppression des effets de la décision n°008/Mincult/Cab du 12 mai 2008du ministre de la culture portant retrait d’agrément à la cmc et de celle n°0089/Mincult/cab du 15 mai 2008 du ministre de la culture portant nomination des membres du comité ad hoc chargé de la gestion des affaires courantes de la société.[/C].

Jusqu’ici le ministère de la culture et la Socam n’ont pas encore commenté officiellement cette décision qui va certainement à nouveau, relancer la polémique dans la gestion des droits d’auteurs au cameroun.


Journalducameroun.com)/n
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