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Ngaoundéré : ELECAM courtise les étudiants

Les équipes d’inscription biométrique sur les listes électorales se sont déportées sur le campus de l’Université de Ngaoundéré

Plus que soixante-douze heures pour combler les retards jusque là observés dans les différents points d’enregistrements d’Elections Cameroon (Elécam), antenne communale de Ngaoundéré III. Avec plus de 20. 000 âmes, cette localité essentiellement peuplée d’étudiants dispose de trois kits d’enregistrements biométriques. Mais depuis ce lundi matin, les équipes d’Elécam ont investi le campus universitaire en une véritable démonstration de force. Selon Bobbo HAMATOUKOUR, chef d’antenne Elécam Ngaoundéré III, « la priorité c’est d’abord les étudiants car en ce qui concerne la population locale, nous sommes déjà au-delà de nos objectifs. Or, Pour les étudiants, seul 33 â ». est couvert ». Il faut noter que les objectifs sont orientés en fonction de l’échantillon obtenu lors des consultations de 2011. La refonte du fichier électoral sous format biométrique donne finalement plus de crédibilité au processus électoral en question. Dans les 16. 000 inscrits en 2011 à Ngaoundéré III, il y a 10.500 selon les statistiques fournies par cette représentation communale d’Elécam. Conscient de l’importance de ces derniers dans l’atteinte des objectifs fixés par le corps électoral, Bobbo HAMATOUKOUR et son équipe ne manquent de stratégies pour amener la quasi-totalité des étudiants de l’Université de Ngaoundéré logée d’ailleurs dans sa circonscription de compétence, à s’enregistrer sur le fichier électoral. « Nous espérons atteindre les 10. 500 étudiants enregistrés en 2011, actuellement nous sommes à 4.500 », précise t-il.

Pourtant, rien ne présage encore la réalisation de ces objectifs ambitieux compte tenu du temps qui reste. C’est pourquoi, même s’il ne s’agit d’une déclaration ouverte pour l’instant, l’équipe d’Elécam compte sur le prolongement du délai d’inscription sur les listes électorales par le Chef de l’Etat afin d’avoir un effectif impressionnant pour l’image d’une organisation tout à fait réussie. Ce déploiement de cet organe en charge des consultations électorales et référendaires au Cameroun sur le campus universitaire est coté par l’organisation non gouvernementale Transparency international. Elle met sur le terrain des volontaires afin de sensibiliser les cop’s sur leur devoir citoyen. Toutefois, certains observateurs de la politique nationale voient dans cette action d’Elécam une sorte de politisation des milieux socio-académiques. Ce qui n’est pas toujours en conformité avec les législations en matière électorale parce que les partis politiques peuvent avoir une occasion de s’infiltrer par des campagnes voilées dans ces instances académiques.


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Il faut signaler tout de même que cette ruée vers les étudiants peut servir seulement de remplissage des listes, car on se souvient des élections d’Octobre 2011 où la majorité d’étudiants inscrits n’ont pas voté à cause parce qu’étant encore en vacances et ne pouvant pas voter ailleurs. Face à ce genre de difficultés notoires, le responsable communal d’Elécam retorque : « C’est la loi, elle est dure pour tout le monde. Ce n’est pas moi qui fixe le calendrier électoral ! C’est le Président de la république. En 2011 nous avons eu la mal chance que les élections ont eu lieu en Octobre à la vieille de la rentrée académique, beaucoup d’étudiants n’étaient pas revenus. A l’impossible nul n’est tenu ! Sur les 10. 500 inscrits, nous avons eu 3000 votants, je trouve que c’est satisfaisant ! ». A nos jours le fichier électoral de l’arrondissement de Ngaoundéré III compte 12. 200 inscrits pour 15. 440 attendus, soit pour un pourcentage de 78, 68â ».. Dans cette course contre la montre, cette stratégie de la ruée vers les étudiants semble porter ses fruits.


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