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Cameroun : Mbarga Soukouss n’est plus !

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La famille de l’artiste affirme qu’il a succombĂ© Ă  un arrĂȘt cardiaque.

La musique camerounaise vient de perdre un de ses plus célÚbres acteurs. Le chanteur Mbarga Soukouss, de son vrai nom Mbarga Onomo Jean, chanteur à succÚs des années 90, est décédé ce 29 novembre 2017 à Yaoundé. Au domicile du défunt au quartier Mvan, la tristesse et la consternation sont perceptibles. Les souvenirs de cette icÎne attristent les personnes venues apporter leur compassion à la famille éplorée.

« C’est un passionnĂ© de musique qui nous quitte», explique sa niĂšce, Mme Ostelle, une sexagĂ©naire Ă  qui il rend hommage dans le titre « Essamba », sorti en 1989. Selon ses tĂ©moignages, Mbarga Soukouss a toujours privilĂ©giĂ© la musique Ă  ses Ă©tudes ou toute autre activitĂ© professionnelle.« Tout pour lui c’était la musique, et c’est ça qu’il a toujours fait jusqu’à la fin de ses jours », confie-t-elle.

La carriĂšre de Mbarga Soukouss n’a pourtant pas toujours Ă©tĂ© rose. Au dĂ©but de celle-ci, le chanteur adopte un style gospel. Au milieu des annĂ©es 80, il dĂ©voile « Duma eku yong zamba ekoué », une louange Ă  Dieu. La chanson n’a pas le succĂšs escomptĂ©, et l’artiste change de registre. EntourĂ© d’autres grands noms du bikutsi tels que Cher ami de la capitale, Messi Martin, Atebass, Zanzibar, il Ă©cume les cabarets de YaoundĂ©, et affine son art. En 1989, Mbarga Soukouss sort un E.P de 4 chansons intitulĂ© « Essamba ». L’opus est un franc succĂšs, notamment grĂące Ă  deux de titres devenus cultes : « Essamba » et « Long courrier ». Quelques annĂ©es plus tard, l’artiste confirme son talent avec une autre chanson d’anthologie : « Nsono Nsono ».


Mais au-delĂ  de l’homme de scĂšne, les proches de Mbarga Soukouss retiennent avant tout l’image d’un pĂšre de famille et d’un rassembleur. « Chaque fois qu’il voyageait hors du pays, il tenait toujours Ă  ramener quelque chose pour tout le monde, il n’oubliait personne. C’était un homme large et trĂšs gĂ©nĂ©reux », raconte un de ses proches. Il ajoute : « Il avait un sens trĂšs ouvert de l’amitiĂ©. Il avait deux familles. Sa famille artistique et sa famille nuclĂ©aire. La musique c’était sa vie ». Pour le confirmer, on apprendra que Mbarga Soukouss était rentrĂ© en studio avant sa mort. Il travaillait sur ce qui allait ĂȘtre le dernier album de sa carriĂšre, et sa sortie Ă©tait prĂ©vue pour 2018.

Le défunt était marié et pÚre de quatre enfants (2 filles, 2 garçons).

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